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Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, pole civil fil 1, 26 févr. 2026, n° 25/04631 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/04631 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expertise |
| Date de dernière mise à jour : | 7 mars 2026 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Cabinet(s) : | |
| Parties : | Compagnie d'assurance MIC INSURANCE COMPANY |
Texte intégral
ORDONNANCE DU : 26 Février 2026
DOSSIER : N° RG 25/04631 – N° Portalis DBX4-W-B7J-UQ4V
NAC: 54G
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
POLE CIVIL – Fil 1
ORDONNANCE DU 26 Février 2026
(Expertise et sursis à statuer)
Madame KINOO, Juge de la mise en état
Madame CHAOUCH, Greffier
DEBATS : à l’audience publique du 15 Janvier 2026, les débats étant clos, l’affaire a été mise en délibéré au 26 Février 2026, date à laquelle l’ordonnance est rendue.
DEMANDEURS
Mme [I] [F] épouse [E]
née le 26 Mars 1989 à [Localité 1], demeurant [Adresse 1]
représentée par Maître Florence VAYSSE-AXISA de la SCP VAYSSE-LACOSTE-AXISA, avocats au barreau de TOULOUSE, vestiaire : 331
M. [K] [E]
né le 04 Septembre 1988 à [Localité 2], demeurant [Adresse 1]
représenté par Maître Florence VAYSSE-AXISA de la SCP VAYSSE-LACOSTE-AXISA, avocats au barreau de TOULOUSE, vestiaire : 331
DEFENDERESSE
Compagnie d’assurance MIC INSURANCE COMPANY, RCS [Localité 3] 885 241 208, ès-qualités d’assureur de la SARL AR CONSTRUCTION suivant police n°141101302JA., dont le siège social est sis [Adresse 2]
représentée par Me Claire GOULOUZELLE, avocat au barreau de TOULOUSE, avocat postulant, vestiaire : 551, et par Maitre Emmanuel PERREAU de la SELAS PERREAU AVOCATS, avocats au barreau de PARIS, avocat plaidant,
EXPOSE DU LITIGE
M. [K] [E] et Mme [I] [F] épouse [E] sont propriétaires d’une parcelle située [Adresse 3] à [Localité 4] sur laquelle ils ont entrepris d’édifier une maison.
Sont intervenues à l’acte de construire :
— la société AR Concept, radiée du Rcs le 4 mars 2020, en qualité de maître d’œuvre titulaire d’une mission complète ;
— la société AR Construction, radiée du Rcs le 28 mai 2020 et assurée auprès de la société Mic Insurance Company, en charge des travaux de terrassement, de gros œuvre et de VRD.
La Déclaration d’Ouverture de Chantier (DOC) est intervenue le 22 juin 2015.
Le chantier a été réceptionné le 11 février 2016 avec les réserves suivantes :
— extérieurs : apport de terre (2 camions + mise en place),
— salle de bains : reprises joints au sol douche à l’italienne, réparation trop plein percée.
M. et Mme [E] ont déclaré le 16 novembre 2024 à la société Mic Insurance Company les sinistres suivants :
— une remontée (intérieure et extérieure) de salpêtre sur le mur côté porte de garage avec une détérioration du crépi : constaté depuis juin 2017 ;
— fissure extérieure en escalier d’environ 6 m linéaire, partant du sol et remontant jusqu’au toit sur le mur côté porte d’entrée : constaté depuis avril 2021,
— fissure extérieure de 3 m linéaire sous la fenêtre de la cuisine : constaté depuis 2019.
Le 10 février 2025, la société Mic Insurance Company a accusé réception et a sollicité la transmission d’éléments complémentaires, lesquels lui ont été adressés le 18 mars suivant.
Le 22 avril 2025, afin de lui permettre d’instruire et mandater un expert, la société Mic Insurance Company a sollicité de nouveau l’envoi de pièces qui lui ont également été communiquées par M. et Mme [E].
Par un acte du 27 octobre 2025, M. et Mme [E] ont assigné la société Mic Insurance Company devant le tribunal judiciaire de Toulouse en vue d’obtenir :
— Avant dire droit, la mise en œuvre d’une expertise judiciaire ;
— Au fond, la condamnation de la société Mic Insurance Company à leur régler le coût des travaux de reprise des désordres ainsi que 3 500 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
