Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Saint-Denis de la Réunion, jaf cab 2, 11 oct. 2024, n° 23/03838 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/03838 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT-DENIS DE LA REUNION – N° RG 23/03838 – N° Portalis DB3Z-W-B7H-GMBS
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT DENIS DE LA RÉUNION
[12]
MINUTE N°
AFFAIRE N° RG 23/03838 – N° Portalis DB3Z-W-B7H-GMBS
NAC : 20L – Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
JUGEMENT DU JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
DU 11 OCTOBRE 2024
EN DEMANDE :
Madame [F] [S] [K] épouse [D]
née le [Date naissance 4] 1981 à [Localité 14], section [Localité 16] (974)
[Adresse 1]
[Localité 9]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle TOTALE n°2023/001396 du 18/04/2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 14] REUNION)
représentée par Me Sylvie MOUTOUCOMORAPOULE, avocat au barreau de SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION
EN DÉFENSE :
Monsieur [N] [T] [D]
né le [Date naissance 2] 1973 à [Localité 14] (974)
[Adresse 3]
[Localité 8]
non comparant, ni représenté
COMPOSITION DE LA JURIDICTION
juge aux affaires familiales : Fabienne MOULINIER
assistée lors des débats de : Myriam PICCONI, Greffier
lors du prononcé de : Myriam PICCONI, Greffier
Un dossier a été déposé au greffe de la juridiction le 23 août 2024.
Le jugement a été prononcé par mise à disposition des parties le 11 octobre 2024.
Copie exécutoire + Copie certifiée conformeAvocat : Me Sylvie MOUTOUCOMORAPOULE
Copie conforme parties LRAR
Copie exécutoire [10] :
délivrées le :
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT-DENIS DE LA REUNION – N° RG 23/03838 – N° Portalis DB3Z-W-B7H-GMBS
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, par décision réputée contradictoire et en premier ressort, après débats en chambre du conseil,
Vu l’assignation en divorce délivrée le 15 novembre 2023,
Vu l’ordonnance statuant sur les mesures provisoires rendue le 5 février 2024,
Vu la proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux,
PRONONCE le divorce entre :
Madame [F] [S] [K] épouse [D]
née le [Date naissance 4] 1981 à [Localité 14], section [Localité 16] (974)
et
Monsieur [N] [T] [D]
né le [Date naissance 2] 1973 à [Localité 14] (974)
mariés le [Date mariage 7] 1997 à [Localité 14] (974),
en application des articles 237 et 238 du Code civil,
DIT que le dispositif du présent jugement fera l’objet d’une mention en marge de l’acte de mariage des époux et de l’acte de naissance de chacun d’eux ;
DIT que les effets du divorce entre époux en ce qui concerne leurs biens remonteront au 18 mai 2021 ;
CONSTATE l’exercice conjoint de l’autorité parentale à l’égard de l’enfant mineur [B], [X] [D], né le [Date naissance 5] 2016 à [Localité 14] (974) ;
RAPPELLE que l’exercice conjoint de l’autorité parentale implique que les parents doivent :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant notamment la santé, l’orientation scolaire et professionnelle, l’éducation religieuse, tout séjour lointain (métropole) ou à l’étranger et le changement de résidence de l’enfant ;
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges de l’enfant avec l’autre parent dans le respect du cadre de vie de chacun ;
RAPPELLE qu’en application de l’article 373-2 alinéa 3 du code civil, tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisira le juge aux affaires familiales qui statuera selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
FIXE la résidence habituelle de l’enfant mineur [B], [X] [D], né le [Date naissance 5] 2016 à [Localité 14], section [Localité 15] (974) au domicile maternel ;
DIT que Monsieur [N] [T] [D] exercera librement son droit de visite et d’hébergement à l’égard de l’enfant mineur [B], [X] [D], né le [Date naissance 5] 2016 à [Localité 14] et, à défaut d’accord :
— les 1ère, 3e et le cas échéant 5e fins de semaine de chaque mois, du vendredi soir sortie des classes ou 17h00 au dimanche soir 18h00,
— la première moitié des vacances scolaires les années paires et la seconde moitié les années impaires ;
à charge pour lui de chercher ou faire chercher l’enfant au domicile de la mère ou à l’école, et de l’y ramener ou de l’y faire ramener, étant ajouté que si un jour férié précède ou suit une fin de semaine en la prolongeant, il profitera à celui qui exerce son droit de visite et d’hébergement ;
DIT que les dates de vacances à prendre en considération sont celles de l’Académie dont dépend l’établissement scolaire de l’enfant mineur, et, à défaut de scolarisation, les dates de vacances de l’Académie dans laquelle il a sa résidence principale ;
DIT que si Monsieur [N] [T] [D] n’a pas exercé son droit dans l’heure pour les fins de semaine, dans la journée pour les vacances, il sera présumé avoir renoncé à la totalité de la période considérée, sauf cas de force majeure ;
DIT qu’en tout état de cause, l’enfant mineur passera le jour de la fête des mères avec sa mère et le jour de la fête des pères avec son père, si ces derniers résident dans le même département ;
DEBOUTE Madame [F] [S] [K] épouse [D] de sa demande tendant au partage des journées des 25 décembre et 1er janvier ;
FIXE à la somme totale de 200 euros, soit 100 euros par enfant, le montant de la pension alimentaire que Monsieur [N] [T] [D] devra verser à Madame [F] [S] [K] épouse [D] au titre de la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants [W], [O] [D], né le [Date naissance 6] 2003 à [Localité 14] et [B], [X] [D], né le [Date naissance 5] 2016 à [Localité 14], ladite pension étant payable mensuellement et d’avance au plus tard le 5 de chaque mois au domicile de Madame [F] [S] [K] épouse [D] et, en tant que de besoin, l’y condamne,
