Infirmation partielle 9 janvier 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CA Bordeaux, ch. soc. sect. b, 9 janv. 2025, n° 22/05505 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Bordeaux |
| Numéro(s) : | 22/05505 |
| Importance : | Inédit |
| Décision précédente : | Tribunal de grande instance, 10 novembre 2022, N° 21/00163 |
| Dispositif : | Autre |
| Date de dernière mise à jour : | 14 avril 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE BORDEAUX
CHAMBRE SOCIALE – SECTION B
— -------------------------
ARRÊT DU : 09 JANVIER 2025
SÉCURITÉ SOCIALE
N° RG 22/05505 – N° Portalis DBVJ-V-B7G-NAIR
LA [6]
c/
Madame [N] [S]
Nature de la décision : AU FOND
Notifié par LRAR le :
LRAR non parvenue pour adresse actuelle inconnue à :
La possibilité reste ouverte à la partie intéressée de procéder par voie de signification (acte d’huissier).
Certifié par le Directeur des services de greffe judiciaires,
Grosse délivrée le :
à :
Décision déférée à la Cour : jugement rendu le 10 novembre 2022 (R.G. n°21/00163) par le Pôle social du TJ de [Localité 13], suivant déclaration d’appel du 06 décembre 2022.
APPELANTE :
LA [4] [Adresse 2]
représentée par Me Malaury RIPERT de la SCP LECAT ET ASSOCIES, avocat au barreau de PARIS
dispensé de comparution
INTIMÉE :
Madame [N] [S]
née le 24 Juin 1973 à [Localité 12]
de nationalité Française, demeurant [Adresse 1]
représentée par Me Dimitri PINCENT, avocat au barreau de PARIS
dispensé de comparution
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions de l’article 945-1 du code de procédure civile, l’affaire a été débattue le 07 novembre 2024, en audience publique, devant Madame Marie-Paule MENU, Présidente chargée d’instruire l’affaire, qui a retenu l’affaire
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Madame Marie-Paule Menu, présidente
Madame Sophie Lésineau, conseillère
Madame Valérie Collet, conseillère
qui en ont délibéré.
Greffière lors des débats : Evelyne GOMBAUD,
ARRÊT :
— contradictoire
— prononcé publiquement par mise à disposition de l’arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l’article 450 alinéa 2 du Code de Procédure Civile.
Exposé du litige
Mme [N] [S] a exercé une activité libérale en tant qu’auto-entrepreneur. Elle a été affiliée à la [5] ([7]) en cette qualité à compter du 1er octobre 2009 au 30 juin 2011 puis à compter du 1er janvier 2013.
Le 6 avril 2020, Mme [S] s’est procurée un relevé de situation individuelle, via le site internet du Groupe d’Intérêt Public ([9]) '[11]', faisant apparaître le nombre de points acquis concernant sa retraite de base ainsi que sa retraite complémentaire sur l’année 2009 et sur la période 2013-2015.
Par courrier du 7 juillet 2020, Mme [S] a saisi la commission de recours amiable de la [7] afin de contester la comptabilisation de ses points de retraite de base et de ses points de retraite complémentaire acquis au titre de chaque année sur la période de 2013 à 2015 figurant sur son relevé de situation individuelle et l’omission de ses droits à la retraite à compter de 2016.
Le 6 juillet 2021, Mme [S] a saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Périgueux d’un recours contre la décision implicite de rejet de la commission de recours amiable et ce afin de voir condamner la [7] à rectifier les points de retraite de base et complémentaire qu’elle a acquis sur la période de 2013 à 2019 et de mettre en conformité son relevé de situation individuelle.
Par jugement du 10 novembre 2022, le pôle social du tribunal judiciaire de Périgueux a :
— dit Mme [S] recevable en ses demandes,
— condamné la [7] à rectifier les points de retraite complémentaire acquis par Mme [S] sur la période de 2013 à 2019 selon le détail suivant :
— 36 points en 2013,
— 36 points en 2014,
— 36 points en 2015,
— 36 points en 2016,
— 36 points en 2017,
— 36 points en 2018,
— 36 points en 2019,
— condamné la [7] à rectifier les points de retraite de base acquis par Mme [S] sur la période de 2013 à 2019 selon le détail suivant :
— 450,9 points en 2013,
— 302,2 points en 2014,
— 368,1 points en 2015,
— 345,9 points en 2016,
— 324,9 points en 2017,
— 182,7 points en 2018,
— 107,9 points en 2019,
— rejeté la demande de Mme [S] relative à l’accession à un relevé de situation individuelle corrigé,
— rejeté la demande de dommages et intérêts présentée par Mme [S],
— condamné la [7] à verser à Mme [S] la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile outre les dépens.
Par déclaration du 6 décembre 2022, la [7] a relevé appel de ce jugement en ce qu’il a déclaré Mme [S] recevable en ses demandes et en ce qu’il l’a condamnée à rectifier les points de retraite de base et de complémentaire de Mme [S] sur la période de 2013 à 2019 et à payer la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ainsi qu’aux dépens.
