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Sur la décision
| Référence : | TJ Nanterre, saisies immobilieres, 17 juil. 2025, n° 25/00039 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00039 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Saisie immobilière - Ordonne la vente forcée |
| Date de dernière mise à jour : | 30 juillet 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTERRE
SAISIES IMMOBILIÈRES
JUGEMENT DU 17 JUILLET 2025
N° RG 25/00039 – N° Portalis DB3R-W-B7J-2IKD
AFFAIRE
LE SYNDICAT DES CORPROPRIETAIRES DE L’IMMEUBLE [Adresse 6]
représenté par son syndic le cabinet AILORCOPRO
C/
[Y] [O]
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Amélie DRZAZGA, Juge, statuant en tant que juge de l’exécution, assistée de Jessica ALBERT, Greffier.
CREANCIER POURSUIVANT :
LE SYNDICAT DES CORPROPRIETAIRES DE L’IMMEUBLE [Adresse 6]
représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO
[Adresse 2]
[Localité 8]
représenté par Maître Cécile TURON, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, vestiaire : 306
DEFENDERESSE :
Madame [Y] [O]
née le [Date naissance 1] 1965 à [Localité 15]
[Adresse 5]
[Localité 9]
non comparante
DÉBATS :
L’affaire a été débattue le 22 mai 2025 en audience publique.
JUGEMENT
rendu par décision réputée contradictoire, en premier ressort, par mise à disposition au greffe du tribunal
EXPOSE DU LITIGE
Suivant commandement de payer valant saisie immobilière délivré le 26 novembre 2024, publié le 10 janvier 2025 au service de la publicité foncière de [Localité 18], volume 2025 S numéro 1, le Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3] à [Localité 11], représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO, a fait saisir divers biens et droits immobiliers appartenant à Madame [Y] [O], situés dans un ensemble immobilier situé à [Adresse 13], cadastré Section [Cadastre 20] lieudit [Adresse 7] pour une contenance de 1a 57ca, un appartement et un box formant le lot nº11 plus amplement désignés dans le cahier des conditions de vente déposé au Greffe.
Par acte du 3 mars 2025, le Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 4] représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO, créancier poursuivant, a fait assigner Madame [Y] [O] à comparaître devant le juge de l’exécution de [Localité 17] à l’audience d’orientation du 22 mai 2025.
Le cahier des conditions de vente a été déposé au Greffe du juge de l’exécution de [Localité 17] le 4 mars 2025.
L’affaire a été retenue sans renvoi à l’audience du 22 mai 2025, au cours de laquelle seul le créancier poursuivant a comparu.
Le Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3] à [Localité 10] [Adresse 14] [Localité 16] représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO, créancier poursuivant, représenté par son conseil, sollicite le bénéfice de son exploit introductif d’instance et demande notamment au juge de l’exécution, d’ordonner la vente forcée sur la mise à prix de 27.093,01 euros et de fixer la date de la vente, de dire que sa créance s’élève à la somme de 4.207,41 en principal et intérêts, selon décompte de créance arrêté provisoirement au 26 novembre 2024, outre les intérêts, et de dire que les dépens seront compris dans les frais privilégiés de vente, dont distraction au profit de Maître Cécile TURON.
Madame [Y] [O] bien que régulièrement citée à étude selon les modalités de l’article 656 du code de procédure civile, n’a pas comparu et ne s’est pas fait représenter sans exciper d’un motif légitime.
L’affaire a été mise en délibéré au 17 juillet 2025, par mise à disposition des parties au greffe.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Il résulte de l’article 472 du code de procédure civile que si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Le présent jugement rendu en premier ressort, sera réputé contradictoire en application de l’article 473 du même code.
