Cour d'appel de Versailles, 3e chambre, 3 juin 2021, n° 19/00385
TGI Nanterre 20 décembre 2018
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CA Versailles
Infirmation partielle 3 juin 2021

Arguments

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  • Accepté
    Absence de renonciation à agir de Monsieur A

    La cour a confirmé que Monsieur A n'avait pas renoncé à son droit d'agir, car il avait agi en croyant que Monsieur B n'avait pas donné mandat à l'agence.

  • Accepté
    Manquements de la société Coysevox

    La cour a jugé que la société Coysevox avait effectivement commis des manquements graves, justifiant la résiliation du mandat.

  • Rejeté
    Refus de vendre le bien à Monsieur A

    La cour a estimé que le refus de vendre n'était pas fautif, mais a noté que les circonstances entourant ce refus étaient problématiques.

  • Accepté
    Préjudice moral dû à la perte de chance de régulariser la vente

    La cour a reconnu que les actions de la société Coysevox avaient causé un préjudice moral à Monsieur A, justifiant l'allocation de dommages intérêts.

  • Accepté
    Refus de vendre le bien par Monsieur B

    La cour a jugé que le comportement de Monsieur B avait causé un préjudice à Monsieur A, justifiant l'allocation de dommages intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a partiellement infirmé le jugement de première instance qui avait déclaré parfaite la vente d'une maison en viager de Monsieur B à Monsieur A, suite à l'acceptation de l'offre de ce dernier conforme aux termes du mandat exclusif donné à l'agence immobilière Coysevox. La question juridique centrale résidait dans la détermination de la perfection de la vente entre les parties, dès lors que l'offre d'achat correspondait aux conditions du mandat de vente. Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre avait jugé que la vente était parfaite et avait invité les parties à régulariser la vente notariée, sous peine de voir le jugement tenir lieu de vente. En appel, la Cour a rejeté cette analyse, estimant que le propriétaire n'était pas tenu de vendre malgré l'offre conforme au mandat, et que la vente n'était pas parfaite faute d'accord formel de Monsieur B, qui avait manifesté son refus de vendre à Monsieur A et souhaitait vendre à un autre acquéreur. La Cour a également confirmé la résiliation du mandat donné à Coysevox pour manquements graves et sérieux, mais a rejeté les demandes indemnitaires de Monsieur B contre l'agence. En revanche, la Cour a condamné Coysevox à verser 5000 euros à Monsieur A pour préjudice moral dû à la conduite fautive de l'agence, et Monsieur B à payer 1500 euros à Monsieur A pour préjudice moral lié à son refus de vente et aux circonstances de ce refus. Enfin, la Cour a condamné in solidum Monsieur B et Coysevox aux dépens d'appel et à verser 6000 euros à Monsieur A pour ses frais irrépétibles.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 3e ch., 3 juin 2021, n° 19/00385
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 19/00385
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Nanterre, 20 décembre 2018, N° 18/07381
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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