Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 1-8, 27 juin 2019, n° 16/21290
TGI Toulon 3 novembre 2016
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CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 27 juin 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Réticence dolosive

    La cour a estimé que la SCI LEC avait connaissance des conséquences du bail et que l'action en nullité pour dol était prescrite.

  • Rejeté
    Indemnité d'occupation due

    La cour a déclaré irrecevables les demandes d'indemnité d'occupation en raison de l'absence de déclaration de créance dans la procédure collective.

  • Rejeté
    Remise en état des locaux

    La cour a jugé que la SNC Dolce Frégate n'était pas partie à l'acte de vente et que la demande était prématurée.

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a condamné la SCI LEC à payer des dommages et intérêts au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence a confirmé le jugement de première instance, rejetant la demande de nullité du bail pour dol présentée par la SCI LEC contre la SNC Dolce Frégate et d'autres parties, en raison de la prescription de l'action. La SCI LEC avait acheté un appartement et l'avait donné à bail à la société Dolce Frégate pour une activité de prestataire de services para-hôtelier. À l'expiration du bail, la SCI LEC a refusé le renouvellement et a offert une indemnité d'éviction, mais a ensuite contesté le principe de cette indemnité. La juridiction de première instance avait jugé que Dolce Frégate avait droit à une indemnité d'éviction fixée à 89 000€ et une indemnité d'occupation à 13 200€ HT par an depuis le 1er octobre 2008. La SCI LEC a fait appel, invoquant un dol de la part de Dolce Frégate pour ne pas l'avoir informée de l'indemnité d'éviction lors de la vente. La Cour d'Appel a jugé que l'action en nullité pour dol était prescrite, car la SCI LEC avait connaissance de la nature commerciale du bail dès 2008. La Cour a également confirmé le droit à indemnité d'éviction de Dolce Frégate, rejetant l'argument de l'absence de clientèle propre, et a maintenu l'indemnité d'occupation à 13 200€ par an. La demande de remise en place de compteurs individuels a été jugée prématurée et irrecevable, et la responsabilité notariale n'a pas été retenue. La SCI LEC a été condamnée à payer 1 500€ à chaque partie intimée au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux entiers dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 1-8, 27 juin 2019, n° 16/21290
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 16/21290
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Toulon, 3 novembre 2016, N° 10/01726
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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