Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, service des réf., 31 mars 2025, n° 25/51746 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/51746 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 23]
■
N° RG 25/5[Immatriculation 6]/52035 -
N° Portalis 352J-W-B7J-C7HII
N°: 1
Assignation du :
05, 06, 18 Mars 2025
EXPERTISE[1]
[1] 4 Copies exécutoires
délivrées le:
+1 copie expert
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
rendue le 31 mars 2025
par Anne-Charlotte MEIGNAN, Vice-Président au Tribunal judiciaire de Paris, agissant par délégation du Président du Tribunal,
Assistée de Daouia BOUTLELIS, Greffier
RG 25/51746
DEMANDEURS
Monsieur [H] [M]
[Adresse 4]
[Localité 14]
Madame [W] [U]
[Adresse 4]
[Localité 14]
Monsieur [D] [K]
[Adresse 10]
[Localité 14]
Madame [A] [M]
[Adresse 8]
[Localité 15]
Monsieur [F] [M]
[Adresse 3]
[Localité 13]
représentés par Me Arthur DUPREZ-GOYAT, avocat au barreau de PARIS – #A0721
DEFENDEURS
Le syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 19] représenté par son syndic la société JEAN CHARPENTIER – SOPAGI SA
[Adresse 7]
[Localité 14]
représenté par Me Cyril LAROCHE, avocat au barreau de PARIS – #D1605
Monsieur [L] [G]
[Adresse 11]
[Localité 21]
représenté par Me Marie-suzanne LE, avocat au barreau de PARIS – #R0053
Monsieur [V] [B]
[Adresse 12]
[Localité 17]
représenté par Maître François BLANGY de la SCP CORDELIER & Associés, avocats au barreau de PARIS – #P0399
Monsieur [T] [X]
[Adresse 9]
[Localité 16]
non représenté
RG 25/52035
DEMANDEURS
Monsieur [H] [M]
[Adresse 4]
[Localité 14]
Madame [W] [U]
[Adresse 4]
[Localité 14]
Monsieur [D] [K]
[Adresse 10]
[Localité 14]
Madame [A] [M]
[Adresse 8]
[Localité 15]
Monsieur [F] [M]
[Adresse 3]
[Localité 13]
représentés par Me Arthur DUPREZ-GOYAT, avocat au barreau de PARIS – #A0721
DEFENDERESSE
Madame [Z] [Y] épouse[X]
[Adresse 9]
[Localité 16]
non représentée
DÉBATS
A l’audience du 25 Mars 2025, tenue publiquement, présidée par Anne-Charlotte MEIGNAN, Vice-Président, assistée de Daouia BOUTLELIS, Greffier,
Nous, Président,
Après avoir entendu les conseils des parties,
Vu l’assignation en référé à heure indiquée délivrée les 5 et 6 mars 2025, enrôlée sous le numéro de répertoire général 25/51746, par Monsieur [H] [M], Madame [W] [U], Monsieur [D] [K], Madame [A] [M] et Monsieur [F] [M], à l’encontre du syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 20], de Monsieur [L] [G], de Monsieur [V] [B] et de Monsieur [T] [X], aux fins essentielles à titre principal de condamnation sous astreinte des défendeurs à faire exécuter les travaux nécessaires à la reprise des désordres, à titre subsidiaire de voir désigner un expert concernant les désordres affectant le plancher haut de l’appartement dont ils sont propriétaires au 5ème étage de l’immeuble, et en tout état de cause, en paiement d’une indemnité provisionnelle et des frais de procédure ;
Vu l’assignation en référé à heure indiquée délivrée le 18 mars 2025, enrôlée sous le numéro de répertoire général 25/52035, par les demandeurs à l’encontre de Madame [Z] [X], née [Y], en intervention forcée, compte tenu du décès de [T] [X];
Vu la jonction des procédures à l’audience du 25 mars 2025 sous le numéro de répertoire général commun 25/51746 ;
Vu le désistement des requérants de leur demande principale et de leur demande provisionnelle;
Vu les protestations et réserves formulées à l’audience par Messieurs [G] et [B], ainsi que par le syndicat des copropriétaires ;
Vu l’absence de constitution de Madame [X] ;
Vu l’article 455 du code de procédure civile,
SUR CE,
Conformément aux dispositions de l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparait pas, le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Il convient de donner acte aux requérants qu’ils se désistent de leur demande principale et de leur demande provisionnelle.
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
L’application de ce texte, qui subordonne le prononcé d’une mesure d’instruction à la seule démonstration d’un intérêt légitime à établir ou à préserver une preuve en vue d’un litige potentiel, n’implique aucun préjugé sur la recevabilité et le bien-fondé des demandes formées ultérieurement, sur la responsabilité des personnes appelées comme partie à la procédure, ni sur les chances du procès susceptible d’être engagé.
