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Sur la décision
| Référence : | TJ Bobigny, ch. 22 proxi référé, 20 nov. 2025, n° 25/00106 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00106 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée en référé avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 5 février 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY
[Adresse 12]
[Adresse 2]
[Adresse 4]
[Localité 8]
Téléphone : [XXXXXXXX01]
Télécopie : 01 48 96 07 52
@ : [Courriel 11]
N° RG 25/00106 – N° Portalis DB3S-W-B7J-2PYI
Minute : 25/00689
S.A. LOGIREP
Représentant : Me [Z], avocat au barreau de PARIS, vestiaire : R101
C/
Monsieur [D] [Y]
Madame [U] [S] épouse [Y]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 20 Novembre 2025
DEMANDEUR :
S.A. LOGIREP
[Adresse 3]
[Localité 7]
représentée par Maître Romain DELAVAY, du cabinet de Maître Paul-Gabriel CHAUMANET, avocat au barreau de PARIS
DÉFENDEURS :
Monsieur [D] [Y]
[Adresse 5]
[Adresse 13]
[Localité 9]
comparant en personne
Madame [U] [S] épouse [Y]
[Adresse 5]
[Adresse 13]
[Localité 9]
comparante en personne
DÉBATS :
Audience publique du 17 Octobre 2025
DÉCISION:
Contradictoire, premier ressort, prononcée publiquement par mise à disposition au greffe le 20 Novembre 2025, par Monsieur Alex MICHONNEAU, en qualité de Juge des contentieux de la protection, assisté de Madame Anne-Marie ANTUNES, faisant fonction de Greffier.
EXPOSE DU LITIGE
Par acte sous signature privée en date du 16 février 2018, Logirep a donné à bail à M. [W] [X] et Mme [U] [S] épouse [Y] un logement situé [Adresse 6], pour un loyer hors charges de 415,78 €. La provision pour charges récupérables a été fixée au montant mensuel de 191,73 €.
Par courrier réceptionné le 17 septembre 2018, M. [W] [X] a délivré congé.
Par avenant du 17 novembre 2023, ce bail a été stipulé au seul nom de Mme [U] [S], épouse [Y].
Par courrier du 15 janvier 2024, Logirep a reconnu M. [D] [Y] en qualité de cotitulaire du bail précité par effet de son mariage avec Mme [U] [S], épouse [Y].
Des loyers étant demeurés impayés, Logirep a fait signifier à M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y], par exploit de commissaire de justice du 12 août 2024, un commandement de payer les loyers pour une somme principale de 1 885,47 € visant la clause résolutoire.
Par exploit de commissaire de justice en date du 6 janvier 2025, Logirep a fait assigner M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] devant le juge des contentieux de la protection de la chambre des contentieux de proximité du Tribunal judiciaire de Bobigny, à l’audience du 4 avril 2025 aux fins, principalement, d’obtenir le paiement des arriérés de loyer et l’expulsion du locataire.
A l’audience, Logirep SA a soutenu oralement le contenu de son assignation.
M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] ont comparu et sollicité l’octroi de délais de paiement suspensifs des effets de la clause résolutoire.
L’affaire a été mise en délibéré au 23 mai 2025.
Par décision revêtant la forme d’une simple mention au dossier, le juge des contentieux de la protection a ordonné la réouverture des débats à l’audience du 17 octobre 2025 afin que Logirep justifie de la qualité de locataire de M. [D] [Y].
Logirep, comparant, représenté, actualise oralement le contenu de son assignation et demande au juge des contentieux de la protection de la chambre des contentieux de proximité du Tribunal judiciaire de Bobigny de débouter M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] de l’intégralité de leurs demandes et de :
constater l’acquisition de la clause résolutoire ;
ordonner l’expulsion de M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] ainsi que de tout occupant de leur chef, au besoin avec le concours de la force publique et d’un serrurier ;
dire que le sort des meubles sera réglé dans les conditions prévues par le code des procédures civiles d’exécution ;
condamner solidairement M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] à payer :
la somme provisionnelle de 3 447,42 € à valoir sur l’arriéré des loyers arrêté au 15 octobre 2025, échéance de septembre 2025 incluse avec intérêts au taux légal à compter du commandement de payer ;
une indemnité d’occupation provisionnelle d’un montant égal au montant du loyer et des charges qui auraient été payés en l’absence de résiliation du bail et ce jusqu’à la libération effective des lieux ;
une somme de 500,00 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
les entiers dépens de la présente procédure, en ce inclus le coût du commandement et de l’assignation.
Pour soutenir le bien-fondé de ses demandes, il invoque les dispositions de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 et 1103 et suivants du code civil, rappelle que le bail en date du 16 février 2018 fait force de loi entre les parties, qu’il contient une clause résolutoire, que M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] n’ont pas exécuté régulièrement leurs obligations, qu’ils ont été mis en demeure d’y procéder par commandement visant la clause résolutoire signifié par exploit d’huissier, qu’ils n’y ont pas déféré, qu’il y a urgence à ce que le bailleur puisse reprendre possession des lieux dont il est propriétaire.
