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Sur la décision
| Référence : | TJ Béziers, chamb réf. sup 10000, 12 sept. 2025, n° 25/00487 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00487 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 13]
Ordonnance du : 12 Septembre 2025
N° RG 25/00487 – N° Portalis DBYA-W-B7J-E3YEC
N° Minute : 25/530
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
ENTRE
Monsieur [U] [R] [S]
[Adresse 11]
[Localité 4] – BELGIQUE
Représenté par Me Mélanie BAUDARD, avocat au barreau de BEZIERS substituée par Me Estelle FERNANDEZ, avocat,
DEMANDEUR
D’UNE PART
ET
Monsieur [A] [F]
[Adresse 9]
[Localité 1]
Monsieur [C] [F]
[Adresse 2]
[Localité 6]
Monsieur [M] [Z], [G] [E]
[Adresse 7]
[Localité 10]
Monsieur [V] [T], [B] [E]
[Adresse 3]
[Localité 5]
Monsieur [I] [A], [N] [E]
[Adresse 8]
[Localité 6]
DÉFENDEURS
non comparants ni représentés
D’AUTRE PART
COMPOSITION:
Lors des débats en audience publique:
Madame Clémence BOINOT, VIce-présidente
Madame Béatrice MONBARBUT, Greffier
Magistrat ayant délibéré:
Madame Clémence BOINOT, VIce-présidente
Après que les parties ou leurs conseils aient été entendus en leurs explications et plaidoirie à l’audience Publique du 19 Août 2025 et qu’il en ait été délibéré, l’ordonnance suivante a été rendue ce jour.
Vu l’article 145 du code de procédure civile,
Vu l’ordonnance de référé en date du 27 septembre 2024,
Vu l’assignation en référé par acte de commissaire de justice, devant le président du tribunal judiciaire de BEZIERS, à la demande de Monsieur [U] [S], en date des 28, 30 et 31 juillet 2025 et du 1er aout 2025, de Monsieur [A] [F], de Monsieur [C] [F], de Monsieur [M] [E], de Monsieur [V] [E] et de Monsieur [I] [E], en vue de leur rendre communes et opposables les opérations d’expertises ordonnées le 27 septembre 2024 par le juge des référés et confiées à l’expert Monsieur [L] [W], enfin de voir réserver les dépens de l’instance,
Vu l’absence de comparution de Monsieur [A] [F], de Monsieur [C] [F], de Monsieur [M] [E], de Monsieur [V] [E] et de Monsieur [I] [E], régulièrement assignés et avisés de l’audience,
Vu l’audience du 19 aout 2025, lors de laquelle l’ensemble des demandes de Monsieur [U] [S] ont été reprises,
Conformément aux articles 446-1 et 455 du Code de procédure civile, pour plus ample informé de l’exposé et des prétentions des parties, il est renvoyé à l’assignation introductive d’instance,
MOTIFS
Sur l’extinction de l’instance à l’égard de Monsieur [C] [F]
L’article 384 alinéa 1er du code de procédure civile dispose que : « En dehors des cas où cet effet résulte du jugement, l’instance s’éteint accessoirement à l’action par l’effet de la transaction, de l’acquiescement, du désistement d’action ou, dans les actions non transmissibles, par le décès d’une partie. »
En l’espèce, il résulte du procès-verbal de signification établi par le commissaire de justice en date du 28 juillet 2025 et de l’acte de décès délivré le 1er aout 2025 par l’officier de l’Etat civil de [Localité 13], que Monsieur [C] [F] est décédé à [Localité 13] le 25 mai 2021 à 20 heures 36 minutes.
En conséquence, il convient de constater l’extinction de l’instance à son égard.
Sur la demande principale
Selon l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de fait dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé.
Justifie d’un motif légitime au sens de ce texte la partie qui démontre la probabilité de faits susceptible d’être invoqués dans un litige éventuel.
L’application de ce texte n’implique aucun préjugé sur la recevabilité et le bien fondé des demandes formées ultérieurement ou sur la responsabilité des personnes appelées comme partie à la procédure ni sur les chances du procès susceptible d’être engagé.
Il convient également de rappeler que pour que le juge des référés ordonne ou étende, à ce stade, une expertise judiciaire, le demandeur n’a pas à justifier d’une fondement juridique précis au fond, mais simplement démontrer qu’il y a une utilité à sa demande et que la procédure n’est pas d’emblée vouée à l’échec
Et qu’une fois une telle mesure ordonnée le juge des référés conserve le pouvoir que lui confèrent les articles 148 et 149 du Code de Procédure civile de compléter la décision précédemment rendue comme de l’adapter à des circonstances nouvelles tant que celle-ci est en cours d’instruction.