M. et Mme [E] ont saisi le juge de la mise en état d’une demande d’expertise judiciaire et de sursis à statuer.
L’incident
Suivant conclusions d’incident signifiées le 5 janvier 2026, M. et Mme [E] demandent au juge de la mise en état de :
Vu les articles 10, 143, 144, 146 et 232 du code de procédure civile,
Vu l’article 378 du code de procédure civile,
Vu l’article 789 du code de procédure civile,
Vu l’article 124-3 du code des assurances,
— rejeter les conclusions de la société Mic Insurance Company,
— ordonner une mesure d’expertise judiciaire aux frais avancés des demandeurs, et en commettant tel expert qu’il lui plaira
— surseoir à statuer dans l’attente du rapport d’expertise judiciaire qui sera communiqué dans
le cadre de la mise en état,
— réserver les dépens de l’instance
En réponse dans ses dernières conclusions d’incident signifiées le 9 janvier 2026, la société Mic Insurance Company demande au juge de la mise en état de :
Vu les articles 145 et 789 du code de procédure civile ;
— débouter M. et Mme [E] de leur demande d’expertise judiciaire, en l’absence de motif légitime ;
— condamner M. et Mme [E] à lui régler une somme de 1 500 euros en vertu des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
— condamner M. et Mme [E] aux entiers dépens.
Pour un plus ample exposé des moyens et prétentions des parties, il est renvoyé aux conclusions visées ci-dessus, conformément aux dispositions de l’article 455 du code de procédure civile.
L’incident, retenu à l’audience du 15 janvier 2026, a été mis en délibéré au 26 février 2026.
MOTIFS
1. Sur la demande d’expertise judiciaire
L’article 789 du code de procédure civile dispose que le juge de la mise en état est, à compter de sa désignation et, jusqu’à son dessaisissement, seul compétent, à l’exclusion de toute autre formation du tribunal, pour : (…)
5° Ordonner, même d’office, toute mesure d’instruction.
Il appartient au juge de s’assurer souverainement que la mesure correspond à un juste motif dont la pertinence se trouve dans l’établissement d’une preuve dont la production est susceptible d’influer sur la solution du litige, concernant des prétentions qui, dans leurs fondements, ne doivent pas apparaître comme manifestement irrecevables ou vouées à l’échec.
En l’espèce, nonobstant les contestations de la société Mic Insurance Company, M. et Mme [E] versent aux débats des justificatifs suffisants (devis accepté et factures de la société AR construction, déclaration de sinistre) établissant les éléments de fait et de droit du litige et la nécessité de l’expertise demandée qui, en tout état de cause, rejoint l’intérêt de chacune des parties dans la perspective d’une défense loyale de leurs droits respectifs, sans préjudicier au fond.
Il sera en conséquence fait droit à leur demande d’expertise judiciaire, à leurs frais avancés.
2. Sur la demande de sursis à statuer
L’article 789 du code de procédure civile dispose que le juge de la mise en état est, à compter de sa désignation et, jusqu’à son dessaisissement, seul compétent, à l’exclusion de toute autre formation du tribunal, pour :
1° Statuer sur les exceptions de procédure (…).
Il est jugé que le sursis à statuer constitue une exception de procédure de la compétence du juge de la mise en état.
Aux termes de l’article 378 du même code, la décision de sursis suspend le cours de l’instance pour le temps ou jusqu’à la survenance de l’événement qu’elle détermine.
En l’espèce, les parties justifient d’un intérêt légitime à voir prononcer un sursis à statuer, les opérations d’expertise étant essentielles à la solution du litige.
Il sera en conséquence fait droit à la demande de sursis à statuer dans l’attente du rapport définitif de l’expertise judiciaire ci-dessus ordonnée.
3. Sur les dépens de l’incident
Les dépens de l’incident seront joints à ceux de l’instance au fond.
La société Mic Insurance Company sera déboutée de sa demande au titre des frais irrépétibles.
Enfin, il y a lieu d’ordonner le renvoi du dossier à une audience de mise en état électronique.
