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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, service des réf., 3 déc. 2025, n° 25/55732 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/55732 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 27 décembre 2025 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Cabinet(s) : | |
| Parties : | Le Syndicat des Coproprietaires de L' immeuble Numero [ Adresse 9 ] a [ Localité 30 ], son syndic la société JEAN CHARPENTIER SOPAGI c/ MAPA MUTUELLE D' ASSURANCE, S.A. ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL - IARD ACM IARD |
Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 29]
■
N° RG 25/55732 -
N° Portalis 352J-W-B7J-DAQPG
N°: 6
Assignation du :
14, 18 Août 2025
EXPERTISE[1]
[1] 5 Copies exécutoires
+ 1 CCC à l’expert :
délivrées le :
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
rendue le 03 décembre 2025
par Anne-Charlotte MEIGNAN, Vice-Président au Tribunal judiciaire de Paris, agissant par délégation du Président du Tribunal,
Assistée de Daouia BOUTLELIS, Greffier
DEMANDEUR
Le Syndicat des Coproprietaires de L’immeuble Numero [Adresse 9] a [Localité 30] représenté par son syndic la société JEAN CHARPENTIER SOPAGI
[Adresse 12]
[Localité 25]
représenté par Me Claire PERRET, avocat au barreau de PARIS – #E0801
DEFENDEURS
Monsieur [V] [T]
[Adresse 18]
[Localité 22]
non représenté
Monsieur [O] [T]
[Adresse 17]
[Localité 19]
non représenté
Madame [N] [T]
[Adresse 8]
[Localité 25]
non représentée
MAPA MUTUELLE D’ASSURANCE
[Adresse 3]
[Localité 11]
représentée par Maître Yoann ALLARD de l’AARPI ABSYS AVOCATS, avocats au barreau de PARIS – #D0152
S.A. ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL – IARD ACM IARD
[Adresse 15]
[Localité 24]
représentée par Me Annie-claude PRIOU GADALA, avocat au barreau de PARIS – #R0080
Monsieur [U] [F]
[Adresse 23]
[Localité 21]
Madame [G] [E] épouse [F]
[Adresse 23]
[Localité 21]
représentés par Me Chloé GRENADOU, avocat au barreau de PARIS – #A1001
Monsieur [X] [M]
[Adresse 6]
[Localité 25]
Madame [H] [K]
[Adresse 6]
[Localité 25]
représentés par Me Aude ABOUKHATER, avocat au barreau de PARIS – #G0031
Monsieur [J] [T]
[Adresse 16]
[Localité 19]
non représenté
Madame [L] [P] épouse [T]
[Adresse 16]
[Localité 19]
non représentée
Monsieur [A] [T]
[Adresse 14]
[Localité 20]
non représenté
Monsieur [Z] [T]
[Adresse 4]
[Localité 19]
non représenté
DÉBATS
A l’audience du 05 Novembre 2025, tenue publiquement, présidée par Anne-Charlotte MEIGNAN, Vice-Président, assistée de Daouia BOUTLELIS, Greffier,
Vu l’assignation en référé délivrée les 14 et 18 août 2025 par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble du [Adresse 7] [Localité 5] à l’encontre des défendeurs, aux fins de voir désigner un expert concernant les désordres allégués d’infiltrations affectant la façade de l’immeuble et la poutre du plancher haut séparant les 1er et 2ème étages du bâtiment F ;
Vu les écritures développées oralement par M et Mme [M] s’opposant à toute injonction faite à leur encontre de laisser accès aux lieux et formulant leurs protestations et réserves pour le surplus ;
Vu les écritures développées oralement par M et Mme [F] formulant leurs protestations et réserves et s’associant à la demande d’injonction à l’encontre de leurs locataires ;
Vu les protestations et réserves formulées à l’audience par les autres parties ;
Vu les dispositions de l’article 455 du code de procédure civile ;
SUR CE,
Conformément à l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparait pas, le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
L’application de ce texte, qui subordonne le prononcé d’une mesure d’instruction à la seule démonstration d’un intérêt légitime à établir ou à préserver une preuve en vue d’un litige potentiel, n’implique aucun préjugé sur la recevabilité et le bien-fondé des demandes formées ultérieurement, sur la responsabilité des personnes appelées comme partie à la procédure, ni sur les chances du procès susceptible d’être engagé.
