Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 3, 3 février 2021, n° 18/23037
TGI Paris 13 septembre 2018
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CA Paris
Infirmation partielle 3 février 2021

Arguments

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  • Accepté
    Droit à l'indemnité d'éviction

    La cour a jugé que la société A B C, bien que société civile de moyens, avait manifesté une volonté non équivoque de se soumettre au statut des baux commerciaux, ce qui lui confère le droit à une indemnité d'éviction.

  • Rejeté
    Montant de l'indemnité d'éviction

    La cour a confirmé le montant de l'indemnité d'éviction en se basant sur la valeur locative de marché et les éléments fournis par l'expert, rejetant les arguments de déplafonnement.

  • Accepté
    Existence d'un trouble commercial

    La cour a jugé que la société A B C, bien que n'ayant pas de clientèle propre, a droit à une indemnité pour trouble commercial en raison de l'éviction.

  • Accepté
    Partage des frais d'expertise

    La cour a décidé que les frais d'expertise doivent être partagés entre les deux parties, confirmant ainsi la décision du tribunal de première instance.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel de Paris, dans son arrêt du 3 février 2021, a statué sur l'indemnité d'éviction due à la société A B C par la société LAVOIX STRATEGIE (ex LAVOIX PIERRE) suite à un congé refusant le renouvellement d'un bail commercial. La première instance avait fixé l'indemnité à 524.035 euros. LAVOIX STRATEGIE contestait le droit à indemnité d'éviction, arguant que A B C, une société civile de moyens, ne détenait ni fonds de commerce ni clientèle propre, conditions nécessaires pour bénéficier du droit au renouvellement et à l'indemnité d'éviction.

La Cour a confirmé la décision de première instance sur le principe du droit à indemnité d'éviction, rejetant l'argument de LAVOIX STRATEGIE. Elle a considéré que les parties avaient manifesté une volonté non équivoque de se placer sous le régime des baux commerciaux, obligeant le bailleur à indemniser les conséquences de l'éviction sur les activités professionnelles des membres de la société locataire.

Cependant, la Cour a infirmé le jugement sur le montant de l'indemnité, le fixant à 720.166 euros, décomposé en indemnité principale, frais de remploi, trouble commercial, frais de réinstallation, frais divers administratifs, frais de déménagement, frais de double loyer, perte partielle de clientèle, et frais de licenciement sur justificatifs. La Cour a également rejeté la demande de minoration de l'indemnité d'occupation pour trouble de jouissance et condamné LAVOIX STRATEGIE aux dépens d'appel et à payer 3.000 euros au titre des frais irrépétibles.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 3, 3 févr. 2021, n° 18/23037
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 18/23037
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 13 septembre 2018, N° 17/11366
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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