Conformément à l’article R.322-15 du code des procédures civiles d’exécution, à l’audience d’orientation, le juge de l’exécution, après avoir entendu les parties présentes ou représentées, vérifie que les conditions des articles L.311-2, L.311-4 et L.311-6 sont réunies, statue sur les éventuelles contestations et demandes incidentes et détermine les modalités de poursuite de la procédure, en autorisant la vente amiable à la demande du débiteur ou en ordonnant la vente forcée. Lorsqu’il autorise la vente amiable, le juge s’assure qu’elle peut être conclue dans des conditions satisfaisantes compte tenu de la situation du bien, des conditions économiques du marché et des diligences éventuelles du débiteur.
Et, en application de l’article R.322-18 du code des procédures civiles d’exécution, le jugement d’orientation mentionne le montant retenu pour la créance du poursuivant en principal, frais, intérêts et autres accessoires.
Sur la régularité de la procédure
Conformément aux dispositions combinées des articles R.322-15 et L.311-2, 4 et 6 du code des procédures civiles d’exécution, le juge de l’exécution est tenu de vérifier d’office que le créancier agit sur le fondement d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible, que la poursuite n’est pas engagée pendant le délai d’opposition à une décision rendue par défaut, la vente forcée ne pouvant quoi qu’il en soit intervenir sur le fondement d’un titre exécutoire par provision et que la saisie porte sur des droits réels afférents aux immeubles, y compris leurs accessoires réputés immeubles, susceptibles de faire l’objet d’une cession.
En application de l’article L.311-2 du code des procédures d’exécution, tout créancier muni d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible peut procéder à une saisie immobilière dans les conditions fixées par le présent livre et par les dispositions qui ne lui sont pas contraires du livre Ier.
En l’espèce, le Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3] à ISSY LES MOULINEAUX (92130), représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO, créancier poursuivant, dispose d’un titre exécutoire constitué d’un jugement rendu par le tribunal de proximité de VANVES le 8 juin 2022, ayant condamné Madame [Y] [O] à lui payer les sommes de :
— 4.910,14 euros au titre d’arriéré de charges de copropriété arrêté au 30 mars 2022 inclu, augmenté d’intérêts au taux légal à compter du 1er octobre 2021 ;
— 48 euros au titre des frais nécessaires de recouvrement ;
-1.000 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.
Le jugement est définitif pour avoir été signifié le le 30 juin 2022 et en vertu d’un certificat de non-recours délivré le 25 août 2022 par le directeur des services de greffe judiciaire de la cour d’appel de [Localité 19].
Le Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3] à [Localité 12], représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO, justifie par la production du titre exécutoire ainsi que du décompte des intérêts, d’une créance certaine, liquide et exigible.
Au vu des pièces produites, il convient de mentionner que la créance du Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3] à [Localité 12] représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO s’élève à la somme de 4.207,41 euros en principal et intérêts, selon décompte de créance arrêté provisoirement au 26 novembre 2024, outre les intérêts postérieurs.
Sur la vente forcée
En application de l’article R.322-26 du code des procédures civiles d’exécution, lorsque le juge de l’exécution ordonne la vente forcée, il fixe la date de l’audience à laquelle il y sera procédé dans un délai compris entre deux et quatre mois à compter du prononcé de sa décision. Le juge détermine les modalités de visite de l’immeuble à la demande du créancier poursuivant.
Le syndicat des copropriétaires justifie de la résolution numéro 26 du procès-verbal de l’Assemblée Générale Ordinaire des copropriétaires qui s’est tenue le 24 mai 2023 et a habilité le syndic en exercice à diligenter ladite vente forcée sur les lots précités, sur la mise à prix de 27.093,01 euros.
L’état hypothécaire produit aux débats justifie des droits de Madame [Y] [O] sur l’immeuble saisi.
En l’absence de demande de vente amiable, la vente forcée des biens et droits immobiliers objet des poursuites sera ordonnée dans les termes du dispositif.
Le juge constate par ailleurs qu’aucune demande spécifique n’est présentée au titre des modalités de visite de l’immeuble.