M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y], comparants, demandent au juge des contentieux de la protection de leur octroyer des délais de paiement d’un montant de 100,00 € par mois, suspensifs des effets de la clause résolutoire, en actualisant leur situation personnelle et financière. Ils s’engagent à verser le loyer courant avant la fin du mois.
Par courrier reçu au greffe du Tribunal judiciaire, les services de la préfecture ont remis leur diagnostic social et financier, lu à l’audience, duquel il ressort que les locataires ont deux enfants à leur charge, qu’ils perçoivent des ressources mensuelles globales de 3 641,82 euros, qu’une perte d’emploi a été à l’origine des difficultés, qu’ils s’inscrivent dans une démarche de paiement de leur loyer.
Le juge a invité les parties à produire tous les éléments relatifs à l’existence d’une procédure de surendettement conformément à l’article 24 V de la loi du 6 juillet 1989.
L’affaire a été mise en délibéré au 20 novembre 2025.
Par note en délibéré, transmise au greffe du Tribunal le 31 octobre 2025, Logirep a fait parvenir un décompte actualisé de la dette.
MOTIFS
L’article 834 du code de procédure civile dispose que dans tous les cas d’urgence, le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peut ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend.
Sur la demande en paiement de l’arriéré locatif
L’article 1728 du même code dispose que le preneur est tenu de deux obligations principales, dont l’obligation de payer le prix du bail aux termes convenus fait partie. Cette obligation résulte également de l’article 7 a) de la loi du 6 juillet 1989.
Conformément aux dispositions de l’article 4 p) de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, le bailleur ne peut mettre à la charge du locataire les frais relatifs au recouvrement amiable ou contentieux de sa créance au titre de l’arriéré locatif.
L’article 24, V, de la loi précitée dispose que le juge peut d’office vérifier tout élément constitutif de la dette locative.
En application de l’article 1353 du code civil celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver et réciproquement, celui qui se prétend libéré, doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation.
En l’espèce, il ressort du contrat de bail en date du 16 février 2018 que M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] doivent payer un loyer d’un montant de 415,78 € hors charges, augmenté de charges récupérables d’un montant de 191,73 €. Le dernier loyer appelé, charges comprises, s’est élevé à la somme de 847,87 €.
Le bailleur produit un décompte démontrant que M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] restaient devoir la somme de 2 497,42 € euros à la date du 31 octobre 2025, terme de septembre 2025 inclus, une fois pris en compte le versement de 950 euros effectué le 29 octobre 2025.
Or, des frais ont été illégalement imputés pour un montant de 472,06 € (136,12 + 163,79+ 72,22 + 57,70+ 42,23 € de frais de recouvrement de loyer), de sorte que la dette doit être ramenée à la somme de 2 025,36 €, arrêtée au 31 octobre 2025, terme de septembre 2025 inclus.
L’obligation n’apparaît pas sérieusement contestable et il y a urgence à ce que le bailleur en obtienne paiement compte tenu de l’ancienneté de la dette.
En conséquence, il y a lieu de condamner M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] au paiement d’une somme provisionnelle de 2 025,36 €, arrêtée au 31 octobre 2025, terme de septembre 2025 inclus, avec les intérêts au taux légal à compter du 20 novembre 2025, date de l’ordonnance.
Conformément à l’article 1310 du code civil, cette condamnation sera solidaire dès lors qu’une clause est stipulée en ce sens à l’article 14 du contrat.
Sur l’acquisition des effets de clause résolutoire et l’octroi de délais de paiement en suspendant les effets
L’article 24, I, de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 prévoit que tout contrat de bail d’habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux.
L’article 24 V de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 dispose que le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu’il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de l’article 1343-5 du code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative.
L’article 24 VII dispose que lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge dans les conditions prévues aux V et VI du présent article. Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge. Ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l’exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges. Si le locataire se libère de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
Il ressort de l’article 1240 du code civil que l’occupant sans droit ni titre qui se maintient dans les lieux après la résiliation du contrat de bail est tenu, envers le propriétaire, du paiement à son profit d’une indemnité d’occupation équivalent au préjudice subi par lui.
L’article 1102 du code civil dispose que chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites fixées par la loi. La liberté contractuelle ne permet pas de déroger aux règles qui intéressent l’ordre public.
En l’espèce, le bail conclu le 16 février 2018 contient telle une clause résolutoire en son article 12 et un commandement de payer visant cette clause résolutoire a été signifié le 12 août 2024 pour la somme en principal de 1 885,47 €.
Ladite clause résolutoire stipule que le commandement de payer offre au locataire un délai de deux mois pour s’exécuter, de sorte qu’il déroge aux dispositions légales dans un sens favorable au locataire.
Ce commandement est demeuré infructueux pendant plus de deux mois, de sorte qu’il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 15 octobre 2024.
L’obligation n’apparaît donc pas sérieusement contestable et il y a urgence à ce que le bailleur puisse reprendre possession des lieux donnés à bail.
Toutefois, M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] proposent de régler 100,00 € par mois pour apurer sa dette.