PAR CES MOTIFS
Le juge de la mise en état, statuant publiquement, par ordonnance contradictoire et en premier ressort, prononcée par mise à disposition au greffe
Ordonne une mesure d’expertise judiciaire
Commet pour y procéder :
M. [Z] [W]
[Adresse 4]
[Localité 5]
Tél :[XXXXXXXX01] Fax : [XXXXXXXX02]
Mél : [Courriel 1]
Et, en cas d’indisponibilité :
M. [V] [D]
[Adresse 5]
[Localité 6]
Tel : [XXXXXXXX03]
06.23.83.57.26
Mél : [Courriel 2]
Avec mission de :
— prendre connaissance de tous documents utiles à l’accomplissement de sa mission, des conventions intervenues entre les parties,
— visiter les lieux en présence des parties dument convoquées, leurs conseils avisés;
— vérifier le cadre administratif, réglementaire et contractuel dans lequel la situation est intervenue ainsi que les conditions d’assurance,
— décrire l’état d’avancement des travaux,
— rechercher s’il y a eu réception, selon quelles modalités et dire s’il y a eu des réserves en précisant leur suivi,
— décrire les ouvrages,
— dire si les travaux effectués par les divers intervenants sont conformes quantitativement et qualitativement aux engagements contractuels pris et s’ils sont achevés,
— dire si l’immeuble présente les désordres et malfaçons précisément invoqués dans l’assignation ou tout document de renvoi à l’exclusion de tous autres non définis,
— dans l’affirmative, en indiquer la nature et l’étendue en précisant s’ils peuvent compromettre la stabilité ou la solidité de l’immeuble ou le rendre impropre à l’usage auquel il est destiné en l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou l’un de ses éléments d’équipement,
— dire quelles sont les causes de ces désordres et malfaçons en précisant s’ils sont imputables à une erreur de conception, à une faute d’exécution, à la mauvaise qualité des matériaux mis en œuvre, à une erreur d’utilisation de l’ouvrage, à un défaut d’entretien par son propriétaire, ou à toute autre cause qui sera indiquée, notamment une catastrophe naturelle reconnue par l’administration,
— dans l’hypothèse d’un caractère évolutif des désordres, préciser à quel terme et dans quelle mesure l’ouvrage sera affecté,
— dire si les désordres et malfaçons identifiés sont apparus avant ou après la réception de l’ouvrage et s’ils étaient ou non apparents lors de la réception,
— rechercher tous les éléments techniques qui permettront à telle juridiction de déterminer les responsabilités respectives éventuellement encourues,
— indiquer les travaux nécessaires pour remédier aux désordres, malfaçons ou non conformités, en apprécier le coût et la durée d’exécution au vu des devis remis par les parties,
— préciser si après exécution des travaux de remise en état, les locaux seront affectés d’une moins-value et la quantifier dans l’affirmative,
— indiquer les préjudices éventuellement subis,
— présenter les éléments chiffrés permettant l’apurement des comptes entre parties
A l’issue de la première réunion d’expertise sur les lieux, rédiger une note succincte :
— en indiquant les premières constatations opérées, les questions à traiter et notamment les
travaux confortatifs urgents
— énumérant les travaux de remise en l’état sans incidence sur le déroulement de l’expertise,
— donnant un premier avis, non définitif, sur l’existence, la nature, les causes de désordres ainsi qu’une première approximation du coût des éventuels frais de remise en conformité,
Dit que l’expertise sera exécutée sous le contrôle du juge du tribunal judiciaire de Toulouse chargé de contrôler les mesures d’instruction, à qui il sera référé en cas de difficulté,
Rappelle à l’expert qu’il doit, dès sa saisine, adresser au greffe de la juridiction l’acceptation de sa mission et un engagement d’impartialité, et dire si la mission rentre dans ses compétences. Tout refus ou tout motif d’empêchement devra faire l’objet d’un courrier circonstancié, adressé dans les 8 jours de sa saisine,
Demande à l’expert de s’adresser à la boîte structurelle de la juridiction dédiée à l’expertise ([Courriel 3]),
Indique à l’expert qu’il devra procéder à la première réunion dans un délai maximum de 45 jours, à charge pour les parties de lui adresser spontanément leurs pièces et conclusions. Pour les dossiers complexes, et obligatoirement en matière de construction, patrimoniale ou comptable, l’expert adressera à son issue au juge chargé de la surveillance des expertises, une fiche récapitulative établie et adressée en la forme simplifiée, reprenant tous les points ci-dessous visés, en vue d’assurer un déroulement efficace de ses opérations,
Invite instamment les parties à adresser, spontanément et dans les délais les plus brefs, et dès avant la première réunion, à l’expert les pièces répertoriées suivant bordereau d’accompagnement,
Par ailleurs au titre du respect du contradictoire, et afin que les parties soient clairement informées des pièces versées au débat et qu’elles puissent vérifier sans difficulté ni confusion qu’elles sont bien en possession de celles-ci, demande que toutes les pièces transmises soient obligatoirement numérotées en continu (1, 2, 3, etc.) et accompagnées d’un bordereau de transmission les listant précisément. Les pièces transmises par voie électronique sur la plateforme OPALEXE, comme celles diffusées par courrier postal, sont à numéroter en continu et à nommer au niveau de leur intitulé (Exemple : Pièce n°1 + « nom de la pièce » ou P1 + « nom de la pièce » avec une pièce correspondant à un document PDF) et accompagnées d’un bordereau de transmission au format PDF,