En l’état des arguments développés par les parties et compte tenu des documents produits, notamment les deux rapports établis les 21 mars 2024 et 11 avril 2025 par la société Alter Ego, le motif légitime prévu par l’article 145 du code de procédure civile est établi. La mesure d’instruction sollicitée doit donc être ordonnée dans les termes du dispositif ci-après.
S’il est sollicité d’enjoindre les locataires, M et Mme [M], à laisser accès aux locaux, aucun fondement juridique n’est invoqué à l’appui de cette demande qui, au demeurant, n’apparaît pas justifiée, dès lors que la pièce n°14 du syndicat des copropriétaires ne permet pas d’établir, avec l’évidence requise en référé, un refus intentionnel des locataires de laisser accès aux lieux alors que les rapports établis par la société Alter Ego permettent de constater que les locataires ont toujours laissé accès aux locaux.
Il n’y a dès lors pas lieu à référé sur cette demande.
La partie demanderesse sera condamnée aux dépens, l’article 491 du code de procédure civile ne prévoyant pas qu’ils puissent être réservés.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par ordonnance réputée contradictoire en premier ressort,
Donnons acte des protestations et réserves formulées en défense ;
Ordonnons une mesure d’expertise et désignons en qualité d’expert :
Monsieur [Y] [R]
[Adresse 13]
[Localité 27]
☎ :[XXXXXXXX02]
qui pourra prendre l’initiative de recueillir l’avis d’un autre technicien, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne,
avec mission de :
— se rendre sur les lieux des désordres après y avoir convoqué les parties ;
— examiner les désordres allégués dans l’assignation et, le cas échéant, sans nécessité d’extension de mission, tous désordres connexes ayant d’évidence la même cause mais révélés postérieurement à l’assignation, sans préjudice des dispositions de l’article 238 alinéa 2 du code de procédure civile ;
— les décrire, en indiquer la nature, l’importance, la date d’apparition; en rechercher la ou les causes;
— fournir tout renseignement de fait permettant au tribunal de statuer sur les éventuelles responsabilités encourues et sur les comptes entre les parties ;
— après avoir exposé ses observations sur la nature des travaux propres à remédier aux désordres, et leurs délais d’exécution, chiffrer, à partir des devis fournis par les parties, éventuellement assistées d’un maître d’œuvre, le coût de ces travaux;
— fournir tous éléments de nature à permettre ultérieurement à la juridiction saisie d’évaluer les préjudices de toute nature, directs ou indirects, matériels ou immatériels résultant des désordres, notamment le préjudice de jouissance subi ou pouvant résulter des travaux de remise en état ;
— dire si des travaux urgents sont nécessaires soit pour empêcher l’aggravation des désordres et du préjudice qui en résulte, soit pour prévenir les dommages aux personnes ou aux biens ; dans l’affirmative, à la demande d’une partie ou en cas de litige sur les travaux de sauvegarde nécessaires, décrire ces travaux et en faire une estimation sommaire dans un rapport intermédiaire qui devra être déposé aussitôt que possible ;
— faire toutes observations utiles au règlement du litige;
Disons que pour procéder à sa mission l’expert devra :
✏ convoquer et entendre les parties, assistées, le cas échéant, de leurs conseils, et recueillir leurs observations à l’occasion de l’exécution des opérations ou de la tenue des réunions d’expertise ;
✏ se faire remettre toutes pièces utiles à l’accomplissement de sa mission ;
✏ se rendre sur les lieux et si nécessaire en faire la description, au besoin en constituant un album photographique et en dressant des croquis ;
✏ à l’issue de la première réunion d’expertise, ou dès que cela lui semble possible, et en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai :
→ en faisant définir une enveloppe financière pour les investigations à réaliser, de manière à permettre aux parties de préparer le budget nécessaire à la poursuite de ses opérations ;
→ en les informant de l’évolution de l’estimation du montant prévisible de ses frais et honoraires et en les avisant de la saisine du juge du contrôle des demandes de consignation complémentaire qui s’en déduisent, sur le fondement de l’article 280 du code de procédure civile, et dont l’affectation aux parties relève du pouvoir discrétionnaire de ce dernier au sens de l’article 269 du même code ;
