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Sur la décision
| Référence : | TJ Bobigny, ch. 22 proxi référé, 19 mars 2026, n° 26/00410 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00410 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée en référé avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 3 avril 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY,
[Adresse 1],
[Adresse 2],
[Adresse 3],
[Localité 1]
Téléphone :, [XXXXXXXX01]
Télécopie : 01 48 96 07 52
@ :, [Courriel 1]
N° RG 26/00410 – N° Portalis DB3S-W-B7K-4VGI
Minute : 26/00209
OPH EST ENSEMBLE HABITAT VENANT AUX DROITS DE L’OPH, [Localité 2] HABITAT
Représentant : M., [J], [A], [Q] (Salarié) muni d’un pouvoir spécial
C/
Madame, [O], [W]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 19 Mars 2026
DEMANDEUR :
OPH EST ENSEMBLE HABITAT VENANT AUX DROITS DE L’OPH, [Localité 2] HABITAT,
[Adresse 4],
[Localité 3]
représenté par Monsieur, [J], [A], [Q] (Salarié), muni d’un pouvoir spécial
DÉFENDEUR :
Madame, [O], [W],
[Adresse 5],
[Adresse 6],
[Localité 4]
comparante en personne
DÉBATS :
Audience publique du 20 Février 2026 présidée par Monsieur Alex MICHONNEAU, en qualité de Juge des contentieux de la protection, en présence de Madame, [I], [V], magistrat stagiaire, assisté de Madame Anne-Marie ANTUNES, faisant fonction de greffier
DÉCISION:
Contradictoire, premier ressort, prononcée publiquement par mise à disposition au greffe le 19 Mars 2026, par Monsieur Alex MICHONNEAU, en qualité de Juge des contentieux de la protection, assisté de Madame Anne-Marie ANTUNES, faisant fonction de Greffier.
EXPOSE DU LITIGE
Par acte sous signature privée signé le 29 juin 2005 et prenant effet au 1er juillet 2005, l’OPH, [Localité 2] Habitat, aux droits duquel vient Est Ensemble Habitat, a donné à bail à M., [M], [W] et Mme, [O], [W] un logement situé, [Adresse 7], pour un loyer hors charges de 296,54 €.
Par acte séparé signé le 13 avril 2010 et prenant effet le 15 avril 2010, l’OPH, [Localité 2] Habitat, aux droits duquel vient Est Ensemble Habitat a donné à bail à M., [M], [W] un emplacement de stationnement n°3 situé, [Adresse 8], pour un loyer de 61,06 €.
Par ordonnance rendue le 27 janvier 2025 dans une instance opposant Est Ensemble Habitat à M., [M], [W], le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bobigny, statuant en référé, a constaté l’acquisition des effets de la clause résolutoire incluses aux contrats précités au 18 juin 2024, en a suspendu les effets moyennant l’octroi de délais de paiement.
Le 23 juin 2025, un procès-verbal de tentative d’expulsion a été dressé à l’encontre de M., [M], [W].
Est Ensemble Habitat a fait signifier à Mme, [O], [W], par exploit de commissaire de justice du 17 juillet 2025, un commandement de payer les loyers pour une somme principale de 5 942,59 € visant la clause résolutoire et d’avoir à justifier de l’assurance locative.
Par exploit de commissaire de justice en date du 7 novembre 2025, Est Ensemble Habitat a fait assigner Mme, [O], [W] devant le juge des contentieux de la protection de la chambre des contentieux de proximité du Tribunal judiciaire de Bobigny, à l’audience du 20 février 2026 aux fins, principalement, d’obtenir le paiement des arriérés de loyer et l’expulsion du locataire.
Est Ensemble Habitat, comparant, représenté, actualise oralement le contenu de son assignation, et demande au juge des contentieux de la protection de la chambre des contentieux de proximité du Tribunal judiciaire de Bobigny de :
constater l’acquisition de la clause résolutoire pour défaut de paiement des loyers et des charges et pour défaut de production de l’attestation d’assurance ;
ordonner l’expulsion de Mme, [O], [W] ainsi que de tout occupant de son chef, au besoin avec le concours de la force publique et l’assistance d’un serrurier ;
dire que le sort des meubles sera réglé selon les dispositions des articles L.433-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution ;
condamner Mme, [O], [W] à payer :
la somme provisionnelle de 4 961,89 € à valoir sur l’arriéré des loyers arrêté au 18 février 2026, échéance de janvier 2026 incluse avec intérêts au taux légal à compter du commandement de payer ;
une indemnité d’occupation provisionnelle d’un montant égal au montant du loyer et des charges qui auraient été payés en l’absence de résiliation du bail et ce jusqu’à la libération effective des lieux ;
une somme de 500,00 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
les entiers dépens de la présente procédure, en ce inclus le coût du commandement ainsi que le coût de l’assignation.
