Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 1 1, 2 juin 2020, n° 18/09312
TGI Draguignan 11 mai 2018
>
CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 2 juin 2020
>
CASS
Rejet 2 février 2022

Arguments

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  • Accepté
    Dol et réticence dolosive des vendeurs

    La cour a constaté que les vendeurs avaient dissimulé des travaux réalisés sans autorisation, ce qui a induit les époux [D] en erreur lors de l'achat.

  • Accepté
    Manquement de l'agent immobilier à ses obligations

    La cour a jugé que l'agent immobilier avait une connaissance suffisante des permis de construire et aurait dû alerter les acquéreurs sur les irrégularités.

  • Accepté
    Préjudice moral subi par les époux [D]

    La cour a reconnu que les époux [D] avaient subi des tracas et des désagréments en raison de la situation illégale de leur bien.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence a infirmé partiellement le jugement du Tribunal de Grande Instance de Draguignan qui avait rejeté les demandes de dommages et intérêts des époux [D], acquéreurs d'une maison vendue en viager, et qui les avait condamnés à payer des sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Les époux [D] avaient découvert que la moitié de la maison avait été construite sans autorisation et que cela affectait la valeur et les possibilités de travaux futurs sur le bien. Ils avaient donc assigné la venderesse, les notaires, et l'agent immobilier pour dol, manquement au devoir de conseil et faute professionnelle, demandant réparation pour le préjudice subi. La juridiction de première instance avait rejeté ces demandes, mais la Cour d'Appel a reconnu la réticence dolosive de la venderesse et le manque de professionnalisme de l'agent immobilier, les condamnant in solidum à verser 45 000 € de dommages et intérêts aux époux [D]. La Cour a confirmé le rejet des demandes contre les notaires, n'ayant pas manqué à leurs obligations, et a rejeté les demandes reconventionnelles de la venderesse et de l'agent immobilier. La Cour a également rejeté l'appel en garantie de la venderesse contre l'agent immobilier et a décidé qu'il n'y avait pas lieu à application de l'article 700 du code de procédure civile en faveur des notaires, tout en condamnant la venderesse et l'agent immobilier à payer 3 000 € au titre de cet article aux époux [D], ainsi qu'aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 1 1, 2 juin 2020, n° 18/09312
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 18/09312
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Draguignan, 11 mai 2018, N° 15/06205
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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