Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Meaux, réf. jcp, 7 avr. 2026, n° 26/00015 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00015 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée en référé avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 18 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉFÉRÉ
Min N° 26/00128
N° RG 26/00015 – N° Portalis DB2Y-W-B7K-CEHYV
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
Le 07 Avril 2026
Au tribunal judiciaire de Meaux, et devant Nous, Madame Jeanne DE TALHOUËT, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Paris, déléguée au tribunal judiciaire de Meaux par ordonnance en date du 2 décembre 2025 pour exercer les fonctions de juge chargée des contentieux et de la protection, assistée de Madame Véronique SABBEN, greffière,est venue en audience publique et en référé la cause suivante le 24 Février 2026 et rendue en délibéré ce jour.
ENTRE :
DEMANDERESSE :
Société TROIS [Localité 1] HABITAT
[Adresse 1]
[Localité 2]
représentée par le Cabinet PAUTONNIER & ASSOCIES, avocat au Barreau de Paris
D’UNE PART
ET :
DÉFENDERESSE :
Madame [H] [V]
[Adresse 2]
[Localité 3]
comparante en personne,
D’AUTRE PART
Le :
— expédition revêtue de la formule exécutoire et dossier remis à :
— copie certifiée conforme remise à :
EXPOSE DU LITIGE
Suivant un premier acte sous seing privé en date du 26 avril 2016, la société TROIS [Localité 1] HABITAT a donné à bail à Mme [H] [V] un logement situé au [Adresse 3], rez-de-chaussée, appartement 1001 à [Localité 4], moyennant le paiement d’un loyer mensuel initial de 469,98 euros, hors charges.
Par acte sous seing privé en date du 03 avril 2018, la société TROIS [Localité 1] HABITAT a donné à bail à Mme [H] [V] un emplacement de stationnement situé au [Adresse 3] à [Localité 4], emplacement SIMP n°07, moyennant le paiement d’un loyer mensuel initial de 20 euros.
Par acte de commissaire de justice du 12 septembre 2025, la société TROIS [Localité 1] HABITAT a fait signifier à Mme [H] [V] un commandement de payer la somme principale de 2 453,50 euros au titre des loyers et charges impayés, en se prévalant de la clause résolutoire insérée au bail et des dispositions des articles 7 et 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
La caisse d’allocations familiales (CAF) a été saisie de la situation d’impayé de loyers par lettre recommandée réceptionnée le 21 août 2025.
Par acte de commissaire de justice signifié le 2 janvier 2026, la société TROIS [Localité 1] HABITAT a fait assigner Mme [H] [V] devant le Juge des contentieux de la protection du tribunal de judiciaire de Meaux statuant en référé aux fins de voir :
constater l’acquisition de la clause résolutoire prévue au bail ;ordonner son expulsion et celle de tout occupant de son chef, si besoin est, avec le concours de la force publique ;condamner Mme [H] [V] à lui payer la somme de 4 312,28 euros (4 197,33 euros pour le logement et 114,95 euros pour le parking) au titre de l’arriéré locatif arrêté au 19 novembre 2025, avec intérêts au taux légal à compter de la signification du commandement de payer les loyers sur la somme de 2 522,47 euros à compter de l’assignation pour le surplus ; condamner Mme [H] [V] à lui payer une indemnité d’occupation d’un montant équivalent à celui du loyer et des charges, à compter de la résiliation du bail jusqu’à sa libération effective des lieux ;condamner Mme [H] [V] aux dépens de l’instance, en ce compris le coût du commandement de payer ;condamner Mme [H] [V] au paiement de la somme de 400 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile.
En application des dispositions de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, cette assignation a été notifiée à la préfecture de la Seine et Marne par voie électronique avec avis de réception du 5 janvier 2026.
A l’audience du 24 février 2026, la société TROIS [Localité 1] HABITAT, représentée par son conseil, a actualisé ses demandes en paiement aux sommes suivantes : 5 651,35 euros hors frais pour le logement, arrêté au 16 février 2026, échéance de février comprise ; et 137,94 euros au titre de la location de l’emplacement de stationnement, arrêté au 20 janvier 2026, échéance de janvier incluse.