L’affaire a été fixée au 7 novembre 2024 pour être plaidée.
La [7], dispensée de comparaître selon ordonnance du 4 novembre 2024, s’en référant à ses conclusions transmises le 5 juin 2023, par voie électronique, auxquelles il convient de se reporter pour un plus ample exposé des faits et des moyens, demande à la cour de :
— infirmer le jugement du 10 novembre 2022 en ce qu’il a :
— dit Mme [S] recevable en ses demandes,
— condamné la [7] à rectifier les points de retraite complémentaire acquis par Mme [S] sur la période de 2013 à 2019 selon le détail suivant :
— 36 points en 2013,
— 36 points en 2014,
— 36 points en 2015,
— 36 points en 2016,
— 36 points en 2017,
— 36 points en 2018,
— 36 points en 2019,
— condamné la [7] à rectifier les points de retraitede base acquis par Mme [S] sur la période de 2013 à 2019 selon le détail suivant :
— 450,9 points en 2013,
— 302,2 points en 2014,
— 368,1 points en 2015,
— 345,9 points en 2016,
— 324,9 points en 2017,
— 182,7 points en 2018,
— 107,9 points en 2019,
— condamné la [7] à verser à Mme [S] la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile
— condamné la [7] aux dépens,
Statuant à nouveau de :
A titre principal,
— déclarer irrecevable le recours formé par Mme [S],
A titre subsidiaire,
— juger du bon calcul des points de retraite de base et de retraite complémentaire de Mme [S],
— attribuer à Mme [S] les points de retraite de base suivants :
— 310,1 points en 2013,
— 199,4 points en 2014,
— 242,9 points en 2015,
— 240,5 points en 2016,
— 209,8 points en 2017,
— 122 points en 2018,
— 323 points en 2019,
— attribuer à Mme [S] les points de retraite complémentaire suivants :
— 18 points en 2013,
— 18 points en 2014,
— 27 points en 2015,
— 34 points en 2016,
— 29 points en 2017,
— 17 points en 2018,
— 43 points en 2019,
— débouter Mme [S] de l’ensemble de ses demandes,
— condamner Mme [S] à lui verser la somme de 600 euros au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile pour les frais irrépétibles qu’elle a été contrainte d’engager.
Mme [S], dispensé de comparaître, s’en rapportant à ses conclusions et pièces communiquées, par voie électronique, le 23 novembre 2023, auxquelles il convient de se reporter pour un plus ample exposé des faits et des moyens, demande à la cour de :
— confirmer le jugement rendu par le pôle social du tribunal judiciaire de Périgueux du 10 novembre 2022, sauf en ce qu’il l’a déboutée de sa demande en réparation du préjudice moral,
Statuant à nouveau,
— condamner la [7] à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation du préjudice moral,
Y ajoutant,
— en cas de décision d’irrecevabilité sur les exercices 2016-2019, condamner la [7] à verser une indemnité supplémentaire de 3 000 euros par année non renseignée en réparation du préjudice causé par le manquement à l’obligation légale d’information de la caisse, soit 12 000 euros pour les années 2016 à 2019,
— condamner la [7] à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation de l’appel abusif,
— condamner la [7] à lui verser la somme de 4 000 euros au titre des frais irrépétibles.
Motifs de la décision
Sur la recevabilité du recours de Mme [S]
La [7] soutient que le recours de Mme [S] est irrecevable aux motifs que :
— le relevé de situation individuelle que Mme [S] s’est procuré via le site internet [10] ne constitue pas une décision de sa part, élément pourtant nécessaire à la saisine de la [8].
— le cotisant, qui n’a pas formé de demande préalable auprès d’elle, ne pouvait pas saisir directement la [8] puis le tribunal.
— le document comporte en bas de chaque page la mention de son caractère indicatif et provisoire, et qu’il ne saurait engager les régimes de retraite.
Mme [S] soutient en substance que le relevé de situation qu’elle a obtenu par téléchargement constitue une décision individuelle prise par la [7] et que ce relevé lui a permis de constater que la [7] refusait de lui faire bénéficier, comme tous les adhérents auto-entrepreneurs, de l’article 2 du décret 79-262 du 21 mars 1979. Elle en conclut qu’elle pouvait donc contester cette décision directement devant la [8]. Elle fait valoir à cet égard :
— qu’est recevable la contestation du contenu du relevé de situation individuelle à une date antérieure à la liquidation des droits, ce document recelant une comptabilisation des droits à la retraite susceptible de faire grief ;
— que le relevé de situation individuelle retranscrit les droits à la retraite comptabilisés par chaque caisse de retraite dont le professionnel relève et que la demande en ligne sur le site dédié du groupement d’intérêt public ([9]) Union Retraite auquel appartient la [7] génère autant de décisions dématérialisées que de caisses concernées ;
— que la [7] est légalement tenue de mettre à jour le relevé de situation individuelle de ses adhérents ;
— que la [7], dont la mission exclusive est de comptabiliser et renseigner les droits à la retraite des auto-entrepreneurs, ne peut sérieusement prétendre qu’elle n’aurait pris aucune décision et interdire la critique de ses opérations, étant observé que lorsque les adhérents font une demande de transmission de leur relevé de carrière via l’espace personnel offert par la [7], celle-ci renvoie alors vers le site internet www.info-retraite.fr, seul moyen d’accéder directement au relevé de situation individuelle, et refuse de transmettre elle-même les informations lorsqu’une demande expresse est formulée ;
— que la [7] est ainsi de mauvaise foi lorsqu’elle reproche à ses adhérents de contester ce relevé devant la [8].
