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Sur la décision
| Référence : | TJ Évry, 8e ch., 13 nov. 2025, n° 25/03652 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/03652 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs en accordant des délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 21 novembre 2025 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : |
Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE D'[Localité 6]-[Localité 5]
8ème Chambre
MINUTE N°
DU : 13 Novembre 2025
AFFAIRE N° RG 25/03652 – N° Portalis DB3Q-W-B7J-Q63U
NAC : 72I
Jugement Rendu le 13 Novembre 2025
FE Délivrées le :
__________________
ENTRE :
Syndicat des copropriétaires [Adresse 9], situé [Adresse 4], représenté par son Syndic en exercice, le Cabinet PRECLAIRE, SARL au capital de 30.000,00 euros immatriculée au RCS d'[Localité 6] sous le numéro 533 489 977, ayant son siège social [Adresse 1]
représenté par Maître Priscillia MIORINI de la SELAS AVOCATS ASSOCIES MIORINI, avocate au barreau de l’ESSONNE
DEMANDEUR
ET :
Monsieur [X] [U] [S], demeurant [Adresse 2]
non comparant
DEFENDEUR
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : Anne-Simone CHRISTAU, Juge, statuant selon la procédure accélérée au fond conformément aux dispositions de l’article 481-1 du code de procédure civile selon délégation du Président du tribunal judiciaire
Assistée de Madame Sarah TREBOSC, greffière lors des débats et de la mise à disposition au greffe
DEBATS :
Vu l’assignation selon procédure accélérée au fond du 11 Juin 2025,
L’affaire a été plaidée à l’audience du 09 Octobre 2025 et mise en délibéré au 13 Novembre 2025
JUGEMENT : Prononcé publiquement par mise à disposition au greffe,
Réputé contradictoire et en premier ressort.
EXPOSÉ DU LITIGE
M.[X] [U] [S] est propriétaire des lots numéros 7 et 41 au sein de la résidence en copropriété [Localité 8] sise [Adresse 3] à [Localité 7].
Par acte de commissaire de Justice en date du 11 juin 2025, le [Adresse 11], représenté par son syndic en exercice, le Cabinet PRECLAIRE, a fait assigner selon la procédure accélérée au fond telle que prévue par l’article 481-1 du Code de procédure civile, M. [X] [U] [S] devant le président du tribunal judiciaire d’ÉVRY-COURCOURONNES, aux fins de voir :
Condamner M. [X] [S] à payer au [Adresse 10] la somme de 6 747,76 euros, à titre d’arriéré de charges de copropriété, charges jusqu’à l’appel du 1er avril 2025 inclus,
Condamner M. [X] [S] à payer au Syndicat des copropriétaires de la Résidence du PARC la somme de 1 289,07 euros, au titre des charges provisionnelles jusqu’au 4ème appel de l’exercice du 01/04/2025 au 31/03/2026 correspondant à l’appel du 1er juillet 2025, du 1er octobre 2025 et du 1er janvier 2026, rendues exigibles par la mise en demeure,
Condamner M. [X] [S] à payer au [Adresse 10] les frais exposés par le syndicat pour le recouvrement de sa créance, soit la somme de 261 euros, qui sera imputée au seul défendeur, au titre des charges générales d’administration et ce, tant en application du Règlement de Copropriété qu’en application de l’article 10-1 de la Loi du 10 juillet 1965 que du décret 2015-342 du 26 mars 2015 et de son annexe 1 (point 9.1 du Contrat type),
Condamner M. [X] [S] à payer au Syndicat des copropriétaires de la Résidence du PARC des intérêts au taux légal à compter du 17 avril 2025, date de la mise en demeure,
Ordonner la capitalisation annuelle des intérêts dûs, conformément à l’article 1343-2 du Code Civil,
Condamner M. [X] [S] à payer au [Adresse 10] la somme de 1 000,00 euros à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive en application des dispositions des articles 1231-1 et suivants du Code Civil,
Condamner M. [X] [S] à payer au Syndicat des copropriétaires de la Résidence du PARC la somme de 1 560,00 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile, étant donné qu’il serait inéquitable que le demandeur supporte les frais, non compris dans les dépens, qu’il a dû engager pour obtenir satisfaction de ses droits,
Dire n’y avoir lieu à écarter l’exécution provisoire de la décision à intervenir,
Condamner M. [X] [S] aux entiers dépens.
