Cour d'appel de Dijon, 1re chambre civile, 11 juillet 2017, n° 11/00400
TGI Mâcon 18 février 2011
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CA Dijon
Infirmation 11 juillet 2017
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CASS
Cassation partielle 7 mars 2019

Arguments

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  • Accepté
    Nécessité d'une expertise pour évaluer les préjudices

    La cour a estimé qu'une expertise était justifiée pour évaluer les préjudices subis par la victime.

  • Accepté
    Droit à une provision en raison de l'importance des préjudices

    La cour a reconnu le droit à une provision en raison de l'importance des préjudices et des frais engagés.

  • Accepté
    Droit à réparation intégrale des préjudices

    La cour a jugé que la victime avait droit à une réparation intégrale des préjudices subis en raison des violences.

  • Accepté
    Droit à une indemnité pour les frais de justice

    La cour a jugé que les appelants avaient droit à une indemnité pour couvrir leurs frais de justice.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Dijon a infirmé le jugement de la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions pénales du tribunal de grande instance de Mâcon, qui avait déclaré irrecevables les demandes d'indemnisation des époux B J pour leur fils X, victime de violences volontaires de type "bébé secoué". La question juridique centrale résidait dans la preuve de la matérialité d'une infraction pénale à l'origine des séquelles de X. La première instance avait jugé qu'il n'était pas rapporté la preuve d'une telle infraction. En appel, les parents de X ont demandé l'indemnisation des préjudices subis par leur fils et par eux-mêmes, en tant que victimes indirectes. La Cour d'Appel, s'appuyant sur un rapport d'expertise concluant à la certitude de l'imputabilité à des violences volontaires, a reconnu le droit à indemnisation intégrale de X pour les préjudices subis et a fixé l'indemnité globale à 3 549 021,51 € après déduction des provisions versées, ainsi qu'une rente annuelle et viagère de 124 460 €. Cependant, la Cour a déclaré irrecevables pour cause de forclusion les demandes indemnitaires des parents et frères et sœur de X, considérant qu'ils avaient eu connaissance de l'origine traumatique des lésions suffisamment tôt pour agir dans les délais légaux. La Cour a également condamné le Fonds de garantie à payer 5 000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile et a laissé les dépens à la charge du Trésor public.

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Sur la décision

Référence :
CA Dijon, 1re ch. civ., 11 juil. 2017, n° 11/00400
Juridiction : Cour d'appel de Dijon
Numéro(s) : 11/00400
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Mâcon, 18 février 2011, N° 10/34
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

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