Elle a sollicité le bénéfice de son acte introductif d’instance. Elle a précisé que le montant du loyer actuel pour le logement était de 856,61 euros, charges comprises, et de 23,22 euros pour le parking.
Elle s’est opposée à l’octroi de délais de paiement au bénéfice de la défenderesse. Elle a précisé que le versement du loyer du logement et du parking était repris, avec un versement le 10 février 2026.Elle a ajouté que la mensualité proposée en défense ne permettait pas de couvrir la dette dans les délais légaux.
Au soutien de ses demandes, elle invoque l’application de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, expliquant que la défenderesse n’a pas réglé les sommes réclamées dans le délais requis après la délivrance du commandement de payer.
Mme [H] [V] a comparu en personne, et n’a pas contesté le montant de la dette. Elle a sollicité des délais de paiement assortis de la possibilité de se maintenir dans les lieux. Elle indique pouvoir régler mensuellement le loyer ainsi que la somme de 50 euros au titre de la dette.
Elle a déclaré percevoir la somme de 1 190 euros mensuels d’allocation chômage et 300 euros de prestations versées par la CAF. Elle a indiqué avoir deux enfants à charge et ne pas percevoir de pension alimentaire.
1/5
Elle a déclaré avoir un crédit dont la mensualité représente 180 euros. Elle a expliqué la constitution de la dette par la suspension de l’aide personnalisée au logement et par le fait qu’elle a été plusieurs mois sans revenus, le versement de son allocation chômage ayant été tardif.
Le juge a invité les parties présentes à produire tous les éléments relatifs à l’existence d’une procédure de surendettement conformément à l’article 24 V de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
Aucun diagnostic social et financier n’est parvenu au greffe avant l’audience.
L’affaire a été mise en délibéré au 7 avril 2026.
MOTIVATION
L’article 835 du code de procédure civile dispose que le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.
Dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire.
Sur la demande en paiement des loyers et charges
Il résulte de l’article 7 a) de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ainsi que des termes du contrat de bail auquel la loi donne force obligatoire suivant les dispositions de l’article 1103 du code civil que le locataire est obligé de payer le loyer et les charges aux termes convenus.
Selon l’article 24 V de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, le juge peut d’office vérifier tout élément constitutif de la dette locative.
Aux termes de l’article 4, p, de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, est réputée non écrite toute clause qui fait supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition de la quittance ainsi que les frais de procédure en plus des sommes versées au titre des dépens et de l’article 700 du code de procédure civile. Il résulte de ces dispositions que le bailleur ne peut mettre à la charge du locataire les frais relatifs au recouvrement amiable ou contentieux de sa créance au titre de l’arriéré locatif.
En application de l’article 1353 du code civil, il appartient à celui qui demande l’exécution d’une obligation d’en rapporter la preuve.
En l’espèce, la société TROIS [Localité 1] HABITAT verse aux débats les pièces suivantes :
les contrats de baux des 26 avril 2016 et 03 avril 2018 ;le commandement de payer visant la clause résolutoire des baux, en date du 12 septembre 2025 ;le décompte des créances arrêtés au mois de février inclus.
Selon ces dernier décomptes, Mme [H] [V] reste devoir à la société TROIS [Localité 1] HABITAT la somme de 5 651,39 euros au titre du logement, arrêté au 16 février 2026, échéance de février incluse, et 137,94 euros au titre de l’emplacement de stationnement, arrêtée au 20 janvier 2926, échéance de janvier comprise, au titre des loyers et charges impayés, après déduction des « frais » injustifiés imputés au locataire (144,99 euros).
Mme [H] [V] n’apporte aucun élément de nature à contester le montant de la créance ainsi établie, qu’elle reconnaît d’ailleurs à l’audience.
Il convient par conséquent de condamner Mme [H] [V] à payer à la société TROIS [Localité 1] HABITAT, à titre provisionnel, Les sommes ci-dessus visées.