Pour soutenir le bien-fondé de ses demandes, il invoque les dispositions de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 et 1103 et suivants du code civil, rappelle que le bail en date du 1 juillet 2005 signé le 29 juin 2005 fait force de loi entre les parties, qu’il contient une clause résolutoire, que Mme, [O], [W] n’a pas exécuté régulièrement ses obligations, qu’il a été mis en demeure d’y procéder par commandement visant la clause résolutoire signifié par exploit d’huissier, qu’il n’y a pas déféré, qu’il y a urgence à ce que le bailleur puisse reprendre possession des lieux dont il est propriétaire. Il indique également se désister de sa demande d’acquisition de la clause résolutoire sur le fondement du défaut d’assurance locative.
Mme, [O], [W], comparante, demande au juge des contentieux de la protection de lui octroyer des délais de paiement d’un montant de 50,00 € par mois, suspensifs des effets de la clause résolutoire, en actualisant sa situation personnelle et financière.
Par courrier reçu au greffe du Tribunal judiciaire le 23 janvier 2026, les services de la préfecture ont remis leur diagnostic social et financier, lu à l’audience, duquel il ressort que la défenderesse vit dans les lieux avec son mari, M., [M], [W] et leurs deux enfants majeures. Ce dernier a été victime d’une agression et de représailles dans le cadre de son emploi et se trouve de ce fait, dans une grande fragilité psychique. Il ressort également que le couple est en instance de divorce et continue de s’entraider. Sur le plan financier, M., [M], [W] perçoit des revenus mensuels d’un montant de 1 400,00 euros et Mme, [O], [W] perçoit mensuellement un salaire de 1 500,00 €.
Le juge a invité les parties à produire tous les éléments relatifs à l’existence d’une procédure de surendettement conformément à l’article 24 V de la loi du 6 juillet 1989.
L’affaire a été mise en délibéré au 19 mars 2026.
MOTIFS
L’article 834 du code de procédure civile dispose que dans tous les cas d’urgence, le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peut ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend.
L’article 835 du même code dispose que dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, le juge peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire.
Sur la demande en paiement de l’arriéré locatif
L’article 1728 du même code dispose que le preneur est tenu de deux obligations principales, dont l’obligation de payer le prix du bail aux termes convenus fait partie. Cette obligation résulte également de l’article 7 a) de la loi du 6 juillet 1989.
Conformément aux dispositions de l’article 4 p) de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, le bailleur ne peut mettre à la charge du locataire les frais relatifs au recouvrement amiable ou contentieux de sa créance au titre de l’arriéré locatif.
L’article 24, V, de la loi précitée dispose que le juge peut d’office vérifier tout élément constitutif de la dette locative.
En application de l’article 1353 du code civil celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver et réciproquement, celui qui se prétend libéré, doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation.
En l’espèce, il ressort du contrat de bail prenant effet le 1er juillet 2005 que Mme, [O], [W] doit payer un loyer d’un montant de 296,54 € hors charges. Le dernier loyer appelé, charges comprises, s’est élevé à la somme de 672,20 €. Il ressort du contrat de location de l’emplacement de stationnement que M., [M], [W] s’est engagé à payer un loyer d’un montant de 61,06 € et que Mme, [O], [W] ne conteste pas être tenue par les stipulations de ce contrat.
Le bailleur produit un décompte démontrant que Mme, [O], [W] restait devoir la somme de 4 961,89 € euros à la date du 18 février 2026, terme de janvier 2026 inclus.
Or, des frais ont été illégalement imputés pour un montant de 38,10 € (rubrique « pénalité non réponse enquête »), de sorte que la dette doit être ramenée à la somme de 4 923,79 €, arrêtée au 18 février 2026, terme de janvier 2026 inclus, ce qui n’est pas contesté en défense.
L’obligation n’apparaît pas sérieusement contestable et il y a urgence à ce que le bailleur en obtienne paiement compte tenu de l’ancienneté de la dette.