A l’audience du 9 octobre 2025, le [Adresse 11] a comparu par avocat et a maintenu l’intégralité des demandes figurant dans son assignation introductive d’instance.
Au soutien, il explique que, compte tenu de son compte débiteur, plusieurs relances ont été adressées à M. [X] [U] [S] et qu’à aucun moment ce dernier n’a pris contact avec le syndic de copropriété afin de trouver une solution visant au règlement de l’arriéré de charges de copropriété et ajoute que, les charges de copropriété constituant les seules ressources du syndicat des copropriétaires, tout copropriétaire qui ne règle pas ses charges met en péril l’équilibre de la trésorerie du syndicat des copropriétaire, aggrave les dépenses par les frais de contentieux générés et oblige les autres copropriétaires à supporter le paiement de ces charges en sus de leurs propres charges, mettant également en danger l’équilibre de leur budget.
Bien que régulièrement assigné, M.[X] [U] [S] n’a pas comparu à l’audience et n’a pas constitué avocat.
Pour un exposé exhaustif des prétentions des parties, le tribunal se réfère expressément aux dernières écritures telles que reprises oralement à l’audience, par application de l’article 455 du code de procédure civile.
Les parties présentes ont été avisées de la date à laquelle la décision sera rendue par mise à disposition au greffe.
MOTIVATION DE LA DÉCISION
L’article 472 du code de procédure civile dispose que si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur la demande de paiement des charges de copropriété :
Selon l’article 10 de la Loi n 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, les copropriétaires sont tenus de participer :
— aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun en fonction de l’utilité objective que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées ;
— aux charges relatives à la conservation, à l’entretien et à l’administration des parties communes, générales et spéciales ;
— et de verser au fonds de travaux mentionné à l’article 14-2-1 la cotisation prévue au même article, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots, telles que ces valeurs résultent des dispositions de l’article 5.
Aux termes de l’article 14-1 de la Loi n 65-557 du 10 juillet 1965 (modifié par la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 – art.171-1-1°) :
“ I – Pour faire face aux dépenses courantes de maintenance, de fonctionnement et d’administration des parties communes et équipements communs de l’immeuble, le syndicat des copropriétaires vote, chaque année, un budget prévisionnel. L’assemblée générale des copropriétaires appelée à voter le budget prévisionnel est réunie dans un délai de six mois à compter du dernier jour de l’exercice comptable précédent.
Les copropriétaires versent au syndicat des provisions égales au quart du budget voté. Toutefois, l’assemblée générale peut fixer des modalités différentes.
La provision est exigible le premier jour de chaque trimestre ou le premier jour de la période fixée par l’assemblée générale.
II – Ne sont pas comprises dans le budget prévisionnel les dépenses du syndicat pour travaux, dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État. Les sommes afférentes à ces dépenses sont exigibles selon les modalités votées par l’assemblée générale.”
L’article 14-2-1 (modifié par la loi n°2021-1104 du 22 août 2021 – art.171-1-3°) dispose que :
« I. – Dans les immeubles à destination totale ou partielle d’habitation, le syndicat des copropriétaires constitue un fonds de travaux au terme d’une période de dix ans à compter de la date de la réception des travaux de construction de l’immeuble, pour faire face aux dépenses résultant:
1) De l’élaboration du projet de plan pluriannuel de travaux mentionné à l’article 14-2 et, le cas échéant, du diagnostic technique global mentionné à l’article L.731-1 du code de la construction et de l’habitation;
2) De la réalisation des travaux prévus dans le plan pluriannel de travaux adopté par l’assemblée générale des copropriétaires;
3) Des travaux décidés par le syndic en cas d’urgence, dans les conditions prévues au troisième alinéa du I de l’article 18 de la présente loi;
4) Des travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble, à la préservation de la santé et de la sécurité des occupants et à la réalisation d’économies d’énergie, non prévus dans le plan pluriannuel de travaux.
Ce fonds de travaux est alimenté par une cotisation annuelle obligatoire. Chaque copropriétaire contribue au fonds selon les mêmes modalités que celles décidées par l’assemblée générale pour le versement des provisions du budget prévisionnel.