Elle prétend enfin qu’elle n’a pas à pâtir d’un manquement à l’obligation d’information légale de la [7] et que, rapportant la preuve du paiement de ses cotisations sur la période litigieuse, elle ne peut pas être privée d’un accès au juge sur cette comptabilisation pour la période 2013-2019.
*****
Il résulte des dispositions des articles R. 142-1 et R. 142-6 du code de la sécurité sociale, que les réclamations contre les décisions prises par les organismes de sécurité sociale sont, préalablement à la saisie de la juridiction du contentieux général de la sécurité sociale, soumises à une commission de recours amiable, l’intéressé pouvant considérer sa demande comme rejetée lorsque la décision de la commission n’a pas été portée à la connaissance du requérant dans le délai de deux mois.
L’article L. 161-17 du code de la sécurité sociale dans sa version applicable au litige instaure au bénéfice des assurés un véritable droit à l’information sur les droits qu’ils se sont constitués dans les régimes de retraite légalement obligatoires, et dispose en particulier que toute personne a le droit d’obtenir, dans des conditions précisées par décret, un relevé de sa situation individuelle relatif à ces droits, auquel il a accès à tout moment au moyen d’un service en ligne. Le service en ligne [11] est ainsi un mode d’accès au relevé actualisé informant les intéressés sur les régimes dont ils relèvent et leur permettant de réaliser certaines démarches administratives et d’échanger avec les régimes concernés des documents dématérialisés. Les informations qui y sont contenues constituent, de la part de l’organisme, une véritable prise de position.
Selon les dispositions combinées de l’article L. 161-17, R.161-11 et D.161-2-1-4 du même code, le relevé de situation individuelle que les organismes et services en charge des régimes de retraite adressent, périodiquement ou à leur demande, aux assurés comporte notamment, pour chaque année pour laquelle des droits ont été constitués, selon les régimes, les durées exprimées en années, trimestres, mois ou jours, les montants de cotisations ou le nombre de points pris en compte ou susceptibles d’être pris en compte pour la détermination des droits à pension. Il en résulte que l’assuré est recevable, s’il l’estime erroné, à contester devant la juridiction chargée du contentieux de la sécurité sociale le report des durées d’affiliation, le montant des cotisations ou le nombre de points figurant sur le relevé de situation individuelle qui lui a été adressé (Civ 2è, 1er décembre 2022, n° 21-12.784 et Civ 2è, 11 octobre 2018, n° 17-25.956).
En l’espèce, l’assurée a formé un recours amiable, puis contentieux, après avoir obtenu le relevé de situation individuelle qu’elle avait sollicité en ligne sur le site internet dédié à cet effet d’Info retraite, conformément aux dispositions de l’article L.161-17, III, du code de la consommation. Ce relevé du 6 avril 2020 mentionne, au titre de l’année 2009 et des années 2013 à 2015, les trimestres et les points acquis au titre du régime de base ainsi que les points acquis au titre du régime complémentaire auprès de la [7], qui serviront de base à la liquidation de sa pension de retraire.
Il est observé que ce relevé mentionne en sa première page 'synthèse de vos droits dans vos régimes de retraite obligatoires', que l’année 2015 est la 'dernière année connue’ et qu’il est précisé que 'si vos droits les plus récents ne figurent pas sur ce document, ils seront enregistrés prochainement par vos régimes'.
Il y a donc lieu de considérer que ce relevé, mentionnant les droits acquis par Mme [S] au titre des années 2009 puis des années 2013 à 2015, caractérise une décision prise par la [7] pour la détermination des droits à retraite de l’assurée au titre de ces années.
En revanche, faisant état d’une absence de données connues (mais non d’une absence de droits) concernant les années 2016, 2017, 2018 et 2019, le relevé de situation individuelle ne caractérise pas de décision susceptible de contestation au titre de ces années-là. Le fait que la [7] soit légalement tenue de maintenir à jour le relevé de situation individuelle ne permet pas en soi de considérer que l’absence de données est assimilable à une absence de droits, qui serait quant à elle susceptible de contestation. Par ailleurs, le paiement des cotisations est indifférent à la question de l’existence d’une décision de la caisse, décision nécessaire à la formation d’un recours.
