Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 4, 28 juin 2017, n° 14/26044
TCOM Rennes 4 novembre 2014
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TCOM Rennes 3 juin 2015
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TCOM Rennes 11 décembre 2015
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TCOM Rennes 28 avril 2016
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TCOM Rennes 15 juin 2016
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TCOM Rennes 14 février 2017
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CA Paris
Infirmation partielle 28 juin 2017

Arguments

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  • Accepté
    Rupture brutale des relations commerciales

    La cour a constaté que la société E avait effectivement rompu les relations commerciales sans préavis, engageant ainsi sa responsabilité et justifiant l'indemnisation du préjudice subi par la société D.

  • Accepté
    Évaluation du préjudice

    La cour a retenu que le préjudice devait être évalué en tenant compte de la marge sur coûts variables, et a confirmé le montant du préjudice calculé par l'expert.

  • Rejeté
    Durée du préavis

    La cour a jugé que, bien que la durée des relations commerciales soit un facteur, d'autres éléments comme l'absence de dépendance économique justifiaient une durée de préavis de six mois.

  • Accepté
    Frais irrépétibles

    La cour a condamné la société E à rembourser les frais irrépétibles de la société D, considérant que celle-ci avait succombé au principal.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a partiellement infirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Rennes qui avait reconnu la rupture brutale des relations commerciales établies entre SAS D Industries et SAS E France, sans accorder le préavis requis de trois mois. La question juridique centrale concernait la détermination de la durée adéquate du préavis et l'évaluation du préjudice subi par D Industries suite à cette rupture. La juridiction de première instance avait ordonné une expertise pour évaluer le préjudice. La Cour d'Appel a confirmé la rupture brutale mais a jugé que le préavis aurait dû être de six mois au lieu de trois, en prenant en compte la durée de la relation commerciale de 17 ans et l'absence de dépendance économique significative de D Industries envers E France. La Cour a également rejeté la qualification des produits comme étant sous marque de distributeur, ce qui aurait doublé la durée du préavis. Sur la base du rapport d'expertise, la Cour a évalué le préjudice à 103 085 euros, avec intérêts au taux légal depuis l'assignation. Enfin, E France a été condamnée à payer 15 000 euros à D Industries au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens.

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Commentaires4

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1Rupture brutale des relations commerciales
JDB Avocats · 9 septembre 2025

2Déduction des économies de frais fixes de l’indemnité due à la victime d’une rupture brutale
Gouache Avocats · 7 mars 2019

3Déduction des économies de frais fixes de l’indemnité due à la victime d’une rupture brutale.
Gouache Avocats · 6 mars 2019
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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 4, 28 juin 2017, n° 14/26044
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 14/26044
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Rennes, 4 novembre 2014, N° 2013F00557
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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