L’assemblée générale peut, par un vote à la même majorité que celle applicable aux dépenses concernées, affecter tout ou partie des sommes déposées sur le fonds de travaux au financement des dépenses mentionnées aux 1° à 4° du présent I. Cette affectation doit tenir compte de l’existence de parties communes spéciales ou de clefs de répartition des charges (…).
Lorsque l’assemblée générale a adopté le plan pluriannuel de travaux mentionné à l’article 14-2, le montant de la cotisation annuelle ne peut être inférieur à 2,5 % du montant des travaux prévus dans le plan adopté et à 5 % du budget prévisionnel mentionné à l’article 14-1. A défaut d’adoption d’un plan, le montant de la cotisation annuelle ne peut être inférieur à 5 % du budget prévisionnel mentionné au même article 14-1.
L’assemblée générale, votant à la majorité des voix de tous les copropriétaires, peut décider d’un montant supérieur.(…)”
L’article 19-2 de la Loi n 65-557 du 10 juillet 1965 (modifié par la loi n°2021-1104 du 22 août 2021) dispose que « à défaut du versement à sa date d’exigibilité d’une provision due au titre de l’article 14-1, et après mise en demeure restée infructueuse passé un délai de trente jours, les autres provisions non encore échues en application du même article 14-1 ainsi que les sommes restant dues appelées au titre des exercices précédents après approbation des comptes deviennent immédiatement exigibles.
Le président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond, après avoir constaté, selon le cas, l’approbation par l’assemblée générale des copropriétaires du budget prévisionnel, des travaux ou des comptes annuels, ainsi que la défaillance du copropriétaire, condamne ce dernier au paiement des provisions ou sommes exigibles. Le présent article est applicable aux cotisations du fonds de travaux mentionné à l’article 14-2-1. »
En l’espèce, le Syndicat des copropriétaires de la Résidence [Localité 8] verse aux débats la lettre de mise en demeure datée du 17 avril 2025, adressée en recommandé avec avis de réception à M.[X] [S], l’avis de réception portant la mention cochée “Pli avisé et non réclamé”, aux termes de laquelle le syndicat des copropriétaires sollicite le paiement dans le délai de trente jours de l’appel de provision sur charges et fonds travaux loi ALUR du 1er trimestre 2025/2026 du 01/04/2025, d’un montant de 429,40 euros, et rappelle les dispositions de l’article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965.
Il est établi que cette lettre de mise en demeure n’a pas été suivie d’effet.
Elle emporte en conséquence la possibilité pour le syndicat des copropriétaires de réclamer toutes sommes dues au titre des appels de fonds de travaux visés à l’article 14-2 et des appels provisionnels de charges, échus ou à échoir, dès lors qu’ils résultent de budgets prévisionnels régulièrement votés par l’assemblée générale.
Conformément à l’article 1353 du code civil, il appartient au syndicat des copropriétaires de prouver l’existence et le montant de la créance qu’il allègue à l’encontre du copropriétaire défendeur et de produire le procès-verbal de la ou des assemblées générales approuvant les comptes des exercices correspondants et les budgets prévisionnels.
En l’espèce, le [Adresse 11] produit, au soutien de sa demande en paiement :
— le justificatif de la qualité de copropriétaire du défendeur qui indique les tantièmes représentés par ses lots dans la copropriété,
— un extrait de compte du syndic sur la période du 1er janvier 2023 au 15 mai 2025,
— le budget prévisionnel de l’exercice du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 de M.[X] [U] [S] établi par le syndic,
— les procès-verbaux des assemblées générales d’approbation des comptes et de vote de budgets prévisionnels et travaux des 4 octobre 2022, 3 octobre 2023 et 17 octobre 2024,
— les appels de fonds du 1er janvier 2024 au 1er avril 2025 et le relevé individuel de charges de M. [X] [U] [S] sur l’exercice du 1er avril 2023 au 31 mars 2024,
— le contrat de syndic,
— les mises en demeure et relances adressées à M.[X] [U] [S],
— et le règlement de copropriété du 12 décembre 1988.
Il démontre ainsi que sa demande en paiement de l’arriéré des charges de copropriété est bien fondée en son principe.
