Cour d'appel de Bordeaux, Chambre sociale section a, 3 mars 2026, n° 24/04557
CPH Angoulême 9 septembre 2024
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CA Bordeaux
Infirmation partielle 3 mars 2026

Arguments

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  • Accepté
    Violation du statut protecteur

    La cour a jugé que le licenciement était nul car l'employeur n'avait pas respecté la procédure de protection des salariés élus, en ne sollicitant pas l'autorisation de l'inspection du travail.

  • Accepté
    Calcul de l'indemnité due

    La cour a confirmé que le salarié avait droit à une indemnité pour la période de protection, fixant le montant dû.

  • Accepté
    Inexécution du préavis

    La cour a jugé que le salarié avait droit à une indemnité compensatrice de préavis, conformément aux dispositions légales.

  • Accepté
    Preuve des heures supplémentaires

    La cour a constaté que les éléments fournis par le salarié étaient suffisants pour justifier le paiement des heures supplémentaires.

  • Accepté
    Manquement à l'obligation d'exécution loyale

    La cour a reconnu le manquement de l'employeur à son obligation d'exécution loyale, justifiant ainsi l'octroi de dommages intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La société [1] a licencié Monsieur [X] [O] pour faute grave, arguant du transfert d'informations confidentielles vers sa messagerie personnelle. Monsieur [O], se prévalant de son statut de salarié protégé en tant que membre suppléant du CSE, a contesté la validité de son licenciement. Il a également demandé des rappels de salaire pour heures supplémentaires, des indemnités pour travail dissimulé et des dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat.

Le conseil de prud'hommes d'Angoulême a jugé le licenciement nul pour méconnaissance du statut protecteur et a condamné la société à verser diverses sommes à Monsieur [O]. La société a fait appel de cette décision, demandant l'infirmation du jugement et le rejet de l'intégralité des demandes de Monsieur [O].

La cour d'appel de Bordeaux a rejeté les dernières conclusions de la société pour violation du principe du contradictoire. Elle a confirmé le jugement en ce qu'il a déclaré le licenciement nul et débouté Monsieur [O] de sa demande au titre de l'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé. La cour a infirmé le jugement sur les autres dispositions, condamnant la société à payer diverses sommes à Monsieur [O] au titre des heures supplémentaires, de la violation du statut protecteur, de l'indemnité compensatrice de préavis, des dommages et intérêts pour licenciement nul et pour exécution déloyale du contrat.

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Sur la décision

Référence :
CA Bordeaux, ch. soc. sect. a, 3 mars 2026, n° 24/04557
Juridiction : Cour d'appel de Bordeaux
Numéro(s) : 24/04557
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes d'Angoulême, 9 septembre 2024, N° F23/00112
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 14 mars 2026
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Sur les parties

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