En conséquence, il y a lieu de condamner Mme, [O], [W] au paiement d’une somme provisionnelle de 4 923,79 €, arrêtée au 18 février 2026, terme de janvier 2026 inclus, avec les intérêts au taux légal à compter du 19 mars 2026, date de l’ordonnance.
Sur l’acquisition des effets de clause résolutoire et l’octroi de délais de paiement en suspendant les effets
L’article 24, I, de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 prévoit que tout contrat de bail d’habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux.
L’article 24 V de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 dispose que le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu’il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de l’article 1343-5 du code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative.
L’article 24 VII dispose que lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge dans les conditions prévues aux V et VI du présent article. Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge. Ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l’exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges. Si le locataire se libère de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
Il ressort de l’article 1240 du code civil que l’occupant sans droit ni titre qui se maintient dans les lieux après la résiliation du contrat de bail est tenu, envers le propriétaire, du paiement à son profit d’une indemnité d’occupation équivalent au préjudice subi par lui.
L’article 1102 du code civil dispose que chacun est libre de contracter ou de ne pas contracter, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites fixées par la loi. La liberté contractuelle ne permet pas de déroger aux règles qui intéressent l’ordre public.
En l’espèce, le bail prenant effet le 1er juillet 2005 contient telle une clause résolutoire en son paragraphe intitulé « Résiliation » et un commandement de payer visant cette clause résolutoire a été signifié le 17 juillet 2025 pour la somme en principal de 5 942,59 €. Le bail conclu le 15 avril 2010, aux stipulations duquel la défenderesse ne conteste pas être tenue, contient également une clause résolutoire (article 6) et le commandement de payer a également visé cette clause.
Le commandement de payer offre un délai de deux mois au locataire pour s’exécuter de sorte que le bailleur doit être regardé comme ayant renoncé en pleine connaissance de cause à un droit acquis.
Ce commandement est demeuré infructueux pendant plus de deux mois, de sorte qu’il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 18 septembre 2025.
Le commandement de payer a également visé la clause résolutoire figurant dans le contrat de location de l’emplacement de stationnement, de sorte qu’il y a lieu de retenir que la résiliation de ce contrat est intervenue à la même date que celle du contrat principal.
L’obligation n’apparaît donc pas sérieusement contestable et il y a urgence à ce que le bailleur puisse reprendre possession des lieux donnés à bail.
Toutefois, Mme, [O], [W] propose de régler 50,00 € par mois pour apurer sa dette.
Il ressort des déclarations à l’audience et du diagnostic social et financier adressé au tribunal que Mme, [O], [W] perçoit des ressources qui lui permettent d’assurer le paiement de ses charges courantes et de dégager une capacité de remboursement supplémentaire qui la place en situation de régler la dette locative. Mme, [O], [W] justifie de la reprise du paiement du loyer courant avant l’audience.
Compte tenu de ces éléments et de l’absence d’opposition du bailleur, Mme, [O], [W] est autorisé à se libérer du montant de sa dette selon les modalités qui seront rappelées au dispositif.
Des délais de paiement ayant été accordés, les effets de la clause de résiliation de plein droit sont ainsi suspendus pendant le cours desdits délais.
Si ce plan de remboursement est respecté par Mme, [O], [W] dans le délai et selon les modalités fixées ci-après, en sus du paiement du loyer et des charges courants, la clause de résiliation de plein droit sera réputée ne pas avoir joué.
Et au contraire, il convient d’attirer solennellement l’attention de Mme, [O], [W] sur le fait qu’en cas de non-paiement d’une seule échéance dans les délais en plus du loyer et des charges courants, la clause résolutoire reprendra son plein effet et dès lors que le bail sera résilié, OPH Est Ensemble Habitat pourra faire procéder à l’expulsion de Mme, [O], [W]. L’intégralité de la dette locative restant due sera immédiatement exigible. Il appartiendra par ailleurs à Mme, [O], [W], du fait de l’occupation sans droit ni titre des lieux objet du bail résilié, de payer à OPH Est Ensemble Habitat une indemnité d’occupation fixée au montant du loyer et des charges qui auraient été exigibles si le bail n’avait pas été résilié, jusqu’à parfaite libération des lieux.
Le sort des meubles éventuellement laissés dans les lieux est spécifiquement organisé aux articles L. 433-1, L. 433-2, R. 433-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution au titre des opérations d’expulsion.
Sur les mesures de fin d’ordonnance
Le défendeur, qui succombe, supportera les dépens, en application de l’article 696 du code de procédure civile, qui comprendront le coût du commandement de payer en date du 17 juillet 2025 et de l’assignation en date du 7 novembre 2025.