S’agissant des charges de copropriété et appels de fonds travaux ALUR impayés:
A l’examen des documents versés aux débats, il apparaît qu’il n’a pas été produit le relevé des charges de copropriété de l’exercice du 1er avril 2022 au 31 mars 2023 et il ressort de l’extrait de compte du syndic qu’il a été inscrit le 3 octobre 2023 au débit une somme de 1 251,46 euros au titre des charges du 01/04/2022 au 31/03/2023 alors qu’il n’est crédité le même jour au titre du remboursement des provisions appelées qu’une somme de 398,23 euros, laquelle correspond au montant d’un seul appel trimestriel.
Bien que les comptes de l’exercice du 1er avril 2022 au 31 mars 2023 aient été approuvés lors de l’assemblée générale du 3 octobre 2023, ainsi qu’il résulte de la résolution n°2 du procès-verbal de ladite assemblée, cette décision de l’assemblée générale ne vaut pas approbation du compte individuel de M. [X] [U] [S].
A défaut de versement aux débats du relevé de charges de l’exercice du 1er avril 2022 au 31 mars 2023 et de tout document permettant de justifier de ce qu’un seul appel trimestriel a été comptabilisé au titre des provisions appelées le 3 octobre 2023, il sera déduit du montant réclamé par le syndicat des copropriétaires la somme de 853,23 euros, différence entre les charges du 01/04/2022 au 31/03/2023 de 1 251,46 euros et la somme de 398,23 euros inscrite au titre des provisions appelées.
De même, au visa de l’extrait de compte versé aux débats, il apparaît qu’il convient de déduire de la somme de 6 747,76 euros réclamée par le syndicat des copropriétaires le frais de relance de 25,00 euros inscrits au débit le 7 mars 2023.
Ainsi il est établi que la créance à laquelle le Syndicat des copropriétaires de la Résidence [Localité 8] peut prétendre au titre de l’arriéré de charges de copropriété et appels de fonds travaux loi ALUR sur la période du 1er janvier 2023 au 15 mai 2025, appel de provision du 1er trimestre de l’exercice du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 et 1/4 Fonds de travaux loi ALUR 2025/2026 inclus, s’élève à la somme de 5 869,53 euros (= 6 747,76€- [1 251,46€-398,23€] -25,00€).
Conformément aux dispositions de l’article 1231-6 du code civil, cette dette produira des intérêts au taux légal sur la somme de 429,40 euros à compter du 17 avril 2025, date de la mise en demeure, et pour le surplus à compter du 11 juin 2025, date de l’assignation introductive d’instance.
En application des dispositions de l’article 1343-2 du code civil, les intérêts échus dus au moins pour une année entière produiront des intérêts.
S’agissant des charges de copropriété et appels de fonds travaux ALUR devenus exigibles:
A l’examen du procès-verbal de l’assemblée générale du 17 octobre 2024 approuvant le budget prévisionnel de l’exercice du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 sous la résolution n°8 et fixant le taux de cotisation annuelle du fonds de travaux loi ALUR sous la résultaion n°10, et du budget prévisionnel de l’exercice du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 de Mr [X] [U] [S] établi par le syndic, il apparaît que la créance à laquelle le [Adresse 11] peut prétendre au titre des charges provisionnelles et appels de fonds travaux devenus exigibles jusqu’au 4ème appel de l’exercice du 01/04/2025 au 31/03/2026 correspondant aux appels des 1et juillet et 1er octobre 2025 et du 1er janvier 2026, s’élève à la somme de 1 289,07 euros.
Sur la demande de dommages et intérêts :
Selon l’article 1231-1 du code civil, le débiteur est condamné, s’il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l’inexécution de l’obligation, soit à raison du retard dans l’exécution, s’il ne justifie pas que l’exécution a été empêchée par la force majeure.
Il est constant qu’il appartient à celui qui réclame la réparation d’un préjudice de prouver tant celui-ci que la faute qui en est à l’origine et le lien de causalité entre ceux-ci.
En l’espèce, il résulte de l’extrait de compte versé aux débats que le défendeur n’a procédé à aucun règlement depuis le 1er avril 2024.
Cette défaillance, qui perdure depuis plusieurs mois est constitutive d’une faute qui cause à la collectivité des copropriétaires, privée d’une somme importante nécessaire à la gestion et à l’entretien de l’immeuble, un préjudice financier direct et certain, distinct de celui compensé par les intérêts moratoires.