En l’état des arguments développés par les parties et compte tenu des documents produits, notamment les différents rapports établis par la société Ataa Dito et alors que certains des défendeurs contestent leur responsabilité, le motif légitime prévu par l’article 145 du code de procédure civile est établi. La mesure d’instruction sollicitée doit donc être ordonnée dans les termes du dispositif ci-après.
La partie demanderesse sera condamnée aux dépens, l’article 491 du code de procédure civile ne prévoyant pas qu’ils puissent être réservés.
Les responsabilités n’étant pas encore définies, il n’y a pas lieu à faire application de l’article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par ordonnance réputée contradictoire en premier ressort,
Donnons acte aux requérants qu’ils se désistent de leur demande principale et de leur demande provisionnelle ;
Donnons acte des protestations et réserves formulées en défense ;
Ordonnons une mesure d’expertise et désignons en qualité d’expert :
Monsieur [T] [E]
[Adresse 5]
[Localité 18]
☎ :[XXXXXXXX01]
qui pourra prendre l’initiative de recueillir l’avis d’un autre technicien, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne,
avec mission de :
— se rendre sur les lieux des désordres après y avoir convoqué les parties ;
— examiner les désordres allégués dans l’assignation et, le cas échéant, sans nécessité d’extension de mission, tous désordres connexes ayant d’évidence la même cause mais révélés postérieurement à l’assignation, sans préjudice des dispositions de l’article 238 alinéa 2 du code de procédure civile ;
— les décrire, en indiquer la nature, l’importance, la date d’apparition; en rechercher la ou les causes;
— fournir tout renseignement de fait permettant au tribunal de statuer sur les éventuelles responsabilités encourues et sur les comptes entre les parties ;
— après avoir exposé ses observations sur la nature des travaux propres à remédier aux désordres, et leurs délais d’exécution, chiffrer, à partir des devis fournis par les parties, éventuellement assistées d’un maître d’œuvre, le coût de ces travaux en retenant le devis le moins disant ;
— fournir tous éléments de nature à permettre ultérieurement à la juridiction saisie d’évaluer les préjudices de toute nature, directs ou indirects, matériels ou immatériels résultant des désordres, notamment le préjudice de jouissance subi ou pouvant résulter des travaux de remise en état ;
— dire si des travaux urgents sont nécessaires soit pour empêcher l’aggravation des désordres et du préjudice qui en résulte, soit pour prévenir les dommages aux personnes ou aux biens ; dans l’affirmative, à la demande d’une partie ou en cas de litige sur les travaux de sauvegarde nécessaires, décrire ces travaux et en faire une estimation sommaire dans un rapport intermédiaire qui devra être déposé aussitôt que possible ;
— faire toutes observations utiles au règlement du litige;
Disons que pour procéder à sa mission l’expert devra :
✏ convoquer et entendre les parties, assistées, le cas échéant, de leurs conseils, et recueillir leurs observations à l’occasion de l’exécution des opérations ou de la tenue des réunions d’expertise ;
✏ se faire remettre toutes pièces utiles à l’accomplissement de sa mission, notamment, s’il le juge utile, les pièces définissant le marché, les plans d’exécution, le dossier des ouvrages exécutés ;
✏ se rendre sur les lieux et si nécessaire en faire la description, au besoin en constituant un album photographique et en dressant des croquis ;
✏ à l’issue de la première réunion d’expertise, ou dès que cela lui semble possible, et en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai :
→ en faisant définir une enveloppe financière pour les investigations à réaliser, de manière à permettre aux parties de préparer le budget nécessaire à la poursuite de ses opérations ;
→ en les informant de l’évolution de l’estimation du montant prévisible de ses frais et honoraires et en les avisant de la saisine du juge du contrôle des demandes de consignation complémentaire qui s’en déduisent, sur le fondement de l’article 280 du code de procédure civile, et dont l’affectation aux parties relève du pouvoir discrétionnaire de ce dernier au sens de l’article 269 du même code ;
→ en fixant aux parties un délai impératif pour procéder aux interventions forcées ;
→ en les informant, le moment venu, de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ;
✏ au terme de ses opérations, adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception dont il s’expliquera dans son rapport (par ex : réunion de synthèse, communication d’un projet de rapport), et y arrêter le calendrier impératif de la phase conclusive de ses opérations, compte-tenu des délais octroyés devant rester raisonnable ;
→ fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse ;
→ rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au delà de ce délai;
Fixons à la somme de 6000 euros le montant de la provision à valoir sur les frais d’expertise qui devra être consignée par la partie demanderesse à la régie du tribunal judiciaire de Paris au plus tard le 02 juin 2025 ;
Disons que, faute de consignation de la présente provision initiale dans ce délai impératif, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation de l’expert sera aussitôt caduque et de nul effet, sans autre formalité requise, conformément aux dispositions de l’article 271 du code de procédure civile ;
Disons que l’exécution de la mesure d’instruction sera suivie par le juge du contrôle des expertises, spécialement désigné à cette fin en application des articles 155 et 155-1 du même code ;
Disons que le terme du délai fixé par l’expert pour le dépôt des dernières observations marquera la fin de l’instruction technique et interdira, à compter de la date à laquelle il est fixé, le dépôt de nouvelles observations, sauf les exceptions visées à l’article 276 du code de procédure civile;
Disons que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 232 à 255, 263 à 284-1 du Code de procédure civile et qu’il déposera l’original de son rapport au greffe du Tribunal judiciaire de Paris (Contrôle des expertises) avant le 02 février 2026, pour le rapport définitif, sauf prorogation de ces délais dûment sollicitée en temps utile de manière motivée auprès du Juge du contrôle ;
Disons que, dans le but de favoriser l’instauration d’échanges dématérialisés et de limiter la durée et le coût de l’expertise, le technicien devra privilégier l’usage de la plateforme OPALEXE et qu’il proposera en ce cas à chacune des parties, au plus tard lors de la première réunion d’expertise, de recourir à ce procédé pour communiquer tous documents et notes par la voie dématérialisée dans les conditions de l’article 748-1 du code de procédure civile et de l’arrêté du 14 juin 2017 validant de tels échanges ;
Condamnons la partie demanderesse aux dépens ;
Disons n’y avoir lieu à application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
Rappelons que l’exécution provisoire est de droit.