L’équité commande de laisser à la charge de chacune des parties, les frais exposés dans la présente instance et non compris dans les dépens.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, en référé, tous droits et moyens au fond demeurant réservés, par ordonnance contradictoire, rendue en premier ressort et par mise à disposition au greffe :
AU PRINCIPAL, RENVOIE les parties à se pourvoir ainsi qu’il leur appartiendra ;
DES A PRÉSENT, SUR LE SURPLUS, VU L’URGENCE ET L’ABSENCE DE CONTESTATION SÉRIEUSE :
CONSTATE le désistement de Est Ensemble Habitat de sa demande tendant au constat de l’acquisition de la clause résolutoire pour défaut d’assurance ;
CONSTATE que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail signé le 29 juin 2005 et prenant effet le 1er juillet 2005 entre Est Ensemble Habitat et Mme, [O], [W] concernant l’appartement à usage d’habitation situé, [Adresse 9] sont réunies à la date du 18 septembre 2025 ;
CONSTATE que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 15 avril 2010 entre Est Ensemble Habitat et M., [M], [W] concernant l’emplacement de stationnement n°3 situé, [Adresse 8], sont réunies à la date du 18 septembre 2025, à l’égard de Mme, [O], [W] ;
CONDAMNE Mme, [O], [W] à verser à Est Ensemble Habitat la somme provisionnelle de 4 923,79 €, au titre des l’arriéré des loyers et des charges arrêtés au 18 février 2026, terme de janvier 2026 inclus, avec les intérêts au taux légal à compter du 19 mars 2026, date de l’ordonnance ;
AUTORISE Mme, [O], [W] à s’acquitter de sa dette, savoir la somme de 4 923,79 € euros, outre le loyer et les charges courants, en 35 mensualités de 50,00 € chacune et une dernière mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts ;
PRÉCISE que chaque mensualité devra intervenir avant le 10 de chaque mois et pour la première fois le 10 du mois suivant la signification de la présente ordonnance ;
SUSPEND les effets de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés ;
DIT que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise ;
DIT qu’à défaut de paiement du loyer courant et des charges ou d’une seule mensualité à sa date d’échéance, l’échelonnement sera caduc, la totalité de la somme restant due deviendra immédiatement exigible, et la clause résolutoire reprendra ses effets, et ce, 15 jours après la réception, à défaut la première présentation, d’une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception restée sans effet ;
EN CE CAS
CONDAMNE Mme, [O], [W] au paiement des loyers et charges provisionnels dus au titre, d’une part, du contrat de bail prenant effet le 1er juillet 2005 entre Est Ensemble Habitat et Mme, [O], [W] concernant l’appartement à usage d’habitation situé, [Adresse 9], d’autre part, du contrat de bail conclu le 15 avril 2010 entre Est Ensemble Habitat et M., [M], [W] concernant l’emplacement de stationnement n°3 situé, [Adresse 8], sur la période courant du 1er mars 2026, terme de février 2026 inclus, jusqu’à l’acquisition effective des effets de la clause résolutoire ;
ORDONNE, à défaut de départ volontaire des lieux, l’expulsion de Mme, [O], [W] ainsi que de tout occupant de son chef, dans un délai de deux mois à compter de la signification d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, avec l’assistance de la force publique et d’un serrurier si besoin est ;
DIT que le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1, L. 433-2 du code des procédures civiles d’exécution ;
FIXE le montant de l’indemnité d’occupation provisionnelle due par Mme, [O], [W] à compter de la résiliation du bail et jusqu’à la libération définitive des lieux, à une somme égale au montant mensuel du loyer et des charges qui auraient été dus en cas de non-résiliation du bail ;
CONDAMNE Mme, [O], [W] à payer à Est Ensemble Habitat l’indemnité mensuelle d’occupation provisionnelle à compter de la résiliation effective du contrat et ce jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux, caractérisée par la remise des clés au bailleur ou à son mandataire, un procès-verbal d’expulsion ou de reprise ;
DÉBOUTE Est Ensemble Habitat de sa demande en paiement d’une somme au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE Mme, [O], [W] au paiement des entiers dépens de la procédure, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer et de l’assignation ;
RAPPELLE l’exécution provisoire de la présente décision.
Ainsi fait et ordonné à, [Localité 5] le 19 mars 2026.
LE GREFFIER LE JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
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