Il y a dès lors lieu de considérer que le recours de Mme [S] est recevable en ce qui concerne les années 2013 à 2015, mais irrecevable concernant les années 2016 à 2019. Le jugement critiqué doit donc être infirmé en ce qu’il a déclaré le recours de Mme [S] recevable pour la totalité de la période de 2013 à 2019.
Sur la revalorisation des points de retraite
La [7] rappelle que le statut d’auto-entrepreneur est un statut dérogatoire au régime « normal », ouvrant droit à un régime de cotisations spécifiques ; que pour alléger les formalités liées au calcul des cotisations, il a été prévu un mode simplifié de calcul se traduisant par l’application d’un taux unique de cotisations, dit « forfait social », au chiffre d’affaires déclaré, couvrant l’ensemble des cotisations et contributions sociales de l’auto-entrepreneur. Faisant valoir que les auto-entrepreneurs cotisent auprès de l’URSSAF, qui redistribue ensuite un pourcentage des cotisations à chaque organisme collecteur, elle souligne que la [7] ne perçoit que 52,5 % du forfait social acquitté. Rappelant que le système de retraite français repose sur un système contributif, elle affirme qu’il doit y avoir une stricte proportionnalité entre les cotisations payées et les droits acquis.
Elle soutient que pour la période antérieure à 2016, l’assiette de calcul des points est le [3] (bénéfice non commercial) ; que dans la mesure où l’auto-entrepreneur ne déclare qu’un chiffre d’affaires, dont il ne peut déduire ses charges, et afin d’obtenir une assiette de cotisations équivalente à celle du régime de droit commun, ses cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires après abattement de 34 %, reconstituant ainsi un revenu correspondant au [3], en application des dispositions des articles L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale et 102 ter du code général des impôts ; qu’ainsi, ce revenu professionnel reconstitué correspond au bénéfice imposable dans le cadre du régime fiscal de la micro-entreprise, et plus précisément au bénéfice imposable dans la catégorie des bénéfices non commerciaux pour une activité libérale. Elle en conclut que Mme [S] commet une erreur en se fondant sur son chiffre d’affaires dans le calcul de ses points de retraite de base et complémentaire pour la période antérieure à 2016.
Concernant spécifiquement la retraite complémentaire, elle ajoute qu’outre le décret de 1979 instituant un régime d’assurance vieillesse complémentaire obligatoire pour tous les adhérents de la [7], ses statuts s’imposent à tous les assurés ; qu’ils prévoient (article 3-12) une possibilité de réduction du montant de la cotisation pour les assurés dont les revenus d’activité sont inférieurs à un seuil ; que dans la mesure où les auto-entrepreneurs sont soumis à un « seuil » de chiffre d’affaires, ils ne peuvent en tout état de cause prétendre au nombre de points fixés pour la première classe de cotisations (40 points par an sur la période 2009 à 2012, 36 points par an à partir de 2013).
Pour la période antérieure à 2016, elle indique déterminer le bénéfice non commercial de l’adhérent en se fondant sur les articles L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale et 102 ter du code général des impôts, et déterminer « à partir de ce bénéfice » la plus faible cotisation non nulle dont le cotisant aurait pu être redevable au titre du régime classique en application de l’article 2 du décret de 1979 et conformément à l’article R. 133-30-10 du code de la sécurité sociale. Elle soutient que les assurés ont droit aux prestations pour lesquelles ils justifient du versement de cotisations (qu’il s’agisse de cotisations acquittées personnellement ou de cotisations versées par l’État en application de dispositions législatives ou réglementaires), et que pour les auto-entrepreneurs, il convient d’opérer une distinction entre la période antérieure au 1er janvier 2016, au cours de laquelle était prévue une compensation du régime par l’État, et la période postérieure. Elle estime qu’au regard des textes et du principe de proportionnalité, il y a lieu de s’assurer de la réalité des sommes versées tant par l’adhérent que par l’État (au titre de la compensation) pour déterminer le nombre de points dus au titre du régime complémentaire pour la période 2009-2015.
Pour la période à compter du 1er janvier 2016, elle se rapporte à ses statuts, dont l’article 3-12 bis prévoit que le nombre de points attribués aux auto-entrepreneurs est proportionnel aux cotisations effectivement réglées.
Elle estime que faire bénéficier l’assuré du nombre de points correspondant à la classe A de cotisation plutôt qu’au nombre de points correspondant à la cotisation la plus faible non nulle dont il aurait pu être redevable dans le statut de droit commun, entraînerait une rupture d’égalité vis-à-vis des adhérents de la [7] ne relevant pas du régime de l’auto-entreprise, ce qui est inconcevable dans un régime de retraite obligatoire.
