Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 1 6, 9 juin 2022, n° 20/05428
TGI Marseille 14 mai 2020
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CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 9 juin 2022

Arguments

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  • Accepté
    Accident médical non fautif

    La cour a reconnu que la perforation de l'œsophage était un accident médical non fautif et que l'oubli de la compresse était une faute médicale, ouvrant droit à réparation.

  • Accepté
    Évaluation des préjudices

    La cour a procédé à une évaluation des préjudices en tenant compte des éléments de preuve fournis, notamment les rapports d'expertise.

  • Accepté
    Frais irrépétibles

    La cour a jugé que la demande de remboursement des frais irrépétibles était justifiée et a ordonné le paiement d'une somme à ce titre.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence a partiellement réformé le jugement du Tribunal Judiciaire de Marseille concernant l'indemnisation de Mme [P] pour les préjudices subis suite à deux interventions chirurgicales. Mme [P] avait subi une perforation œsophagienne lors d'une opération pour une achalasie vigoureuse du cardia, qualifiée d'aléa thérapeutique, et une seconde intervention avait été nécessaire pour retirer une compresse oubliée, constituant une faute médicale. Le tribunal avait débouté Mme [P] de ses demandes contre les docteurs [R] et [D], mais avait condamné l'ONIAM à indemniser l'accident médical non fautif et l'hôpital [7] pour l'oubli du textilome.

En appel, Mme [P] contestait l'évaluation de ses préjudices, notamment les pertes de gains professionnels actuels et futurs, l'incidence professionnelle, le déficit fonctionnel temporaire et permanent, le préjudice d'agrément, et le non-respect de l'obligation d'information. La Cour a confirmé le jugement en ce qui concerne la majorité des postes de préjudice, mais a infirmé la décision sur l'incidence professionnelle, accordant 10 000 € pour ce préjudice, et sur le préjudice d'agrément, accordant 10 000 € pour l'impossibilité de continuer la plongée sous-marine et l'activité d'édition. La Cour a rejeté les demandes de Mme [P] concernant les pertes de gains professionnels actuels et futurs, jugeant qu'aucune perte n'était caractérisée et que la rupture conventionnelle de son contrat de travail n'était pas imputable à une inaptitude due à l'accident. La Cour a également rejeté la demande d'indemnisation pour le défaut d'information et le préjudice d'impréparation, considérant que Mme [P] avait abandonné ces prétentions en ne les développant pas dans ses dernières écritures.

En définitive, la Cour a condamné l'ONIAM à payer 52 601,73 € et l'hôpital [7] à payer 24 601,85 € à Mme [P] après imputation des débours définitifs du tiers payeur, et a partagé les dépens d'appel entre l'ONIAM et l'hôpital [7].

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 1 6, 9 juin 2022, n° 20/05428
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 20/05428
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Marseille, 14 mai 2020, N° 18/03284
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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