Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 17 janvier 2024, n° 22/01298
CPH Charleville 3 juin 2022
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CA Reims
Infirmation 17 janvier 2024

Arguments

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  • Accepté
    Existence d'un contrat de travail

    La cour a retenu que la production d'un bulletin de salaire présume l'existence d'un contrat de travail, et l'employeur n'ayant pas apporté de preuve contraire, la cour a infirmé le jugement sur ce point.

  • Accepté
    Absence de fourniture de travail

    La cour a jugé que la rupture du contrat de travail, intervenue sans motif et sans forme, constitue un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Droit aux congés payés non pris

    La cour a constaté que Monsieur [S] [B] avait des jours de congés payés non pris et a ordonné le paiement d'une indemnité compensatrice de congés payés.

  • Accepté
    Droit à une indemnité compensatrice de préavis

    La cour a jugé que Monsieur [S] [B] avait droit à une indemnité compensatrice de préavis, en raison de la rupture sans motif.

  • Accepté
    Dissimulation de l'activité par l'employeur

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas déclaré Monsieur [S] [B], ce qui caractérise une intention de dissimuler l'activité.

  • Accepté
    Remise des documents de fin de contrat

    La cour a ordonné la remise des documents de fin de contrat sans astreinte.

  • Accepté
    Condamnation aux dépens

    La cour a condamné l'employeur aux dépens de première instance et d'appel.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Reims a infirmé le jugement rendu par le Conseil de Prud'hommes de Charleville-Mézières le 3 juin 2022. Dans cette affaire, M. [S] [B] soutenait avoir été engagé en tant qu'étancheur à temps plein par la SARL RTE Couverture à partir du 2 décembre 2019, mais qu'il n'a plus reçu de travail à partir de janvier 2020. Le conseil de prud'hommes avait débouté M. [S] [B] de ses demandes au motif que la preuve de l'existence d'un contrat de travail n'était pas rapportée. Cependant, la cour d'appel a retenu l'existence d'un contrat de travail en se basant sur un bulletin de salaire et un relevé bancaire fournis par M. [S] [B]. La cour d'appel a également accordé à M. [S] [B] des indemnités pour travail dissimulé, rupture abusive du contrat de travail, indemnité compensatrice de congés payés et préavis. La SARL RTE Couverture a été condamnée à verser à M. [S] [B] différentes sommes à titre de dommages-intérêts et à remettre les documents de fin de contrat. La cour d'appel a également condamné la SARL RTE Couverture aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Reims, ch. soc., 17 janv. 2024, n° 22/01298
Juridiction : Cour d'appel de Reims
Numéro(s) : 22/01298
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Charleville, 3 juin 2022, N° F21/00049
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

Texte intégral

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