Mme [S] fait valoir que les parties sont d’accord sur la formule de calcul des points de retraite de base des auto-entrepreneurs mais qu’elles sont en désaccord sur l’assiette de revenus à prendre en considération puisque la [7] pratique, à tort, sur le chiffre d’affaires, un abattement de 34%, ce qui conduit à une minoration des points de retraite de base de 34%.
S’agissant des points de retraite complémentaire, elle dénonce la pratique de l’organisme consistant :
— à allouer des points de retraite complémentaire d’un montant inférieur à ceux de la première classe, ou d’un montant différent de ceux correspondant aux classes supérieures, et non le montant forfaitaire prévu par décret. Elle fait valoir à cet égard que l’article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale prévoit que le professionnel indépendant auto-entrepreneur règle une cotisation forfaitaire unique, calculée sur son chiffre d’affaires. Elle fait également valoir que l’article 2 du décret 79-262 du 21 mars 1979 est seul applicable à la fixation du nombre de points de retraite complémentaire attribués annuellement à l’auto-entrepreneur inscrit à la [7], nombre de points qui procède directement de la classe de cotisation, ainsi que l’a retenu la cour de cassation dans un arrêt Tate du 23 janvier 2020 (n°18-15.542). Elle souligne que les relations financières entre l’Etat et la [7] n’intéressent pas l’adhérent, que la règle de « proportionnalité » est sans fondement textuel ou jurisprudentiel avéré, et que le décret prime sur les statuts de la caisse, qui n’ont la valeur que d’un arrêté ministériel et n’intéressent que le fonctionnement interne de l’organisme,
— à se référer à son bénéfice pour calculer les points de retraite complémentaire jusqu’en 2015 inclus, alors que l’article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale, seul applicable aux auto-entrepreneurs, prévoit une assiette de cotisations différente de celles applicables aux professionnels libéraux classiques, à savoir le chiffre d’affaires. Elle souligne que la détermination des trimestres acquis se fait par référence au chiffre d’affaires, par application de l’article D. 643-3 du même code. Elle ajoute que si l’auto-entrepreneur est autorisé à régler un impôt sur le revenu calculé sur la base de son chiffre d’affaires (prélèvement libératoire de 2,2% du chiffre d’affaires), l’abattement fiscal de 34%, qui s’applique hors prélèvement libératoire, ne peut être transposé, au demeurant sans fondement textuel, pour la détermination de la classe de revenu.
*****
Si l’article L.131-6 du code de la sécurité sociale définit l’assiette de cotisations des professionnels libéraux classiques comme le revenu retenu pour le calcul de l’impôt sur le revenu, il résulte cependant des dispositions de l’article L. 133-6-8 du même code, dans ses versions successivement applicables au litige, devenu l’article L. 613-7 à partir du 14 juin 2018, articles relatifs au règlement simplifié des cotisations et contributions des travailleurs indépendants bénéficiant du régime micro-social (article 102 ter du code général des impôts), que les cotisations et les contributions de sécurité sociale dont sont redevables les auto-entrepreneurs (ceux ayant exercé une option, jusqu’au 1er janvier 2016) sont calculées mensuellement ou trimestriellement, en appliquant au montant de leur chiffre d’affaires ou de leurs recettes (revenus non commerciaux, jusqu’au 1er janvier 2016) effectivement réalisés le mois ou le trimestre précédent un taux global fixé par décret pour chaque catégorie d’activité mentionnée aux mêmes articles.
Depuis le 1er janvier 2013, le texte précise que ce taux est fixé de manière à garantir un niveau équivalent entre le taux effectif des cotisations et contributions sociales versées et celui applicable aux mêmes titres aux revenus des travailleurs indépendants ne relevant pas du régime micro-fiscal.
Le montant des cotisations ainsi calculé, autrement appelé « forfait social », est ensuite réparti entre les différentes cotisations (25 % pour la tranche 1 de l’assurance vieillesse de base, 5 % pour la tranche 2, 20 % pour l’assurance vieillesse complémentaire).
S’agissant des points de retraite de base, les parties ne s’opposent pas sur la méthode de calcul du nombre de points acquis (qui consiste à diviser l’assiette par la valeur du point), mais sur l’assiette de ce calcul, et en particulier sur l’abattement de 34 % que réalisait la [7] sur le chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur jusqu’en 2016 pour reconstituer un revenu correspondant au bénéfice imposable dans le cadre du régime fiscal de la micro-entreprise, plus précisément au bénéfice imposable dans la catégorie des bénéfices non commerciaux pour une activité libérale.
Au regard des dispositions précitées, le revenu à retenir, avant 2016, pour déterminer la cotisation de retraite de base est donc le chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur et non son bénéfice comme le soutient, à tort, la [7].
Il convient dès lors, et compte tenu de la valeur des points telle qu’elle résulte des articles D. 643-1 et D. 642-3 du code de la sécurité sociale dans leurs versions successivement applicables au litige, de confirmer le jugement entrepris en ce qu’il a attribué à Mme [S] les points de retraite de base suivants :
— en 2013 : 450,9 points,
— en 2014 : 302,2 points,
— en 2015 : 368,1 points.
