Cour administrative d'appel de Paris, 4 juin 2002, n° 98PA03938
TA Versailles 30 juin 1998
>
CAA Paris
Annulation 4 juin 2002
>
CE
Rejet 30 décembre 2003

Arguments

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  • Accepté
    Incompétence du conseil municipal pour déléguer le droit de préemption

    La cour a jugé que le conseil municipal était incompétent pour déléguer ce droit en raison de l'absence de délibération rapportant la délégation antérieure.

  • Accepté
    Absence de notification de la délibération

    La cour a constaté que la société Kali, propriétaire des parcelles, n'avait pas reçu notification de la délibération, rendant celle-ci inopposable.

  • Accepté
    Non-justification de la décision de préemption

    La cour a estimé que les projets avancés par la commune n'étaient pas suffisamment justifiés par des études concrètes.

  • Accepté
    Droit à remboursement des frais exposés

    La cour a condamné les communes à verser une somme pour couvrir les frais exposés par la société, considérant qu'elle n'était pas la partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

La décision de la cour d'appel annule le jugement du tribunal administratif de Versailles ainsi que la délibération du conseil municipal d'Epinay-sur-Seine et l'arrêté du maire de Saint-Gratien. La société Pierre et Industrie avait demandé l'annulation et le sursis à exécution de la délibération et de l'arrêté en question. La question juridique posée était de savoir si la délégation du droit de préemption urbain était légale. Le tribunal administratif avait rejeté la demande de la société. La cour d'appel a considéré que la délibération était entachée d'illégalité car le conseil municipal d'Epinay-sur-Seine était incompétent pour déléguer le droit de préemption à la commune de Saint-Gratien. De plus, la notification de la délibération n'a pas été faite à la société Kali, propriétaire des parcelles concernées. La cour d'appel a donc infirmé la décision du tribunal administratif et a annulé la délibération et l'arrêté.

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Sur la décision

Référence :
CAA Paris, 4 juin 2002, n° 98PA03938
Juridiction : Cour administrative d'appel de Paris
Numéro : 98PA03938
Décision précédente : Tribunal administratif de Versailles, 30 juin 1998, N° 975900-975901

Sur les parties

Texte intégral

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