En application de l’article R.322-30 du code des procédures civiles d’exécution, la vente forcée est poursuivie après une publicité visant à permettre l’information du plus grand nombre d’enchérisseurs possible dans les conditions prévues par les textes suivants.
Aux termes des dispositions des articles R.322-31 à 36 du même code qui encadrent la publicité de droit commun, la publicité est réalisée par l’affichage dans les locaux de la juridiction d’un avis rédigé par le créancier poursuivant et la publication de celui-ci dans un des journaux d’annonces légales diffusé dans l’arrondissement de la situation de l’immeuble saisi ainsi que par l’affichage à l’entrée ou en limite de l’immeuble saisi et la publication dans deux éditions périodiques de journaux à diffusion locale ou régionale, au tarif des annonces ordinaires d’un avis simplifié. Le créancier poursuivant ou les créanciers inscrits peuvent en outre, sans avoir à recueillir l’autorisation du juge, recourir à tous moyens complémentaires d’information à l’effet d’annoncer la vente dès lors qu’ils n’entraînent pas de frais pour le débiteur et qu’ils ne font pas apparaître le caractère forcé de la vente ou le nom du débiteur.
Conformément à la nature du bien et à la demande du poursuivant, la publicité légale sera satisfaite par la publication d’un avis simplifié dans un journal à diffusion régionale et d’une publicité sur un site internet au choix du publiciste.
Les dépens seront employés en frais taxés de vente.
PAR CES MOTIFS
La juge de l’exécution, statuant par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,
MENTIONNE que le montant retenu pour la créance du Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3] à [Localité 12], représenté par son syndic le cabinet TAILORCOPRO, s’élève à la somme de 4.207,41 euros en principal et intérêts, selon décompte de créance arrêté provisoirement au 26 novembre 2024, outre les intérêts postérieurs;
ORDONNE LA VENTE FORCEE des biens et droits immobiliers visés au commandement de payer valant saisie immobilière ;
DIT QUE L’AUDIENCE D’ADJUDICATION AURA LIEU, dans les conditions fixées dans le cahier des conditions de la vente, à la barre du tribunal judiciaire NANTERRE, le :
Jeudi 06 novembre 2025 à 14h30,
Salle B, rez-de-chaussée de l’extension du tribunal
DIT qu’en vue de cette vente, la SCP VENEZIA et Associés, commissaires de justice à NEUILLY s/ SEINE, pourra faire visiter le bien et vérifier son état d’occupation, dans la quinzaine précédant la vente, pendant une durée d’une heure selon des modalités arrêtées dans la mesure du possible en accord avec les occupants, et qu’en cas de nécessité relatée au procès-verbal, il pourra être assisté, du Commissaire de Police ou de son représentant, ou du commandant de la brigade de gendarmerie compétente, ou à défaut de deux témoins majeurs et d’un serrurier ;
DIT qu’en cas d’empêchement, le commissaire de justice désigné pourvoira à son remplacement;
Dit que le commissaire de justice désigné pourra en outre se faire assister en cas de besoin et lors d’une visite d’un ou plusieurs professionnels agréés chargés d’établir ou de réactualiser les différents diagnostics immobiliers obligatoires prévus par l’article L.271-4 du code de la construction et de l’habitation ;
DIT que la publicité de la vente s’opérera de la manière suivante :
— publicité légale,
— un avis simplifié dans un journal à diffusion régionale ;
— une insertion sur un site internet au choix du publiciste ;
DIT que les dépens seront compris dans les frais de vente ;
RAPPELLE que les décisions du juge de l’exécution bénéficient de l’exécution provisoire de droit conformément à l’article R.121-21 du code des procédures civiles d’exécution.
Ainsi jugé et prononcé le 17 Juillet 2025
Et ont signé.
LE GREFFIER LE JUGE DE L’EXÉCUTION
copie à :
Me Cécile TURON ce toque
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