Il ressort des déclarations à l’audience et du diagnostic social et financier adressé au tribunal que M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] perçoivent des ressources qui leur permettent d’assurer le paiement de ses charges courantes et de dégager une capacité de remboursement supplémentaire qui les placent en situation de régler la dette locative. M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] justifient de la reprise du paiement du loyer courant selon l’engagement pris à l’audience.
Compte tenu de ces éléments, M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] sont autorisés à se libérer du montant de leur dette selon les modalités qui seront rappelées au dispositif.
Des délais de paiement ayant été accordés, les effets de la clause de résiliation de plein droit sont ainsi suspendus pendant le cours desdits délais.
Si ce plan de remboursement est respecté par M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] dans le délai et selon les modalités fixées ci-après, en sus du paiement du loyer et des charges courants, la clause de résiliation de plein droit sera réputée ne pas avoir joué.
Et au contraire, il convient d’attirer solennellement l’attention de M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] sur le fait qu’en cas de non-paiement d’une seule échéance dans les délais en plus du loyer et des charges courants, la clause résolutoire reprendra son plein effet et dès lors que le bail sera résilié, Logirep pourra faire procéder à l’expulsion de M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y]. L’intégralité de la dette locative restant due sera immédiatement exigible. Il appartiendra par ailleurs à M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y], in solidum, du fait de l’occupation sans droit ni titre des lieux objet du bail résilié, de payer à Logirep une indemnité d’occupation fixée au montant du loyer et des charges qui auraient été exigibles si le bail n’avait pas été résilié, jusqu’à parfaite libération des lieux.
Le sort des meubles éventuellement laissés dans les lieux est spécifiquement organisé aux articles L. 433-1, L. 433-2, R.433-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution au titre des opérations d’expulsion.
Sur les mesures de fin d’ordonnance
Les défendeurs, qui succombent, supporteront in solidum les dépens, en application de l’article 696 du code de procédure civile, qui comprendront le coût du commandement de payer en date du 12 août 2024 et de l’assignation en date du 6 janvier 2025.
L’équité commande que chacune des parties conserve à sa charge les frais exposés pour sa défense.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, en référé, tous droits et moyens au fond demeurant réservés, par ordonnance contradictoire, rendue en premier ressort et par mise à disposition au greffe :
DES A PRÉSENT, VU L’URGENCE ET L’ABSENCE DE CONTESTATION SÉRIEUSE :
CONSTATE que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 16 février 2018 entre Logirep et M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] concernant l’appartement à usage d’habitation situé [Adresse 6] sont réunies à la date du 15 octobre 2024 ;
CONDAMNE solidairement M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] à verser à Logirep la somme provisionnelle de 2 025,36 €, au titre des l’arriéré des loyers et des charges arrêtés au 31 octobre 2025, terme de septembre 2025 inclus, avec les intérêts au taux légal à compter du 20 novembre 2025, date de l’ordonnance ;
AUTORISE M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] à s’acquitter de leur dette, savoir la somme de 2 025,36 € euros, outre le loyer et les charges courants, en 20 mensualités de 100 € chacune et une dernière mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts ;
PRÉCISE que chaque mensualité devra intervenir avant le 10 de chaque mois et pour la première fois le 10 du mois suivant la signification de la présente ordonnance ;
SUSPEND les effets de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés ;
DIT que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise ;
DIT qu’à défaut de paiement du loyer courant et des charges ou d’une seule mensualité à sa date d’échéance, l’échelonnement sera caduc, la totalité de la somme restant due deviendra immédiatement exigible, et la clause résolutoire reprendra ses effets, et ce, 15 jours après l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception restée sans effet ;
EN CE CAS
CONDAMNE solidairement M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] au paiement des loyers et charges provisionnels dus au titre du contrat de bail conclu le 16 février 2018 entre Logirep et M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] concernant l’appartement à usage d’habitation situé [Adresse 6], sur la période courant du 1er novembre 2025, terme d’octobre 2025 inclus, jusqu’à l’acquisition effective des effets de la clause résolutoire ;
ORDONNE, à défaut de départ volontaire des lieux, l’expulsion de M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] ainsi que de tout occupant de leur chef, dans un délai de deux mois à compter de la signification d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, avec l’assistance de la force publique et d’un serrurier si besoin est ;
DIT que le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1, L.433-2 du code des procédures civiles d’exécution ;
FIXE le montant de l’indemnité d’occupation provisionnelle due par M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] à compter de la résiliation du bail et jusqu’à la libération définitive des lieux, à une somme égale au montant mensuel du loyer et des charges qui auraient été dus en cas de non-résiliation du bail ;
CONDAMNE in solidum M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] à payer à Logirep l’indemnité mensuelle d’occupation provisionnelle à compter de la résiliation effective du contrat et ce jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux, caractérisée par la remise des clés au bailleur ou à son mandataire, un procès-verbal d’expulsion ou de reprise ;
DEBOUTE Logirep de sa demande en paiement d’une somme au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE in solidum M. [D] [Y] et Mme [U] [S] épouse [Y] au paiement des entiers dépens de la procédure, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer et de l’assignation ;
RAPPELLE l’exécution provisoire de la présente décision.
Ainsi fait et ordonné à [Localité 10] le 20 novembre 2025.
LE GREFFIER LE JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
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