Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 1-2, 25 mars 2021, n° 19/18856
TGI Nice 22 novembre 2019
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CA Aix-en-Provence
Confirmation 25 mars 2021

Arguments

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  • Accepté
    Violation du règlement de copropriété

    La cour a jugé que la location de courte durée est contraire à la destination de l'immeuble et au règlement de copropriété, qui n'autorise l'exercice d'activités commerciales que dans les locaux du rez-de-chaussée.

  • Rejeté
    Inclusion des frais de constat d'huissier dans les dépens

    La cour a estimé que le coût d'un constat d'huissier ne constitue pas un acte de la procédure et ne peut donc pas être inclus dans les dépens.

  • Accepté
    Demande de remboursement des frais de justice

    La cour a condamné le syndicat à payer une somme à Madame X au titre de l'article 700, en raison de la nature de la procédure.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence a confirmé l'ordonnance du juge des référés du tribunal de grande instance de Nice qui avait enjoint à Mme A B X de cesser l'activité commerciale de location de courte durée de son appartement situé dans la résidence "Le Palace". La question juridique centrale concernait la conformité de cette activité avec le règlement de copropriété et la destination de l'immeuble, qui interdisent l'exercice d'activités commerciales en dehors des locaux du rez-de-chaussée et prescrivent une occupation bourgeoise. La première instance avait jugé que la location saisonnière constituait un trouble manifestement illicite, en violation du règlement de copropriété et de la résolution d'assemblée générale interdisant les locations à une clientèle de passage. La Cour d'Appel a confirmé cette analyse, soulignant que Mme X avait effectué un changement d'affectation de son lot d'habitation en usage commercial, ce qui était contraire à la fois à la résolution de l'assemblée générale et au règlement de copropriété. La Cour a également relevé les nuisances occasionnées par les locataires saisonniers, constitutives d'un trouble manifestement illicite. En conséquence, la Cour a confirmé l'interdiction de l'activité de location de courte durée et a condamné Mme X à payer 3 000 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, tout en rejetant la demande d'inclure dans les dépens le coût des constats d'huissier.

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Commentaire1

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1La cour de cassation vient elle de mettre un terme à l’interdiction systématisée de la courte durée au sein des appartements loués en copropriété ?
Demeuzoy Avocats · 3 mars 2024
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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 1-2, 25 mars 2021, n° 19/18856
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 19/18856
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Nice, 22 novembre 2019, N° 19/01372
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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