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Sur la décision
| Référence : | TJ Meaux, ctx gen jcp, 23 juil. 2025, n° 25/01528 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01528 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée au fond avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 4 août 2025 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | S.A. D' HLM ERIGERE |
Texte intégral
Min N° 25/00644
N° RG 25/01528 – N° Portalis DB2Y-W-B7J-CD5BC
S.A. D’HLM ERIGERE
C/
Mme [V] [B] [J]
M. [X] [W]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MEAUX
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
JUGEMENT DU 23 juillet 2025
DEMANDERESSE :
S.A. D’HLM ERIGERE
[Adresse 2]
[Localité 3]
représentée par Me Emmanuel NOMMICK, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant
DÉFENDEURS :
Madame [V] [B] [J]
[Adresse 4]
[Adresse 4]
[Localité 1]
comparante
Monsieur [X] [W]
[Adresse 4]
[Adresse 4]
[Localité 1]
comparant
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : Mme PANGLOSE BAUMGARTNER Sonia
Greffier : Mme DEMILLY Florine
DÉBATS :
Audience publique du : 21 mai 2025
Copie exécutoire délivrée
le :
à : Me Emmanuel NOMMICK
Copie délivrée
le :
à : Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W]
EXPOSE DU LITIGE
Par acte sous seing privé en date du 15 septembre 2015, la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE (la SA D’HLM ERIGERE ) a donné à bail à Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] un appartement situé [Adresse 4], pour un loyer mensuel de 527,63 euros, et 103,84 euros de provisions sur charges.
Par acte de commissaire de justice en date du 06 août 2024, la SA D’HLM ERIGERE a fait signifier à Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] un commandement de payer visant la clause résolutoire pour un montant de 3.143,51 euros en principal, au titre des loyers et charges impayés.
Par notification électronique du 09 août 2024, la SA D’HLM ERIGERE a saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX).
Par acte de commissaire de justice en date du 24 février 2025, la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE a fait assigner Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] devant le Juge des contentieux de la protection du Tribunal judiciaire de Meaux aux fins de :
à titre principal, constater l’acquisition de la clause résolutoire,à titre subsidiaire, prononcer la résiliation judiciaire du bail,ordonner l’expulsion de Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] ainsi que de tout occupant de leur chef, avec au besoin le concours de la force publique et d’un serrurier si nécessaire, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la signification de la décision à intervenir, qui sera due jusqu’à la libération des lieux et la remise des clés,autoriser le transport et la séquestration des meubles et objets mobiliers se trouvant dans les lieux dans tel lieu qu’il plaira au bailleur, aux frais, risques et périls des locataires, dans les conditions du code des procédures civiles d’exécution, condamner solidairement Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] au paiement des sommes suivantes :la somme de 4.583,81 euros au titre de la dette locative, arrêtée au 30 novembre 2024, avec intérêts au taux légal à compter du commandement de payer du 06 août 2024 sur la somme de 3.143,51 euros, et depuis l’assignation pour le surplus, la capitalisation des intérêts pour toute somme due depuis plus d’une année conformément aux dispositions de l’article 1342-2 du code civil,une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant du loyer mensuel et des charges locatives, jusqu’à libération effective des lieux et la restitution des clés,la somme de 1.000 euros en application de l’article 700 du code de procédure civile les dépens, Refuser tout délai à Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W],Rappeler l’exécution provisoire nonobstant appel sans caution.
L’assignation a été dénoncée à la préfecture de la Seine-et-Marne le 05 mars 2025.
À l’audience du 21 mai 2025, La SA D’HLM ERIGERE, représentée, maintient ses demandes et actualise sa créance à la somme de 5.151,44 euros arrêtée au 14 mai 2025, loyer du mois d’avril 2025 inclus. Elle indique qu’il y a eu une reprise du paiement du loyer courant.
La SA D’HLM ERIGERE soutient, sur le fondement de l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989, que Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] n’ont pas réglé les sommes réclamées dans le délai de deux mois après la délivrance du commandement de payer du 06 août 2024. À titre subsidiaire, elle soutient que le non-paiement des loyers constitue un manquement des locataires à leurs obligations justifiant la résiliation judiciaire du bail en application des articles 1224 et suivants du code civil et 7 de la loi du 6 juillet 1989. Elle ajoute que la créance de loyer est certaine, liquide et exigible, ce qui justifie la condamnation des locataires à régler l’arriéré de loyers en application de l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989.
Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] ne contestent pas le principe de la dette, ni son montant. Ils expliquent avoir fait face à des difficultés financières, et devaient s’acquitter d’autres dettes prioritaires auprès du Trésor public. Ils ajoutent percevoir des revenus mensuels de 1.600 euros, une allocation de la Caisse d’allocation familiale à hauteur de 1.100 euros et avoir trois enfants à charge. Ils sollicitent le bénéfice de délais de paiement à hauteur de 200 euros par mois en plus des loyers.
