Cour d'appel de Versailles, 16e chambre, 10 mars 2022, n° 21/03291
TGI Versailles 1 avril 2021
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CA Versailles
Infirmation partielle 10 mars 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Manquement au devoir de conseil de la banque

    La cour a estimé que l'appelante, en tant qu'emprunteur averti, ne pouvait pas imputer à la banque un manquement à son devoir de conseil, car elle avait connaissance des enjeux financiers.

  • Rejeté
    Manquement au devoir de mise en garde de la banque

    La cour a jugé que l'appelante et son époux étaient des emprunteurs avertis et que la banque n'avait pas à les mettre en garde sur un risque qu'ils connaissaient.

  • Rejeté
    Faute du notaire dans le conseil

    La cour a jugé que le notaire avait respecté ses obligations et que l'objet du prêt n'était pas en lui-même de nature à alerter le notaire sur un caractère inadapté.

  • Accepté
    Propos calomnieux tenus par l'appelante

    La cour a reconnu que les propos tenus par l'appelante étaient outrageants et ont porté atteinte à la réputation des notaires.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a confirmé le jugement du Tribunal Judiciaire de Versailles qui avait débouté Madame X G veuve Z de toutes ses demandes contre la Banque Européenne du Crédit Mutuel (BECM) et Maître H A, notaire associé, ainsi que la SELARL MANTES EN YVELINES NOTAIRES. Madame X G veuve Z, agissant en son nom personnel et en tant qu'unique successeur de son époux décédé, avait assigné la banque et le notaire en responsabilité pour un prêt de 500.000 euros consenti en 2012, prétendument pour renforcer les fonds propres de la société CAT Interim, dirigée par Madame Z, mais qui, selon elle, avait pour but réel de rembourser un découvert bancaire de la société. Elle alléguait un manquement à l'obligation de conseil et de mise en garde, une rupture abusive de découvert, une immixtion dans la gestion de la société et une fraude. La Cour a jugé que Madame Z était une emprunteuse avertie, que le prêt n'était pas disproportionné par rapport à ses capacités financières et que ni la banque ni le notaire n'avaient manqué à leurs devoirs de conseil ou de mise en garde. La Cour a également rejeté les demandes reconventionnelles des notaires pour diffamation et procédure abusive, réservant l'action en diffamation et déboutant de la demande pour procédure abusive. Madame Z a été condamnée à verser 5.000 euros à la BECM et aux notaires pour les frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 16e ch., 10 mars 2022, n° 21/03291
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 21/03291
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Versailles, 1 avril 2021, N° 18/04754
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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