Comme demandé, ces sommes seront assorties des intérêts au taux légal, en application des articles 1231-6 et 1231-7 du code civil, à compter du 12 septembre 2025, date du commandement de payer.
2/5
Sur la résiliation du bail et l’expulsion
Sur la recevabilité de l’action
Conformément aux dispositions de l’article 24, III, de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, une copie de l’assignation aux fins de constat de la résiliation du bail a été notifiée au représentant de l’Etat dans le département le 5 janvier 2026, soit au moins six semaines avant l’audience.
Par ailleurs, il est justifié que la situation d’impayés perdure malgré son signalement à la Caisse d’allocations familiales par lettre recommandée le 21 août 2025, soit deux mois au moins avant la délivrance de l’assignation du 2 janvier 2026, conformément aux dispositions de l’article 24, II, de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
L’action est donc recevable.
Sur la demande de constat de l’acquisition de la clause résolutoire pour défaut de paiement des loyers
En application de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, dans sa version en vigueur à la date de la conclusion du contrat de bail litigieux, toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non versement du dépôt de garantie ne produit effet que deux mois / après un commandement demeuré infructueux.
En l’espèce, les baux signés par les parties contiennent des clauses résolutoires (article 12 pour le logement et article 14 pour le parking) qui prévoient qu’en cas de non-paiement des loyers ou charges échus, le bail pourra être résilié de plein droit, à l’initiative du bailleur, deux mois après un commandement de payer resté infructueux.
Or, la société TROIS [Localité 1] HABITAT justifie avoir régulièrement signifié le 12 septembre 2025 un commandement de payer visant les clauses résolutoires ainsi que les dispositions de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, pour un montant de 2 453,50 euros.
Le relevé de compte indique que ce commandement est demeuré infructueux pendant plus de deux mois, les versements effectués n’ayant pas permis de régler les sommes.
Par conséquent, il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition des clauses résolutoires contenues dans les baux étaient réunies à la date du 13 novembre 2025.
Sur les délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire
En application de l’article 24, V, de la loi du 6 juillet 1989 le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu’il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, au locataire en situation de régler sa dette locative.
Selon l’article 24, VII, lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que le locataire ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais ainsi accordés. Le texte prévoit que la suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans les délais et selon les modalités fixées par le juge et que ces délais ne peuvent affecter l’exécution du contrat de location, notamment suspendre le paiement des loyers et charges.
Si le locataire se libère de sa dette dans le délai et selon les modalités fixées par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué et dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
Mme [H] [V] propose de s’acquitter des sommes dues de façon échelonnée à hauteur de 50 euros par mois en remboursement de la dette locative.
Il résulte des débats que Mme [H] [V] réside avec ses deux enfants, perçoit des revenus d’un montant mensuel de 1 190 euros d’allocation chômage et 300 euros de prestations familiales versées par la CAF. Sa situation financière est donc délicate au regard du montant du loyer dus. Néanmoins, elle ne perçoit actuellement aucune aide personnalisée au logement, cette aide étant suspendue.
3/5
En outre, si la société TROIS [Localité 1] HABITAT s’oppose à l’octroi de délais de paiement, il ressort des éléments communiqués que Mme [H] [V] a repris le paiement intégral des loyers et des charges. La condition de reprise du versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience est réputée satisfaite.
Au regard des efforts de paiements réalisés, qui démontre la capacité financière de Mme [H] [V] à faire face à la dette, il y a lieu de faire droit à la demande de délais en autorisant la défenderesse à s’acquitter des dettes de façon échelonnée moyennant le versement de la somme de 50 euros en plus du loyer.
Les conditions légales étant réunies, il convient de suspendre la résiliation du bail au respect du plan d’apurement précisé au dispositif de la présente décision.
Les effets de la clause résolutoire étant suspendus, cela signifie que si les échéances sont réglées régulièrement, et la dette réglée dans sa totalité, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais joué.