L’affaire a été mise en délibéré à la date 23 juillet 2025 par mise à disposition au greffe du tribunal.
MOTIFS DE LA DECISION :
En l’espèce, Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] assignés à l’étude du commissaire de justice, ont comparu à l’audience. Dès lors, la décision étant susceptible d’appel, il y a lieu de statuer par jugement contradictoire en application de l’article 467 du code de procédure civile.
Sur les demandes principales :
Sur la recevabilité de la demande :
Conformément aux dispositions de l’article 24 III de la loi du 6 juillet 1989, une copie de l’assignation aux fins de constat de la résiliation du bail a été notifiée au représentant de l’Etat dans le département le 05 mars 2025, soit au moins six semaines avant l’audience.
Par ailleurs, la SA D’HLM ERIGERE justifie avoir saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX) le 09 août 2024, soit deux mois au moins avant la délivrance de l’assignation du 24 février 2025, conformément aux dispositions de l’article 24 II de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989.
En conséquence, la demande de la SA D’HLM ERIGERE aux fins de constat de résiliation du bail pour défaut de paiement des loyers est recevable.
Sur la demande en paiement :
Selon l’article 7a) de la loi du 6 juillet 1989, le locataire est obligé de payer les loyers et charges aux termes convenus.
En application de l’article 1353 du code civil, il appartient à celui qui demande l’exécution d’une obligation d’en rapporter la preuve.
En l’espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du bail signé le 15 septembre 2015, du commandement de payer délivré le 06 août 2024 et du décompte de la créance actualisé au 14 mai 2025 que la SA D’HLM ERIGERE rapporte la preuve de l’arriéré de loyers et charges impayés.
Conformément à l’article 1310 du code civil, en l’absence de disposition légale ou contractuelle permettant de retenir la solidarité, qui ne se présume pas, il n’y a pas lieu de prononcer une condamnation solidaire à l’encontre des locataires.
En conséquence, il convient de condamner Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] à payer à la SA D’HLM ERIGERE la somme de 5.151,44 euros, au titre des sommes dues au 14 mai 2025, échéance du mois d’avril 2025 incluse, avec intérêts au taux légal à compter du présent jugement.
Sur la demande de capitalisation des intérêts :
Aux termes de l’article 1343-2 du code civil, les intérêts échus des capitaux peuvent produire des intérêts, ou par une demande judiciaire, ou par une convention spéciale, pourvu que, soit dans la demande, soit dans la convention, il s’agisse d’intérêts dus au moins pour une année entière.
En l’espèce les conditions d’application de la capitalisation des intérêts n’étant pas réunies, il ne sera pas fait droit à la demande.
Sur la demande d’acquisition de la clause résolutoire :
Selon l’article 24 la loi du 6 juillet 1989, en vigueur au moment de la conclusion du contrat du 15 septembre 2015, tout contrat de bail d’habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux.
En l’espèce, le bail contient une clause résolutoire qui prévoit qu’à défaut de paiement des loyers ou charges après délivrance d’un commandement de payer resté sans effet, le bail sera résilié de plein droit.
Un commandement de payer visant la clause résolutoire, a été signifié par commissaire de justice en date du 06 août 2024.
Il ressort des pièces communiquées que les sommes dues dont le paiement était demandé n’ont pas été réglés dans le délai de deux mois.
Les conditions d’acquisition de la clause résolutoire sont en principe réunies à l’expiration du délai de deux mois à compter du commandement de payer, soit, le 07 octobre 2024 à 24 heures et il y a lieu en conséquence de constater la résiliation du bail conclu le 15 septembre 2015, à compter du 08 octobre 2024.
Sur les délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire :
En application de l’article 24 V de la loi du 06 juillet 1989 le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu’il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, au locataire en situation de régler sa dette locative.
Selon l’article 24-VII, lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que le locataire ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais ainsi accordés. Le texte prévoit que la suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans les délais et selon les modalités fixées par le juge et que ces délais ne peuvent affecter l’exécution du contrat de location, notamment suspendre le paiement des loyers et charges.
Si le locataire se libère de sa dette dans le délai et selon les modalités fixées par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué et dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
En l’espèce, Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W], proposent de s’acquitter des sommes dues de façon échelonnée. Ils justifient de leur situation personnelle et financière, et sont donc en mesure de régler la dette locative. Il ressort des éléments communiqués que Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] ont repris le paiement intégral du loyer et des charges.
Au vu de ces éléments, il convient donc d’accorder à Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] des délais selon les modalités définies dans le dispositif pour le règlement des sommes dues.
Conformément à la demande, il y a lieu de suspendre les effets de la clause résolutoire pendant cette période, ce qui signifie que si les échéances sont réglées régulièrement, et la dette réglée dans sa totalité, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais joué.
À défaut de règlement d’une des échéances, ou en cas d’impayé, la suspension prendra fin, la clause reprendra son effet, et l’intégralité de la dette restée impayée sera immédiatement exigible par le bailleur.