Ordonne par ailleurs en tant que de besoin la communication de renseignements et le versement de toutes pièces utiles à l’expertise judiciaire, détenus par des tiers ou organismes de gestion, et notamment en application de l’article L. 143 du livre des procédures fiscales,
Fixe à l’expert un délai maximum de NEUF MOIS à compter de sa saisine (date figurant sur l’avis de consignation du greffe) pour déposer son rapport accompagné seulement des pièces complémentaires recueillis par ses soins ou auprès de tiers, sauf prorogation accordée,
Ordonne à M. et Mme [E], de consigner au greffe du tribunal une somme de 3 500 euros dans le mois de l’avis d’appel de consignation notifié par le greffe (sauf à justifier qu’ils sont bénéficiaires de l’aide juridictionnelle), sous peine de caducité de la présente désignation conformément à l’article 271 du code de procédure civile. Il est rappelé que l’avance des frais ne préjuge pas de la charge finale du coût de l’expertise qui peut incomber à l’une ou l’autre des parties en la cause,
Indique que l’expert, dès la première réunion indiquera sans délai aux parties le calendrier de ses opérations, le coût prévisible de sa mission sous réserve de l’évolution de celle-ci et de la décision finale du juge taxateur ainsi que le coût d’un recours éventuel à un sapiteur ou/et à des investigations techniques. Il devra au fur et à mesure de sa mission solliciter les provisions nécessaires à fin que celles-ci soient le plus proche possible du coût final,
Dit que l’expert devra procéder dans le respect absolu du principe du contradictoire, établir un inventaire des pièces introduites entre ses mains ainsi que des documents utilisés dans le cadre de sa mission et répondre aux dires que les parties lui communiqueront en cours d’expertise ou avant le dépôt du rapport final, dans le cadre du pré-rapport qu’il établira de façon systématique, éventuellement en la forme dématérialisée pour éviter un surcoût, en rappelant aux parties qu’elles sont irrecevables à faire valoir des observations au-delà du délai fixé,
Rappelle que selon l’article 276 du code de procédure civile : “Lorsque l’expert a fixé aux parties un délai pour formuler leurs observations ou réclamations, il n’est pas tenu de prendre en compte celles qui auraient été faites après l’expiration de ce délai, à moins qu’il n’existe une cause grave et dûment justifiée, auquel cas, il en fait rapport au juge. Lorsqu’elles sont écrites, les dernières observations ou réclamations des parties doivent rappeler sommairement le contenu de celles qu’elles ont présentées antérieurement. A défaut, elles sont réputées abandonnées par les parties. L’expert doit faire mention, dans son avis, de la suite donnée aux observations ou réclamations présentées”,
Demande à l’expert de vérifier le contenu de sa mission, la qualité des parties et des intervenants aux opérations ainsi que la nécessité de provoquer dans les plus brefs délais la mise en cause éventuelle d’autres acteurs, à la diligence des parties, sous le contrôle, le cas échéant, du magistrat chargé de la surveillance des expertises. Ce magistrat sera notamment informé de toutes difficultés affectant le bon déroulement de la mesure. Il accordera, à titre exceptionnel, toute prorogation du délai imparti sur demande motivée de l’expert. Le magistrat fixera, s’il y a lieu, toute provision complémentaire. Il sera saisi de toute demande particulière conditionnant, au niveau matériel ou financier, la poursuite de l’expertise. Il décidera aussi, saisi sur incident et après note spéciale de l’expert, de l’exécution de travaux urgents, au besoin pour le compte de qui il appartiendra,
Autorise l’expert, en vertu de l’article 278 du code de procédure civile, à s’adjoindre tout technicien ou homme de l’art, distinct de sa spécialité,
Rappelle que l’expert n’autorise aucun travaux de reprise, sauf urgence, après débats éventuels devant le juge chargé du suivi des expertises ou de la mise en état, selon le cas,
Souligne qu’il n’entre pas dans la mission de l’expert de diriger ou de contrôler l’exécution des travaux dont la bonne fin est réceptionnée conformément au cadre légal. Dans le but de limiter les frais d’expertise, invitons les parties, pour leurs échanges contradictoires avec l’expert et la communication des documents nécessaires à la réalisation de la mesure, à utiliser la voie dématérialisée via l’outil OPALEXE. Cette utilisation se fera dans le cadre déterminé par le site http://www.certeurope.fr et sous réserve de l’accord exprès et préalable de l’ensemble des parties conformément à la charte OPALEXE de la cour d’appel de Toulouse,
Invite le demandeur à communiquer sans délai à l’expert une version numérisée de son assignation,
Ordonne qu’il soit sursis à statuer dans l’attente du rapport définitif de l’expertise judiciaire ci-dessus ordonnée,
Dit que le sursis sera révoqué ou abrégé à la demande de la partie la plus diligente,
Rejette la demande de la société Mic Insurance Company sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile,
Ordonne le renvoi du dossier à l’audience de mise en état électronique du mercredi 16 décembre 2026 à 08h30 pour assurer le suivi du dossier, les conseils des parties étant invités à renseigner préalablement le juge de la mise en état sur l’avancement des opérations d’expertise,
Dit que les dépens de l’incident seront joints à ceux de l’instance au fond.
Le greffier, La juge de la mise en état,
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