S’agissant des points de retraite complémentaire : Les dispositions de l’article R. 133-30-10 du code de la sécurité sociale relatives à la déclaration et au règlement simplifiés des cotisations et contributions sociales des travailleurs indépendants – régime micro-social – applicables avant le 1er janvier 2016 prévoit un système de compensation de l’Etat entre le montant des cotisations et contributions sociales dont les travailleurs indépendants auraient été redevables au cours de l’année civile et le montant des cotisations et contributions sociales calculées en application de l’article L. 133-6-8.
S’il est mentionné au dernier alinéa de l’article R. 133-30-10 du code de la sécurité sociale que pour l’application de ces dispositions aux travailleurs indépendants affiliés à la [7], cette compensation doit garantir au régime la plus faible cotisation non nulle dont ils auraient pu être redevables en fonction de leur activité, il convient de préciser que cette disposition, qui limite strictement la compensation accordée par l’Etat à la [7], est étrangère aux relations entre l’organisme et ses affiliés et est donc sans incidence sur la détermination des droits à pension des assurés.
Les affirmations de la [7], selon lesquelles il y a lieu de s’assurer de la réalité des sommes versées tant par l’adhérent que par l’Etat au titre de la compensation pour déterminer le nombre de points dû au titre du régime complémentaire, ne sont donc pas pertinentes.
Il résulte des dispositions de l’article 2 du décret n°79-262 du 21 mars 1979 modifié, seules applicables à la fixation du nombre de points de retraite complémentaire attribués annuellement aux auto-entrepreneurs affiliés à la [7], que ce nombre de points procède directement de la classe de cotisation de l’affilié, déterminée en fonction de son revenu d’activité (Civ. 2, 23 janvier 2020, n°18-15.542). Il s’ensuit que les dispositions des articles 3.12 et 3.12 bis des statuts de la [7] ne peuvent être opposées aux auto-entrepreneurs lesquels bénéficient d’un régime dérogatoire pour l’assiette de leurs cotisations.
Cet article 2 prévoit que le régime d’assurance vieillesse complémentaire obligatoire, géré par la [7] et institué par l’article 1 de ce texte, comporte plusieurs classes de cotisations, auquel correspond l’attribution d’un nombre de points de retraite qui procède directement de la classe de cotisations de l’intéressé déterminée en fonction de son revenu d’activité et dont le montant est fixé par décret sur proposition du conseil d’administration de cet organisme. Le nombre de ces classes a été porté de six à huit par le décret n°2012-1522 du 28 décembre 2012, applicable aux cotisations dues à compter du 1er janvier 2013, auquel correspond l’attribution d’un nombre de points de retraite annuel fixé à 36 points pour la première de ces classes à compter de 2013.
La [7] ne saurait faire état d’un défaut de respect du principe de proportionnalité entre le montant des cotisations acquittées et les droits acquis dès lors que ce principe découle des dispositions de l’article 2 susvisé.
Si, en application des articles 3.12 et 3-12 bis des statuts de la [7], une réduction des cotisations est possible, celle-ci ne peut s’appliquer qu’à la demande expresse de l’affilié et ne saurait lui être imposée, comme le précisent d’ailleurs les guides destinés aux adhérents, édités chaque année par la caisse.
En l’espèce, Mme [S] n’a jamais sollicité une telle réduction de sorte que celle-ci lui a été imposée.
Dès lors qu’il n’est pas contesté que la cotisante s’est acquittée de ses obligations contributives en réglant les cotisations selon les modalités qui lui sont applicables sur l’ensemble de la période concernée par le présent litige (de 2013 à 2015), celle-ci est fondée à obtenir les droits corrélatifs de la classe de cotisations, la question du montant des sommes reversées par les organismes de recouvrement des cotisations sociales à la [7] n’intéressant pas les rapports entre cet organisme de sécurité sociale et l’intéressée.
Le grief tiré d’une rupture d’égalité entre les auto-entrepreneurs et les autres adhérents est sans portée, dès lors que le régime applicable aux premiers se veut incitatif et répond à la volonté du législateur de favoriser la création d’entreprises par la mise en place, notamment, d’un régime de déclaration et de paiement fiscal et social simplifié, sans porter atteinte aux droits de ceux qui ont choisi d’opter pour le régime micro-social.
De même, l’argument de l’organisme selon lequel le nombre de points revendiqué par l’assurée conduit à lui attribuer des points pour une valeur d’achat largement inférieure à celle fixée par le conseil d’administration de la [7] est dénué de toute pertinence, puisqu’il se heurte au principe même du forfait social institué, au surplus, par des dispositions législatives.
La validation par le ministère de l’économie et des finances, le ministère des affaires sociales et le secrétaire d’État chargé du budget, dans une réponse faite à la Cour des comptes, du calcul opéré par la [7], ne saurait exclure l’application des textes.