→ en fixant aux parties un délai impératif pour procéder aux interventions forcées ;
→ en les informant, le moment venu, de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ;
✏ au terme de ses opérations, adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception dont il s’expliquera dans son rapport (par ex : réunion de synthèse, communication d’un projet de rapport), et y arrêter le calendrier impératif de la phase conclusive de ses opérations, compte-tenu des délais octroyés devant rester raisonnable ;
→ fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse ;
→ rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au delà de ce délai;
Fixons à la somme de 5000 euros le montant de la provision à valoir sur les frais d’expertise qui devra être consignée par la partie demanderesse à la régie du tribunal judiciaire de Paris au plus tard le 4 mai 2026 ;
Disons que, faute de consignation de la présente provision initiale dans ce délai impératif, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation de l’expert sera aussitôt caduque et de nul effet, sans autre formalité requise, conformément aux dispositions de l’article 271 du code de procédure civile ;
Disons que l’exécution de la mesure d’instruction sera suivie par le juge du contrôle des expertises, spécialement désigné à cette fin en application des articles 155 et 155-1 du même code ;
Disons que le terme du délai fixé par l’expert pour le dépôt des dernières observations marquera la fin de l’instruction technique et interdira, à compter de la date à laquelle il est fixé, le dépôt de nouvelles observations, sauf les exceptions visées à l’article 276 du code de procédure civile;
Disons que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 232 à 255, 263 à 284-1 du Code de procédure civile et qu’il déposera l’original de son rapport au greffe du Tribunal judiciaire de Paris (Contrôle des expertises) avant le 4 janvier 2027, pour le rapport définitif, sauf prorogation de ces délais dûment sollicitée en temps utile de manière motivée auprès du Juge du contrôle ;
Disons que, dans le but de favoriser l’instauration d’échanges dématérialisés et de limiter la durée et le coût de l’expertise, le technicien devra privilégier l’usage de la plateforme OPALEXE et qu’il proposera en ce cas à chacune des parties, au plus tard lors de la première réunion d’expertise, de recourir à ce procédé pour communiquer tous documents et notes par la voie dématérialisée dans les conditions de l’article 748-1 du code de procédure civile et de l’arrêté du 14 juin 2017 validant de tels échanges ;
Condamnons la partie demanderesse aux dépens ;
Disons n’y avoir lieu à référé sur la demande d’injonction des époux [M] à laisser accès aux locaux ;
Rappelons que l’exécution provisoire est de droit.
Fait à [Localité 29] le 03 décembre 2025.
Le Greffier, Le Président,
Daouia BOUTLELIS Anne-Charlotte MEIGNAN
Service de la régie :
Tribunal de Paris, [Adresse 31]
[Localité 26]
☎ [XXXXXXXX01]
Fax 01.44.32.53.46
✉ [Courriel 32]
Sont acceptées les modalités de paiements suivantes :
➢ virement bancaire aux coordonnées suivantes :
IBAN : [XXXXXXXXXX028]
BIC : TRPUFRP1
en indiquant impérativement le libellé suivant :
C7 « Prénom et Nom de la personne qui paye » pour prénom et nom du consignataire indiqué dans la décision + Numéro de RG initial
➢ chèque établi à l’ordre du régisseur du Tribunal judiciaire de Paris (en cas de paiement par le biais de l’avocat uniquement chèque CARPA ou chèque tiré sur compte professionnel)
Le règlement doit impérativement être accompagné d’une copie de la présente décision. En cas de virement bancaire, cette décision doit être envoyée au préalable à la régie (par courrier, courriel ou fax).
Expert : Monsieur [Y] [R]
Consignation : 5000 € par Le SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L’IMMEUBLE NUMERO [Adresse 10] représenté par son syndic la société JEAN CHARPENTIER SOPAGI
le 04 Mai 2026
Rapport à déposer le : 04 Janvier 2027
Juge chargé du contrôle de l’expertise :
Service du contrôle des expertises
Tribunal de Paris, [Adresse 31]
[Localité 26].
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