Cour de cassation, Chambre civile 3, 8 novembre 2018, 17-22.660, Inédit
TGI Montpellier 6 mars 2014
>
CA Montpellier
Confirmation 11 mai 2017
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CASS
Rejet 8 novembre 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Accord sur la chose et le prix

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas eu d'accord entre les parties sur la chose et le prix, et que le notaire avait exécuté ses obligations sans faute.

  • Accepté
    Procédure abusive

    La cour a caractérisé la faute de la société Provalim, considérant qu'elle avait agi en abus de son droit d'agir en justice.

  • Accepté
    Procédure abusive

    La cour a jugé que la société Provalim savait que son appel était voué à l'échec, caractérisant ainsi l'abus.

Résumé par Doctrine IA

La société Provalim, demanderesse au pourvoi, contestait la décision de la cour d'appel de Montpellier qui avait rejeté ses demandes de réalisation forcée de la vente de deux parcelles appartenant à M. X… et de responsabilité à l'encontre de M. Y…, notaire. La Cour de cassation rejette le pourvoi en se fondant sur plusieurs motifs. D'abord, elle confirme qu'il n'y a pas eu d'accord sur la chose et le prix entre les parties, car M. X… avait seulement donné un mandat général de vente à l'office notarial et n'avait pas accepté définitivement l'offre de la société Provalim, ce qui exclut l'existence d'une vente parfaite selon l'article 1583 du code civil. Ensuite, elle juge que le notaire a exécuté avec diligence ses obligations et n'a commis aucune faute en informant la société Provalim de la décision de M. X… de ne pas donner suite à la proposition d'achat. La Cour de cassation confirme également la condamnation de la société Provalim pour procédure abusive, en soulignant que celle-ci, en tant que professionnel de l'immobilier, savait que M. X… n'avait pas accepté les conditions de vente et avait cherché à bloquer la vente pour le contraindre à céder les parcelles. Enfin, elle rejette le grief de procédure abusive à l'encontre de M. Y…, le notaire, en retenant que la société Provalim savait que son appel était voué à l'échec. La Cour condamne la société Provalim aux dépens et aux paiements de sommes pour dommages-intérêts envers M. X… et M. Y… pour procédure abusive.

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Commentaires2

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1Existence du contrat : accord sur la chose et sur le prix, portée du mandat de vendre donné au notaireAccès limité
Dominique Savouré · Defrénois · 17 janvier 2019

2Ne pas confondre proposition de vente et offre de venteAccès limité
EFL Actualités · 14 décembre 2018
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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 8 nov. 2018, n° 17-22.660
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 17-22.660
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Montpellier, 11 mai 2017, N° 14/02741
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000037621974
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2018:C300969
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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