Cour d'appel de Paris, 3 juillet 2013, n° 11/17158
TGI Marseille 6 septembre 2011
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CA Paris
Confirmation 3 juillet 2013
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CA Paris
Confirmation 3 juillet 2013

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de l'article L. 420-1 du Code de commerce

    La cour a estimé que la clause d'exclusivité ne constitue pas, par elle-même, une entente anticoncurrentielle, à condition qu'elle n'affecte pas la concurrence au-delà des restrictions nécessaires pour assurer la rentabilité d'une activité.

  • Rejeté
    Effet de verrouillage sur le marché

    La cour a jugé que les clauses d'exclusivité, cumulées, ne sont pas de nature à verrouiller le marché de la mise à disposition d'espace commercial, permettant ainsi une concurrence saine.

  • Rejeté
    Préjudice économique causé par la clause d'exclusivité

    La cour a considéré que les appelantes n'ont pas démontré que la clause d'exclusivité avait eu un effet d'appauvrissement de l'offre au détriment de leur centre commercial.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a confirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Marseille qui avait débouté les sociétés SCI Z 2 et SCI Z PLACE DE FRANCE de leurs demandes d'annulation d'une clause d'exclusivité contenue dans le bail commercial entre la société LE E II et la société SEPHORA. La question juridique centrale était de savoir si cette clause d'exclusivité était contraire à l'article L. 420-1 du Code de commerce, qui prohibe les pratiques anticoncurrentielles, et au décret d'Allardes, qui garantit la liberté du commerce et de l'industrie. La juridiction de première instance avait jugé l'action des SCI recevable mais les avait déboutées sur le fond, considérant que la clause n'était pas anticoncurrentielle. La Cour d'Appel a confirmé cette analyse, estimant que la clause ne verrouillait pas le marché de la location d'emplacements commerciaux, ne portait pas atteinte à la concurrence intra-marque de manière disproportionnée et ne constituait pas une entrave à la liberté du commerce. La Cour a également rejeté l'appel incident de la société LE E II qui contestait la recevabilité de l'action des SCI, affirmant leur intérêt légitime à agir. En conséquence, les SCI ont été condamnées aux dépens d'appel et à payer 10.000 euros à la société LE E II au titre de l'article 700 du Code de procédure civile.

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1Clause d’exclusivité d’un bail commercial et droit de la concurrence – CA Paris, 3 juillet 2013, RG n°11/17161
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2Clause de destination et bail "tous commerces" (fr)
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, 3 juil. 2013, n° 11/17158
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 11/17158
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Marseille, 6 septembre 2011, N° 08/07985

Sur les parties

Texte intégral

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