En revanche, il convient d’attirer l’attention de la locataire sur le fait qu’à défaut de règlement d’une seule des échéances dans les délais du loyer courant ou des mensualités supplémentaires, la suspension prendra fin et la clause de résiliation de plein droit reprendra son effet. Le bail sera résilié, l’intégralité de la dette restée impayée sera immédiatement exigible et le bailleur pourra faire procéder à l’expulsion du locataire et à celle de tous occupants de son chef.
Le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1, L. 433-2, R.433-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution.
En outre, Mme [H] [V] sera redevable d’une indemnité mensuelle d’occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation du bail, jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux caractérisée par la remise des clés au bailleur ou un procès-verbal d’expulsion, en application des articles 1730 et 1240 du code civil.
Cette indemnité se substitue au loyer à compter du 13 novembre 2025 et jusqu’à la libération effective des lieux. Elle est incluse dans la condamnation principale jusqu’au terme du mois de février inclus. L’indemnité d’occupation est payable et révisable dans les mêmes conditions que l’étaient le loyer et les charges.
Sur les mesures accessoires
En application de l’article 696 du code de procédure civile, Mme [H] [V], partie perdante, supportera la charge des dépens.
Compte tenu de la situation respective des parties et pour des raisons d’équité, il n’y a pas lieu à condamnation sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile. La demande de la société TROIS [Localité 1] HABITAT formée à ce titre sera donc rejetée.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément aux articles 514 et 514-1 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Nous, juge des contentieux de la protection statuant en référé, par ordonnance contradictoire et en premier ressort, rendue par mise à disposition au greffe, après débats en audience publique,
DECLARONS recevable la demande de la société TROIS [Localité 1] HABITAT aux fins de constat de l’acquisition de la clause résolutoire ;
CONSTATONS que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail conclu le 26 avril 2016 entre la société TROIS [Localité 1] HABITAT d’une part, et Mme [H] [V] d’autre part, concernant les locaux situés [Adresse 4] à [Localité 4], sont réunies à la date du 13 novembre 2025 ;
CONSTATONS que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail conclu le 03 avril 2018 entre la société TROIS [Localité 1] HABITAT d’une part, et Mme [H] [V] d’autre part, concernant le parking n° 7, emplacement de stationnement SIMP, situé [Adresse 3], à [Localité 4], sont réunies à la date du 13 novembre 2025 ;
4/5
CONDAMNONS Mme [H] [V] à payer, à titre provisionnel, à la société TROIS [Localité 1] HABITAT la somme de 5 651,39 euros au titre des loyers, charges et indemnités d’occupation dues au titre du logement, arrêtés au 16 février 2026 échéance de février incluse, avec intérêts au taux légal à compter du 12 septembre 2025 sur la somme de 2 453,50 euros, et de la présente décision sur le surplus ;
CONDAMNONS Mme [H] [V] à payer, à titre provisionnel, à la société TROIS [Localité 1] HABITAT la somme de 137,94 euros au titre des loyers, charges et indemnités d’occupation dues au titre de l’emplacement de stationnement, arrêtés au 20 janvier 2026 échéance de janvier incluse, avec intérêts au taux légal à compter du 12 septembre 2025, et de la présente décision sur le surplus ;
ACCORDONS un délai à Mme [H] [V] pour le paiement de ces sommes ;
AUTORISONS Mme [H] [V] à s’acquitter de la dette en 36 fois, en procédant à 36 versements de 50 euros, et un dernier versement égal au solde de la dette, sauf meilleur accord entre les parties et ce en plus du loyer courant et des charges ;
DISONS que chaque versement devra intervenir avant le 10 de chaque mois et pour la première fois le 10 du mois suivant la signification de la présente ordonnance ;
SUSPENDONS les effets de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés ;
RAPPELONS que, conformément à l’article 1343-5 du code civil, la décision du juge suspend les procédures d’exécution qui auraient été engagées par le créancier, les majorations d’intérêts ou les pénalités encourues à raison du retard cessent d’être dues pendant le délai fixé par le juge ;