Pour apprécier le nombre de points, il y a donc lieu de tenir compte du chiffre d’affaires de Mme [S] et de lui appliquer la classe à laquelle celui-ci se réfère.
Par conséquent, le jugement doit être confirmé en ce qu’il a condamné la [7] à rectifier le nombre de points de retraite complémentaire acquis par Mme [S] sous le statut auto-entrepreneur en le portant de 13 à 108 points à créditer suivant le détail ci-dessous :
— en 2013 : 36 points,
— en 2014 : 36 points,
— en 2015 : 36 points.
Sur les demandes de dommages et intérêts
La [7] estime faire une juste application des textes et considère que Mme [S] ne rapporte pas la preuve d’un comportement fautif de sa part, ne faisant qu’invoquer une divergence d’interprétation des textes applicables.
Mme [S] formule les trois demandes de dommages et intérêts suivantes :
— si sa demande sur les exercices 2016-2019 devaient être déclarée irrecevable, elle fait valoir qu’elle a subi un préjudice moral induit par l’incomplétude du relevé de situation individuelle pour la période 2016-2019. Elle affirme que la [7] ne démontre pas avoir rempli son obligation déclarative. Elle soutient que son droit légal à l’information répond à la nécessité impérieuse de s’assurer de la réalité des droits à retraite acquis, correspondant à des cotisations effectivement payées, alors que la Cour des comptes avait mis en lumière en 2014 et en 2017 l’absence d’effectivité des droits à la retraite des auto-entrepreneurs. Elle explique que son préjudice moral est réel puisque la [7] lui signifie que son activité professionnelle et son paiement de cotisations la laisse indifférente et ne justifierait pas de traiter son dossier retraite, précisant que cette situation est très anxiogène car elle fait passer le message qu’elle cotise à fonds perdus. Elle prétend que la [7] exploite sa propre faute pour la priver partiellement d’un accès au juge ce qui induit une colère légitime,
— elle subit un préjudice moral du fait de la minoration de ses droits à la retraite. Elle explique souffrir d’un stress lié à un sentiment d’impossibilité d’obtenir la rectification de ses droits et qu’elle s’acharne sur une activité indépendante pour subvenir à ses besoins. Elle ajoute qu’elle constate l’indifférence et le mépris de cette caisse de retraite à son égard qui ose rogner ses droits avec des explications fantaisistes et va jusqu’à nier avoir pris une quelconque décision à l’endroit d’un de ses adhérents, indiquant que cette attitude exclusive de la bonne foi ne peut que l’exaspérer puisqu’elle préférerait se focaliser sans nuisance pour sa caisse de retraite sur le coeur de son activité professionnelle,
— elle subit un préjudice moral du fait de l’appel abusif de la [7]. Elle expose que la [7] n’ignore pas son attitude illicite et ne conteste aucune des décision d’appel rendues en son encontre devant la Cour de cassation et que l’appel de la [7] est uniquement destiné à la décourager dans ses démarches et à profiter de l’effet suspensif lié à l’appel pendant une durée excessivement longue. Elle indique également que la [7] refuse de mettre en oeuvre le principe dégagé par la Cour de cassation en 2020 en l’absence de condamnation judiciaire expresse et individuelle. Enfin, elle précise que bien que condamnée sur une période circonscrite, la [7] ne régularise pas les années ultérieures, ce qui provoque sa colère légitime car elle sait qu’elle devra de nouveau contester ses droits à retraite récents pour obtenir quelques années plus tard une décision.
En l’espèce, la cour considère que le différend entre les parties sur les modalités d’application des textes pour le calcul des droits à la retraite ne saurait à lui seul caractériser une faute au sens des textes précités de nature à engager la responsabilité de la [7].
En outre, le recours de l’assurée au titre de la période 2016-2019 étant irrecevable, la [7] avait un intérêt à exercer son droit de recours de sorte qu’il ne peut être retenu aucun comportement fautif de sa part, étant précisé que Mme [S] ne démontre pas l’intention malicieuse et vexatoire de la [7] à son encontre.
En revanche, il ressort des textes précédemment évoqués que la [7] a l’obligation de renseigner le relevé de situation individuelle, étant rappelé que l’assuré peut, par le biais du service en ligne, accéder 'à tout moment à son relevé actualisé'.
Mme [S] produit à cet égard un courrier du 28 février 2020 adressé par la [7] à un cotisant (autre que lui), aux termes duquel l’organisme assure que le service info-retraite, permettant d’accéder au relevé de situation individuelle, est 'actualisé de manière hebdomadaire'.
Or, la [7], qui n’apporte aucune explication au caractère incomplet du relevé de situation litigieux, ne prouve ni même n’allègue qu’elle n’était pas en mesure de renseigner le relevé de Mme [S] pour les années 2016 à 2019 et/ou de mettre à la disposition du [9] les informations requises.