DIT que cette pension alimentaire sera indexée sur l’indice des prix à la consommation France Entière (métropole et DOM), base 100 en 1998, série “hors tabac, ensemble des ménages” publié par l’Institut [13] et des Études Économiques – INSEE (INSEE tél. 0 825 889 452 ; http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_cons/indic_cons.asp) et que la revalorisation devra être effectuée le 1er janvier de chaque année, selon la formule :
Nouvelle pension alimentaire = pension initiale x A
B
dans laquelle B est l’indice publié au jour de la présente décision et A le dernier indice publié à la date de revalorisation,
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants [W], [O] [D] et [B], [X] [D] sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales ; la pension sera versée par Monsieur [N] [T] [D], parent débiteur, à la [11], qui le reversera directement à Madame [F] [S] [K] épouse [D], parent créancier ;
RAPPELLE qu’en cas d’impayé, l’organisme débiteur des prestations familiales sera subrogé dans les droits du parent créancier et pourra engager une procédure de recouvrement forcé lorsque le débiteur n’aura pas régularisé sa situation malgré une demande en ce sens ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
RAPPELLE, conformément aux prescriptions de l’article 465-1 du code de procédure civile, qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues, le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes : saisie-arrêt entre les mains d’un tiers, autres saisies, paiement direct entre les mains de l’employeur, recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République ;
RAPPELLE que le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal : 2 ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;
DIT que la pension alimentaire fixée ci-dessus sera versée mensuellement douze mois sur douze jusqu’à ce que l’enfant ait atteint dix huit ans révolus et au delà tant qu’il restera à la charge du parent avec lequel il réside habituellement, sauf au créancier d’aliments d’apporter la preuve chaque année au mois de novembre, par lettre recommandée avec accusé de réception que l’enfant demeure à charge;
DIT que toute demande de modification de ces dispositions est subordonnée à une tentative de médiation familiale préalable obligatoire (article 7 de la loi du 18 novembre 2016) et qu’à défaut, la nouvelle demande sera déclarée irrecevable ;
DEBOUTE les époux de l’ensemble de leurs demandes plus amples ou contraires ;
CONDAMNE l’époux demandeur aux dépens et DIT qu’ils seront recouvrés le cas échéant conformément à la législation sur l’aide juridictionnelle.
Ainsi fait et rendu par mise à disposition au greffe le 11 OCTOBRE 2024, les parties en ayant été avisées à l’issue des débats conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l’article 450 du Code de procédure civile.
LE GREFFIER, LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES,
RAPPEL AUX EPOUX : tout changement de domicile doit être notifié dans le mois à leur ancien conjoint sous peine d’amende voire d’emprisonnement (article 227-4 et 227-6 du Code Pénal) tant que sont en vigueur des pensions alimentaires, des prestations de toute nature, ou droit de visite et d’hébergement concernant des enfants mineurs.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Hospitalisation ·
- Santé publique ·
- Tribunal judiciaire ·
- Centre hospitalier ·
- Suspensif ·
- Adresses ·
- Notification ·
- Établissement ·
- Surveillance ·
- Tiers
- Divorce ·
- Mariage ·
- Maroc ·
- Consulat ·
- Algérie ·
- Acte ·
- Tribunal judiciaire ·
- Partage ·
- Avantages matrimoniaux ·
- Liquidation
- Rétablissement personnel ·
- Adresses ·
- Consommation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Liquidation judiciaire ·
- Siège social ·
- Commission de surendettement ·
- Créanciers ·
- Liquidation ·
- Personnel
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Enseigne ·
- Immatriculation ·
- Véhicule ·
- Contrôle technique ·
- Vente ·
- Pneumatique ·
- Carte grise ·
- Résolution du contrat ·
- Tribunal judiciaire ·
- Tentative
- Déchéance du terme ·
- Finances ·
- Assurances ·
- Mise en demeure ·
- Banque ·
- Créanciers ·
- Tribunal judiciaire ·
- Clause pénale ·
- Irlande ·
- Dette
- Bornage ·
- Cadastre ·
- Mise en état ·
- Incident ·
- Propriété ·
- Sursis à statuer ·
- Géomètre-expert ·
- Procédure civile ·
- État ·
- Expert
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Banque ·
- Commandement ·
- Crédit ·
- Exécution ·
- Exigibilité ·
- Suspension ·
- Traitement ·
- Commission de surendettement ·
- Vente ·
- Créance
- Tribunal judiciaire ·
- Restriction de liberté ·
- Santé publique ·
- Siège ·
- Hospitalisation ·
- Contrôle ·
- Vices ·
- Publicité des débats ·
- Magistrat ·
- Etablissements de santé
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Loyer ·
- Résiliation du bail ·
- Commandement de payer ·
- Jonction ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Paiement ·
- Bail d'habitation ·
- Clause resolutoire ·
- Libération
Sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Eaux ·
- Facture ·
- Dette ·
- Dommages et intérêts ·
- Restitution ·
- Erreur ·
- Jugement ·
- Hôtel ·
- Part
- Pompe à chaleur ·
- Demande d'expertise ·
- Mise en état ·
- Rhône-alpes ·
- Réseau ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Éclairage ·
- Demande ·
- Origine
- Demande relative à d'autres contrats d'assurance ·
- Contrat d'assurance ·
- Contrats ·
- Euro ·
- Véhicule ·
- Liquidateur ·
- Sociétés ·
- Héritage ·
- Responsabilité limitée ·
- Mandataire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Bénéfice ·
- Qualités
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.