DISONS que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise ;
DISONS qu’en revanche, à défaut de paiement du loyer courant et des charges ou d’une seule mensualité à sa date d’échéance, l’échelonnement sera caduc, la totalité de la somme restant due deviendra immédiatement exigible, et la clause résolutoire reprendra ses effets, et ce, 15 jours après l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception restée sans effet ;
En ce cas,
ORDONNONS, à défaut de départ volontaire des lieux, l’expulsion de Mme [H] [V] ainsi que de tout occupant de son chef, dans un délai de deux mois à compter de la signification d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, avec l’assistance de la force publique si besoin est;
RAPPELONS que l’expulsion ne peut avoir lieu qu’en dehors de la période de la trêve hivernale;
DISONS que le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L.433-1 et L.433-2 du code des procédures civiles d’exécution ;
CONDAMNONS Mme [H] [V] à payer à la société TROIS [Localité 1] HABITAT une indemnité provisionnelle d’occupation égale au montant du loyer révisé, augmenté des charges qui auraient été dus, si le bail s’était poursuivi à compter du 13 novembre 2025 jusqu’à la libération effective des lieux, déduction faite des paiements déjà intervenus ;
CONDAMNONS Mme [H] [V] aux dépens de l’instance ;
DISONS N’Y AVOIR LIEU à condamnation au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
DEBOUTONS la société TROIS [Localité 1] HABITAT de sa demande formée sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;
RAPPELONS que la présente ordonnance est assortie de l’exécution provisoire de droit.
La greffière La juge
5/5
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Habitat ·
- Expertise judiciaire ·
- Préjudice ·
- Liquidation judiciaire ·
- Rapport d'expertise ·
- Redressement ·
- Liquidateur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Créance ·
- Mandataire judiciaire
- Divorce ·
- Algérie ·
- Tribunal judiciaire ·
- Partage amiable ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Mariage ·
- Adresses ·
- Dissolution ·
- Date ·
- Aide juridictionnelle
- Bailleur ·
- Loyer ·
- Délais ·
- Commissaire de justice ·
- Dette ·
- Locataire ·
- Commandement ·
- Résiliation du bail ·
- Clause ·
- Tribunal judiciaire
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Employeur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Faute inexcusable ·
- Sécurité sociale ·
- Salariée ·
- Victime ·
- Accident du travail ·
- Lésion ·
- Harcèlement sexuel ·
- Préjudice
- Tribunal judiciaire ·
- Procédure pénale ·
- Partie civile ·
- Jugement ·
- Indemnisation ·
- Intérêt ·
- Dépositaire ·
- Autorité publique ·
- Préjudice moral ·
- Interpellation
- Caducité ·
- Assignation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Remise ·
- Audience ·
- Date ·
- Copie ·
- Délai ·
- Procédure civile ·
- Ordonnance du juge
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Rétablissement personnel ·
- Adresses ·
- Contentieux ·
- Consommation ·
- Commission ·
- Protection ·
- Débiteur ·
- Liquidation judiciaire ·
- Surendettement ·
- Écrit
- Copropriété : organisation et administration ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Résolution ·
- Abus de majorité ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Partie commune ·
- Lot ·
- Assemblée générale ·
- Autorisation ·
- Prescription acquisitive ·
- Commune ·
- Copropriété
- Section syndicale ·
- Global ·
- Syndicat ·
- Désignation ·
- Indépendant ·
- Statut ·
- Professionnel ·
- Tribunal judiciaire ·
- Frais irrépétibles ·
- Adresses
Sur les mêmes thèmes • 3
- Révocation ·
- Clôture ·
- Adresses ·
- Charges de copropriété ·
- Cabinet ·
- Intervention ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Ordonnance ·
- Tribunal judiciaire ·
- Syndicat
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Action ·
- Défense au fond ·
- Désistement d'instance ·
- Juridiction ·
- Fins de non-recevoir ·
- Dessaisissement ·
- Courriel ·
- Avocat
- Bailleur ·
- Congé pour vendre ·
- Adresses ·
- Locataire ·
- Logement ·
- Titre ·
- Préjudice moral ·
- Vente ·
- Expulsion ·
- Délais
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.