Cette carence inexpliquée et injustifiée, donc fautive, a causé à Mme [S] un préjudice moral en la privant de la possibilité d’accéder facilement et rapidement à un service public d’information voulu par le législateur pour simplifier l’accès des assurés à leurs droits (intitulé du chapitre Ier du titre III de la loi 2014-40 du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites). Indirectement, cette carence rend plus lourd et complexe pour Mme [S] l’exercice d’un recours, dès lors qu’elle ne peut se prévaloir d’une décision permettant la saisine immédiate de la commission de recours amiable et se trouve contrainte d’effectuer des démarches auprès de l’organisme pour accéder aux informations souhaitées.
Il y a lieu de réparer ce préjudice en condamnant la [7] à payer à Mme [S] la somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts.
Sur les frais du procès
La [7] qui succombe doit supporter les dépens d’appel et de première instance, le jugement entrepris étant confirmé de ce chef. Il convient également de confirmer le jugement en ce qu’il a condamné la [7] à payer à Mme [S] une indemnité de 1 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Enfin, il serait inéquitable de laisser supporter à Mme [S] l’intégralité des frais exposés en cause d’appel de sorte que la [7] est condamnée à lui payer une somme de 3 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Confirme le jugement rendu le 10 novembre 2022 par le pôle social du tribunal judiciaire de Périgueux sauf en ce qu’il a déclaré recevable le recours sur la période de 2016 à 2019,
Statuant à nouveau,
Déclare recevable le recours de Mme [N] [S] en ce qu’il porte sur la période de 2013 à 2015,
Déclare irrecevable le recours de Mme [N] [S] en ce qu’il porte sur la période de 2016 à 2019,
Condamne la [7] à payer à Mme [N] [S] la somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral résultant de l’absence de renseignement du relevé de situation individuelle pour les années 2016 à 2019,
Y ajoutant,
Condamne la [7] aux dépens d’appel; en conséquence la déboute de sa demande sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile,
Condamne la [7] à payer à Mme [N] [S] la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile,
Signé par Madame Marie-Paule Menu, présidente,et par Madame Evelyne Gombaud, greffière à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
E. Gombaud MP. Menu
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Désistement ·
- Mise en état ·
- Acceptation ·
- Dessaisissement ·
- Électronique ·
- Appel ·
- Germain ·
- Instance ·
- Adresses ·
- Donner acte
- Baux d'habitation et baux professionnels ·
- Contrats ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Résiliation du bail ·
- Locataire ·
- Commandement de payer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Contentieux ·
- Paiement des loyers ·
- Protection ·
- Libération
- Relations du travail et protection sociale ·
- Demande d'indemnités ou de salaires ·
- Relations individuelles de travail ·
- Harcèlement moral ·
- Travail ·
- Magasin ·
- Salarié ·
- Employeur ·
- Pièces ·
- Licenciement ·
- Sociétés ·
- Obligations de sécurité ·
- Rupture
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Entrepreneur ·
- Cessation des paiements ·
- Plan de redressement ·
- Résolution ·
- Liquidation judiciaire ·
- Code de commerce ·
- Jugement ·
- Publicité ·
- Liquidation ·
- Tribunaux de commerce
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Prime ·
- Salarié ·
- Employeur ·
- Erreur ·
- Sociétés ·
- Titre ·
- Jugement ·
- Demande ·
- Ags ·
- Traitement
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Licenciement ·
- Appareil électroménager ·
- Auto-entrepreneur ·
- Sociétés ·
- Avertissement ·
- Employeur ·
- Salarié ·
- Activité ·
- Faute grave ·
- Congé
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Prolongation ·
- Étranger ·
- Décision d’éloignement ·
- Assignation à résidence ·
- Haïti ·
- Ordonnance ·
- Asile ·
- Durée ·
- Résidence
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Désistement ·
- Mise en état ·
- Associations ·
- Parents ·
- Enfant ·
- Adresses ·
- Dessaisissement ·
- Décision du conseil ·
- Date ·
- Avocat
- Relations du travail et protection sociale ·
- Protection sociale ·
- Tribunal judiciaire ·
- Incapacité ·
- Articulation ·
- Blocage ·
- Mobilité ·
- Barème ·
- Accident du travail ·
- Victime ·
- Médecin ·
- Gauche
Sur les mêmes thèmes • 3
- Dommages causés par l'action directe d'une personne ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Eaux ·
- Commissaire de justice ·
- Acte ·
- Ordonnance ·
- Maroc ·
- Clôture ·
- Juge des référés ·
- Avocat
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Mise en état ·
- Titre ·
- Demande ·
- Grève ·
- Saisine ·
- Appel ·
- Homme ·
- Intimé ·
- Procédure civile ·
- Conseiller
- Liquidation judiciaire ·
- Actif ·
- Sociétés ·
- Résultat d'exploitation ·
- Exécution provisoire ·
- Chiffre d'affaires ·
- Cessation des paiements ·
- Commerce ·
- Commissaire de justice ·
- Suspension ·
- Cessation
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.