De plus, l’expulsion de Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] et de tout occupant de leur chef sera autorisée. Le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L433-1 et L433-2 du code des procédures civiles d’exécution.
Sur la demande d’astreinte :
Aux termes de l’article L131-1 du code des procédures civiles d’exécution, tout juge peut, même d’office, ordonner une astreinte pour assurer l’exécution de sa décision.
En l’espèce, le recours à la force publique se révélant une mesure suffisante pour contraindre Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] à quitter les lieux, il n’y a pas lieu d’ordonner une astreinte.
Sur la fixation de l’indemnité d’occupation due par Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] :
Selon l’article 1730 du code civil, à l’expiration du bail le locataire doit restituer les locaux. La restitution des lieux implique la remise des clefs.
Aux termes de l’article 1240 du code civil, tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Il résulte de ce texte que l’occupant sans droit ni titre d’un local est tenu d’une indemnité d’occupation envers le propriétaire. L’indemnité d’occupation, dont la nature mixte, compensatoire et indemnitaire, constitue la contrepartie de l’occupation du bien après résiliation du bail et de son indisponibilité pour le bailleur.
En l’espèce, le bail se trouve résilié depuis le 08 octobre 2024, Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] sont occupants sans droit ni titre depuis cette date. Il convient donc de fixer une indemnité d’occupation à compter de cette date, égale au montant du loyer révisé augmenté des charges qui auraient été dus si le bail s’était poursuivi, et de condamner Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] à son paiement jusqu’à la libération effective des lieux.
Sur les demandes accessoires :
En application des dispositions des articles 696 et suivants du code de procédure civile, Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] succombant en la cause, il convient de les condamner in solidum aux dépens de l’instance, comprenant les frais de signification du commandement de payer du 06 août 2024.
En vertu des dispositions de l’article 700 du Code de procédure civile, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer une somme qu’il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Il n’apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de la SA D’HLM ERIGERE les frais irrépétibles qu’elle a exposés dans le cadre de cette instance. Il convient donc de rejeter la demande formulée au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, le présent jugement est assorti de l’exécution provisoire, de droit.
PAR CES MOTIFS
DECLARE recevable la demande de la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE aux fins de constat de l’acquisition de la clause résolutoire ;
CONSTATE que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail conclu le 15 septembre 2015 entre la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE d’une part, et Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] d’autre part, concernant les locaux situés situé [Adresse 4], sont réunies à la date du 08 octobre 2024 ;
CONSTATE la résiliation du bail à compter de cette date ;
CONDAMNE Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] à payer à la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE la somme de de 5.151,44 euros, au titre des loyers et charges arrêtés au 14 mai 2025, échéance d’avril 2025 incluse, avec intérêts au taux légal à compter du présent jugement ;
ACCORDE un délai à Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] pour le paiement de ces sommes,
AUTORISE Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] à s’acquitter de la dette en 25 mensualités de 200 euros, et un dernier versement égal au solde de la dette, sauf meilleur accord entre les parties et ce en plus du loyer courant et des charges,
DIT que chaque versement devra intervenir avant le 10 de chaque mois et pour la première fois le 10 du mois suivant la signification du présent jugement,
SUSPEND les effets de la clause résolutoire,
RAPPELLE que la présente décision suspend la procédure d’exécution,
DIT que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise,
DIT qu’à défaut de paiement du loyer courant et des charges ou d’une seule mensualité à sa date d’échéance, l’échelonnement sera caduc, la totalité de la somme restant due deviendra immédiatement exigible, et la clause résolutoire reprendra ses effets, et ce, 15 jours après l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception restée sans effet,
En ce cas,
ORDONNE, à défaut de départ volontaire des lieux, l’expulsion de Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] ainsi que de tout occupant de leur chef, dans un délai de deux mois à compter de la signification d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, avec l’assistance de la force publique si besoin est, ainsi que le transport des meubles laissés dans les lieux loués, conformément aux dispositions des articles L433-1 et L433-2 du code des procédures civiles d’exécution ;
DIT n’y avoir lieu d’assortir la condamnation d’une astreinte ;
CONDAMNE Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] à payer à la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE une indemnité d’occupation égale au montant du loyer révisé, augmenté des charges qui auraient été dus si le bail s’était poursuivi, à compter du 08 octobre 2024, date de résiliation du bail, jusqu’à la libération effective des lieux, déduction faite des paiements déjà intervenus ;
DEBOUTE la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE de sa demande de capitalisation des intérêts ;
DEBOUTE la Société anonyme d’habitation à loyers modérés ERIGERE de sa demande de condamnation au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE in solidum Madame [V] [B] [J] et Monsieur [X] [W] aux dépens de l’instance, comprenant le coût du commandement de payer du 06 août 2024 ;
RAPPELLE que le présent jugement est assorti de l’exécution provisoire de droit.
LE GREFFIER LA VICE-PRESIDENTE
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