Il convient donc de condamner M. [X] [U] [S] à payer au Syndicat des copropriétaires de la Résidence [Localité 8] une somme de 300,00 euros à titre de dommages et intérêts.
Sur les frais de recouvrement exposés par le syndicat :
En vertu de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965, le copropriétaire qui succombe dans l’instance judiciaire l’opposant au syndicat doit supporter seul les frais nécessaires exposés pour le recouvrement de sa dette ; frais de mise en demeure, de relance, de prise d’hypothèque à compter de la mise en demeure, droits et émoluments des actes des huissiers de justice, et droit de recouvrement et d’encaissement à la charge du débiteur.
Cette liste n’est pas limitative, les frais réclamés devant toutefois être justifiés.
Il convient d’ajouter que les frais de recouvrement ne sont nécessaires au sens de l’artice 10-1 précité que s’ils sortent de la gestion courante du syndic et traduisent des diligences réelles, inhabituelles et nécessaires propres à permettre au syndicat des copropriétaires de recouvrer une créance justifiée à l’encontre d’un copropriétaire défaillant.
En l’espèce, la relance du 14 septembre 2023 n’est pas produite ni les modalités de celle du 18 avril 2024. De même les frais de constitution de dossier et de suivi de dossier assignation ne sont pas des frais nécessaires.
Seuls les frais de la relance du 20 mars 2024, d’un montant de 25,00 euros apparaissent bien fondés.
M. [X] [U] [S] sera condamné au paiement de la somme de 25,00 euros au titre de l’article 10-1 de la Loi du 10 juillet 1965.
Sur les dépens, les frais irrépétibles et l’exécution provisoire :
M. [X] [U] [S], qui succombe, sera condamné aux dépens de l’instance.
Il sera par ailleurs condamné à payer une somme de 1 200,00 euros au [Adresse 11], par application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.
Il sera rappelé que la présente décision est exécutoire à titre provisoire en application des dispositions de l’article 481-1-6° du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal, statuant publiquement selon la procédure accélérée au fond, par jugement réputé contradictoire, mis à disposition au greffe, et en premier ressort,
CONDAMNE M.[X] [U] [S] à payer au Syndicat des copropriétaires de la Résidence [Localité 8] la somme de 5 869,53 euros au titre de l’arriéré de charges de copropriété et appels de fonds travaux loi ALUR sur la période du 1er janvier 2023 au 15 mai 2025, appel de provision du 1er trimestre de l’exercice du 1er avril 2025 au 31 mars 2026 et 1/4 Fonds de travaux loi ALUR 2025/2026 inclus, avec intérêts au taux légal sur la somme de 429,40 euros à compter du 17 avril 2025, date de la mise en demeure, et pour le surplus à compter du 11 juin 2025, date de l’assignation introductive d’instance, et ce jusqu’à parfait paiement;
CONDAMNE M.[X] [U] [S] à payer au [Adresse 11] la somme de 1 289,07 euros au titre des charges provisionnelles et appels de fonds travaux devenus exigible jusqu’au 4ème appel de l’exercice du 01/04/2025 au 31/03/2026 correspondant aux appels des 1er juillet et 1er octobre 2025 et du 1er janvier 2026, et ce jusqu’à parfait paiement;
ORDONNE la capitalisation des intérêts échus dus au moins pour une année entière dans les conditions prévues par l’article 1343-2 du code civil;
CONDAMNE M.[X] [U] [S] à payer au Syndicat des copropriétaires de la Résidence [Localité 8] la somme de 300,00 euros à titre de dommages et intérêts en application de l’article 1231-1 du code civil;
CONDAMNE M.[X] [U] [S] à payer au [Adresse 11] la somme de 25,00 euros au titre de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965;
CONDAMNE M.[X] [U] [S] à payer au Syndicat des copropriétaires de la Résidence [Localité 8] la somme de 1 200,00 euros, en application de l’article 700 du code de procédure civile;
CONDAMNE M.[X] [U] [S] aux entiers dépens;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit.
Ainsi fait et rendu le TREIZE NOVEMBRE DEUX MILLE VINGT CINQ, par Anne-Simone CHRISTAU, Juge, assistée de Sarah TREBOSC, Greffière, lesquelles ont signé la minute du présent Jugement.
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
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