En l’espèce, une expertise judiciaire a été ordonnée en référé le 27 septembre 2024, au visa des dispositions de l’article 145 du code de procédure civile et Monsieur [L] [W] a été désigné en qualité d’expert pour y procéder.
Au cours des opérations d’expertise, et suivant la note de l’expert n° 2 en date du 16 juin 2025, il est apparu que les responsabilités de Monsieur [A] [F], de Monsieur [M] [E], de Monsieur [V] [E] et de Monsieur [I] [E] sont susceptibles d’être engagées pour avoir procédé à des travaux sur le sous-sol de l’ensemble immobilier litigieux, avant de vendre ledit bien au présent demandeur.
Il apparaît donc nécessaire à la bonne administration de la justice, et compte tenu de l’existence d’un litige d’ordre technique entre les parties et de la note aux parties n°2 de l’expert en date du 16 juin 2025, de leur rendre commune l’ordonnance de référé en date du 27 septembre 2024 (RG n° 24/00259) et opposables les opérations d’expertises confiées à Monsieur [L] [W].
La partie demanderesse qui est à l’origine de cette demande d’extension fera l’avance de la consignation complémentaire qui en est la conséquence directe.
En conséquence de cet appel en déclaration d’ordonnance commune et par application de l’article 279 du Code de Procédure civile le délai imparti à l’expert pour déposer son rapport est prorogé ainsi qu’il est dit au présent dispositif.
Sur les mesures accessoires
L’article 491, alinéa 2 du Code de procédure civile dispose que le juge statuant en référé statue sur les dépens. Il s’agit d’une obligation, de sorte que toute demande tendant à “réserver” les dépens doit être rejetée. L’article 696 dudit code précise que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
S’agissant d’une mesure d’instruction, le demandeur supportera la charge des dépens.
PAR CES MOTIFS
Statuant par ordonnance de référé, par mise à disposition au greffe le jour du délibéré, après débats en audience publique, par décision réputée contradictoire et en premier ressort ;
Constatons l’extinction de l’instance à l’égard de Monsieur [C] [F] décédé à [Localité 13], le 25 mai 2021 à 20 heures 36 minutes ;
Renvoyons les parties à se pourvoir sur le fond du litige ;
Déclarons commune l’ordonnance de référé en date du 27 septembre 2024 (RG n° 24/00259) et opposables à Monsieur [A] [F], à Monsieur [M] [E], à Monsieur [V] [E] et à Monsieur [I] [E] les opérations d’expertises confiées à l’expert Monsieur [L] [W] ;
Disons que ces parties devront également être convoquée aux opérations d’expertise réalisées par Monsieur [L] [W] ;
Rappelons que, pour exécuter la mission, l’expert sera saisi et procédera conformément aux dispositions des articles 232 à 248, 263 à 284-1 du Code de procédure civile ;
Fixons à la somme de 500,00 € (cinq-cents euros) la provision complémentaire à valoir sur la rémunération de l’expert qui devra être consignée par le présent demandeur entre les mains du régisseur d’avances et recettes de ce Tribunal, [Adresse 12], dans le délai de trois semaines à compter de la présente ordonnance, sans autre avis ;
Disons que, faute de consignation par le présent demandeur de la consignation dans ce délai, la présente ordonnance sera caduque et privée de tout effet ;
Disons que dans l’hypothèse où la présente décision est portée à la connaissance de l’expert après le dépôt de son rapport, ses dispositions seront caduques ;
Rappelons que l’exécution de l’expertise est placée sous le contrôle du juge spécialement désigné à cette fin, en application des articles 155 et 155-1 de ce code ; que toute correspondance émanant des parties, de leurs conseils, de l’expert devra être adressée au juge chargé du contrôle de l’exécution de l’expertise ;
Prorogeons de trois mois le délai imparti à l’expert pour rendre son rapport ;
Condamnons Monsieur [U] [S] aux entiers dépens de l’instance ;
Rejetons toutes autres demandes ainsi que toutes demandes plus amples ou contraires ;
Rappelons que la présente décision bénéficie de l’exécution provisoire de droit ;
AINSI jugé et prononcé par mise à disposition au greffe, par Madame Clémence BOINOT, VIce-présidente assistée de Madame Béatrice MONBARBUT, Greffier.
Le greffier, La Vice-Présidente,
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