Fait à [Localité 23] le 31 mars 2025.
Daouia BOUTLELIS Anne-Charlotte MEIGNAN
Service de la régie :
Tribunal de Paris, Parvis du Tribunal de Paris, 75017 Paris
☎ [XXXXXXXX02]
Fax 01.44.32.53.46
✉ [Courriel 24]
Sont acceptées les modalités de paiements suivantes :
➢ virement bancaire aux coordonnées suivantes :
IBAN : [XXXXXXXXXX022]
BIC : TRPUFRP1
en indiquant impérativement le libellé suivant :
C7 « Prénom et Nom de la personne qui paye » pour prénom et nom du consignataire indiqué dans la décision + Numéro de RG initial
➢ chèque établi à l’ordre du régisseur du Tribunal judiciaire de Paris (en cas de paiement par le biais de l’avocat uniquement chèque CARPA ou chèque tiré sur compte professionnel)
Le règlement doit impérativement être accompagné d’une copie de la présente décision. En cas de virement bancaire, cette décision doit être envoyée au préalable à la régie (par courrier, courriel ou fax).
Expert : Monsieur [T] [E]
Consignation : 6000 € par Monsieur [H] [M]
Madame [W] [U]
Monsieur [D] [K]
Madame [A] [M]
Monsieur [F] [M]
le 02 Juin 2025
Rapport à déposer le : 02 Février 2026
Juge chargé du contrôle de l’expertise :
Service du contrôle des expertises
Tribunal de Paris, Parvis du Tribunal de Paris, 75017 Paris.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Résolution ·
- Assemblée générale ·
- Immeuble ·
- Lot ·
- Tantième ·
- Copropriété ·
- Autorisation ·
- Sociétés ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Vote
- Parents ·
- Enfant ·
- Mère ·
- Divorce ·
- Père ·
- Tribunal judiciaire ·
- Pensions alimentaires ·
- Vacances ·
- Nationalité française ·
- Règlement
- Logement ·
- Norme ·
- Locataire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Réparation ·
- Adresses ·
- Loyer ·
- Constat d'huissier ·
- Protection ·
- Remise
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Assemblée générale ·
- Résolution ·
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Copropriété ·
- Vote ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assignation ·
- Épouse ·
- Nullité
- Côte ·
- Chaudière ·
- Sociétés ·
- Ouvrage ·
- Préjudice de jouissance ·
- Chauffage ·
- Franchise ·
- Biens ·
- Expert ·
- Responsabilité
- Vendeur ·
- Vente ·
- Clause ·
- Garantie ·
- Sinistre ·
- Eaux ·
- Titre ·
- Acte ·
- Vice caché ·
- Acquéreur
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Avantages matrimoniaux ·
- Altération ·
- Partage ·
- Code civil ·
- Mariage ·
- Effets du divorce ·
- Acte ·
- Lien ·
- Liquidation ·
- Date
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Locataire ·
- L'etat ·
- Réparation ·
- Devis ·
- Loyer ·
- Dégradations ·
- Épouse ·
- Titre
- Etablissement public ·
- Assistant ·
- Tribunal judiciaire ·
- Avocat ·
- Aide juridictionnelle ·
- Jugement ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Mise à disposition ·
- Délibéré
Sur les mêmes thèmes • 3
- Appel ·
- Détention ·
- Délai ·
- Liberté ·
- Interjeter ·
- Santé publique ·
- Hospitalisation ·
- Voies de recours ·
- Déclaration ·
- Ordonnance du juge
- Adresses ·
- Notaire ·
- Fonds de commerce ·
- Immeuble ·
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Motif légitime ·
- Agent immobilier ·
- Siège social ·
- Référé
- Centre hospitalier ·
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Électronique ·
- Trouble mental ·
- Copie ·
- Miel ·
- Courriel ·
- Surveillance
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.