Cour d'appel de Douai, Troisieme chambre, 19 septembre 2019, n° 18/04258
TGI Boulogne-sur-Mer 19 juin 2018
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CA Douai
Infirmation 19 septembre 2019
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CASS 19 mai 2021

Arguments

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  • Accepté
    Non-respect du principe de non-cumul des responsabilités

    La cour a estimé que l'action des époux X était de nature délictuelle et que le principe de non-cumul des responsabilités ne s'appliquait pas dans ce cas.

  • Accepté
    Absence de manquement à l'obligation de conseil

    La cour a jugé que les époux X n'avaient pas prouvé que la SCP avait connaissance de leur volonté de défiscalisation, et qu'aucun manquement fautif ne pouvait être retenu.

  • Rejeté
    Existence d'un préjudice direct et certain

    La cour a jugé que les époux X n'avaient pas prouvé le lien de causalité entre la faute alléguée et le préjudice, rendant leur demande infondée.

  • Rejeté
    Droit aux frais non répétibles

    La cour a infirmé le jugement initial et a donc rejeté la demande de remboursement des frais non répétibles.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Douai a infirmé le jugement de première instance qui avait reconnu la responsabilité de la SCP E Y Z, une société de notaires, dans le cadre d'une donation entre vifs effectuée par les époux X, et qui avait condamné la SCP à indemniser les époux X pour le préjudice résultant de la remise en cause des avantages fiscaux liés au dispositif 'Scellier'. La question juridique centrale résidait dans la détermination de la nature de la responsabilité du notaire (contractuelle ou délictuelle) et dans l'existence d'une faute de la SCP pour manquement à son obligation de conseil concernant les conséquences fiscales de la donation. La juridiction de première instance avait jugé que la SCP était défaillante dans son obligation de conseil et avait condamné celle-ci à verser plus de 105 000 euros aux époux X. En appel, la Cour a requalifié l'action en responsabilité extra-contractuelle et a jugé que les époux X n'avaient pas apporté la preuve que la SCP avait connaissance de leur volonté de défiscalisation ni que les biens étaient soumis au dispositif 'Scellier', et a donc conclu à l'absence de faute de la SCP. En conséquence, la Cour a débouté les époux X de toutes leurs demandes, les a condamnés aux dépens de première instance et d'appel, et a ordonné qu'ils versent à la SCP 3 000 euros au titre des frais non répétibles.

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Sur la décision

Référence :
CA Douai, troisieme ch., 19 sept. 2019, n° 18/04258
Juridiction : Cour d'appel de Douai
Numéro(s) : 18/04258
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, 19 juin 2018, N° 16/03649
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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