Cour de cassation, Chambre civile 3, 14 juin 2018, 17-20.280, Publié au bulletin
TGI Saint-Denis 16 avril 2014
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CA Saint-Denis de la Réunion
Irrecevabilité 25 avril 2014
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CA Saint-Denis de la Réunion
Infirmation partielle 26 février 2016
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CA Saint-Denis de la Réunion
Confirmation 3 mars 2017
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CASS
Cassation partielle 14 juin 2018
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CA Saint-Denis de la Réunion
Désistement 7 juin 2019

Arguments

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  • Accepté
    Existence d'une servitude de passage

    La cour a estimé que la servitude de passage était bien établie par les titres de propriété des parties, confirmant ainsi le droit de passage sur la rue des Marquis.

  • Rejeté
    Droit d'installation de canalisations

    La cour a jugé que la servitude de passage ne conférait pas le droit d'installer des canalisations dans le sous-sol, car cela n'était pas prévu par le titre constitutif de la servitude.

  • Rejeté
    Aggravation de la servitude de passage

    La cour a estimé que l'aggravation invoquée n'était pas fondée, car la servitude de passage incluait déjà le droit d'usage nécessaire à la desserte des constructions.

  • Rejeté
    Trouble anormal de voisinage

    La cour a jugé que l'utilisation de la servitude de passage ne constituait pas un trouble anormal de voisinage, car elle était conforme aux titres de propriété.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a rendu un arrêt dans une affaire opposant les sociétés Fascom international et Ah Sing investissements à la société Colline des Camélias. Les sociétés Fascom international et Ah Sing investissements reprochaient à l'arrêt d'accueillir la demande en reconnaissance d'une servitude de passage. Dans leur premier moyen, elles soutenaient que la servitude de passage ne correspondait pas à la rue des Marquis mais à la rue des Capucines. La Cour de cassation rejette ce moyen, estimant que la cour d'appel a interprété souverainement les titres de propriété des parties. Dans leur deuxième moyen, les sociétés Fascom international et Ah Sing investissements soutenaient que la servitude de passage ne conférait pas le droit de faire passer des canalisations dans le sous-sol de l'assiette de la servitude. La Cour de cassation casse l'arrêt sur ce point, estimant que l'acte constitutif de la servitude ne prévoyait pas ce droit. La demande de dommages-intérêts des sociétés Fascom international et Ah Sing investissements est également rejetée par la cour d'appel, mais la Cour de cassation estime que la cour d'appel aurait dû rechercher si la création de la ZAC entraînait une aggravation de la servitude. L'arrêt est donc partiellement cassé et renvoyé devant la cour d'appel de Saint-Denis.

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Résumé de la juridiction

Commentaires17

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1Interprétation stricte de l'acte constitutif d'une servitudeAccès limité
Quentin Guiguet-schielé · Gazette du Palais · 13 novembre 2018

2Retour sur l'importance de la volonté des parties dans le cadre d'une servitude de passage conventionnelleAccès limité
Faustine Karamani-pelacuer · L'ESSENTIEL Droit de l'immobilier et urbanisme · 3 septembre 2018

3Servitude conventionnelle de passage et installation de canalisations - Bien - Propriété | Dalloz ActualitéAccès limité
Dalloz · 24 juillet 2018
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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 14 juin 2018, n° 17-20.280, Bull. 2018, III, n° 70
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 17-20280
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bull. 2018, III, n° 70
Décision précédente : Cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion, 3 mars 2017
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
3e Civ., 8 avril 2010, pourvoi n° 09-65.261, Bull. 2010, III, n° 80 (cassation partielle), et l'arrêt cité
3e Civ., 8 avril 2010, pourvoi n° 09-65.261, Bull. 2010, III, n° 80 (cassation partielle), et l'arrêt cité
Textes appliqués :
article 1134 du code civil dans sa rédaction antérieure à l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016
Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000037098223
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2018:C300566
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Sur les parties

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