Cour d'appel de Colmar, 14 avril 2015, n° 13/04198
CPH Strasbourg 23 juillet 2013
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CA Colmar
Infirmation 14 avril 2015

Arguments

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  • Accepté
    Existence de faits constitutifs de harcèlement moral

    La cour a retenu que les faits présentés par le salarié, pris dans leur ensemble, permettent de présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que l'employeur n'a pas prouvé que ces agissements n'étaient pas constitutifs de harcèlement.

  • Accepté
    Démarche équivoque de la démission

    La cour a jugé que la démission du salarié, compte tenu des circonstances et des griefs exprimés, devait être analysée comme une prise d'acte de rupture aux torts de l'employeur.

  • Accepté
    Violation du statut protecteur

    La cour a constaté que le harcèlement moral constitue un manquement grave de l'employeur, entraînant la nullité de la rupture du contrat de travail.

  • Accepté
    Droit à indemnisation en cas de licenciement nul

    La cour a jugé que le salarié a droit à une indemnité correspondant aux salaires dus jusqu'à la fin de sa période de protection.

  • Accepté
    Droit à indemnité en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a reconnu le droit du salarié à une indemnité de licenciement, conformément aux dispositions du Code du travail.

  • Accepté
    Droit à indemnité compensatrice de préavis

    La cour a jugé que le salarié a droit à une indemnité compensatrice de préavis, en application des dispositions du Code du travail.

  • Accepté
    Droit à indemnité compensatrice de congés payés

    La cour a reconnu le droit du salarié à une indemnité compensatrice pour les congés payés non pris, conformément aux dispositions du Code du travail.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel de Colmar a infirmé le jugement rendu par le Conseil de Prud'hommes de Strasbourg. Elle a reconnu l'existence d'un harcèlement moral à l'encontre du salarié, basé sur plusieurs faits précis et concordants. La Cour a également requalifié la démission du salarié en une prise d'acte de la rupture du contrat de travail aux torts de l'employeur. Elle a donc considéré que la rupture du contrat de travail produisait les effets d'un licenciement nul. En conséquence, l'employeur a été condamné à verser des dommages et intérêts pour harcèlement moral, une indemnité pour l'atteinte au statut protecteur, des dommages et intérêts en application de l'article L.1235-3 du code du travail, une indemnité compensatrice de préavis et de congés payés, une indemnité de licenciement, ainsi qu'une somme au titre de l'article 700 du code de procédure civile. L'employeur a également été condamné à rembourser les indemnités de chômage versées au salarié et à supporter les dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Colmar, 14 avr. 2015, n° 13/04198
Juridiction : Cour d'appel de Colmar
Numéro(s) : 13/04198
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Strasbourg, 23 juillet 2013

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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Cour d'appel de Colmar, 14 avril 2015, n° 13/04198