Tribunal Judiciaire de Quimper, 8 juin 2021, n° 20/01114
TJ Quimper 8 juin 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Inexécution de l'obligation de délivrance

    La cour a estimé que Madame X n'a pas manqué à son obligation de délivrance, car les locaux ont toujours été mis à disposition, et l'impossibilité d'ouvrir était due à des décisions administratives, non à un manquement de la bailleresse.

  • Rejeté
    Destruction juridique de la chose louée

    La cour a jugé que les locaux n'ont pas été détruits et que l'impossibilité d'exploiter était liée à l'activité économique, non à l'état des locaux, rejetant ainsi la demande de réduction.

  • Rejeté
    Difficultés économiques

    La cour a constaté que la société Z n'a pas justifié ses difficultés économiques par des pièces, rendant la demande de délais de paiement irrecevable.

  • Accepté
    Non-paiement des loyers

    La cour a constaté que la société Z n'a pas contesté le montant des loyers dus et a ordonné le paiement de la somme réclamée.

  • Rejeté
    Action abusive de la société Z

    La cour a jugé que Madame X n'a pas prouvé l'existence d'un préjudice, rejetant ainsi sa demande de dommages et intérêts.

  • Accepté
    Frais d'instance

    La cour a jugé qu'il serait inéquitable de laisser à Madame X les frais d'instance, condamnant la société Z à lui verser une indemnité.

Résumé par Doctrine IA

Dans cette affaire, la société Z Distribution, locataire de locaux commerciaux appartenant à Mme F-G E épouse X, a saisi le Tribunal Judiciaire de Quimper pour demander une réduction de loyer ou la résiliation du bail, ainsi que des dommages-intérêts, en raison de troubles de jouissance liés à la fermeture administrative de son commerce durant la pandémie de Covid-19. La société Z invoque un manquement de la bailleresse à son obligation de délivrance et de jouissance paisible du local, en vertu des articles 1719 et 1722 du Code civil, et l'article L 145-41 du code de commerce. Mme X réfute ces allégations, arguant que la fermeture est due à une décision gouvernementale et non à un manquement de sa part, et réclame le paiement des loyers impayés ainsi que des dommages-intérêts pour action abusive. Le tribunal rejette les demandes de la société Z, jugeant que Mme X n'a pas manqué à ses obligations de bailleresse et que l'impossibilité d'exploiter le commerce n'est pas imputable à l'état des locaux mais à l'activité économique elle-même. La société Z est condamnée à payer les loyers impayés s'élevant à 2566,65 euros et à verser à Mme X une indemnité de 3500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile, en plus des dépens.

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Commentaires2

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1Loyers Covid DOUAI: Perte de la chose louée
Cabinet Neu-Janicki · 9 janvier 2022

2Bon argument en référé, moins recevable par les juges du fond.
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Sur la décision

Référence :
TJ Quimper, 8 juin 2021, n° 20/01114
Numéro(s) : 20/01114

Sur les parties

Texte intégral

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