Cour d'appel de Rennes, 8e chambre prud'homale, 19 juin 2024, n° 21/03120
CA Rennes
Infirmation partielle 19 juin 2024

Arguments

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  • Accepté
    Manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur

    La cour a estimé que l'employeur a manqué à son obligation de sécurité, ce qui a conduit à l'inaptitude de Monsieur [H] et à son licenciement.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement étant sans cause réelle et sérieuse, Monsieur [H] a droit à l'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Droit à la remise des documents sociaux

    La cour a ordonné la remise des documents sociaux à Monsieur [H] dans un délai imparti.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a ordonné le remboursement des indemnités de chômage versées à Monsieur [H] par l'employeur.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Rennes a infirmé le jugement du Conseil de prud'hommes de Nantes dans l'affaire opposant Monsieur [O] [H] à la SAS DESCOURS & CABAUD ATLANTIQUE. Monsieur [H] contestait la validité de son licenciement pour inaptitude physique et impossibilité de reclassement. Il reprochait à son employeur de ne pas avoir respecté son obligation de sécurité et d'avoir été à l'origine de son inaptitude. La cour d'appel a jugé que l'employeur avait effectivement manqué à son obligation de sécurité en remettant à Monsieur [H] une convocation à un entretien préalable motivée par des "faits graves", avant de lui adresser un simple avertissement. Cette situation a provoqué un choc psychologique et un syndrome anxieux chez Monsieur [H], justifiant ainsi son inaptitude. Par conséquent, la cour d'appel a déclaré le licenciement sans cause réelle et sérieuse. Elle a condamné la SAS DESCOURS & CABAUD ATLANTIQUE à verser à Monsieur [H] une indemnité de 3 000 euros pour préjudice, ainsi qu'une indemnité de licenciement de 120 000 euros. La demande de remboursement des indemnités de chômage a également été accordée. En revanche, la demande d'indemnité spéciale de licenciement a été rejetée. La cour d'appel a ordonné à l'employeur de remettre à Monsieur [H] les documents sociaux conformes à la décision. Enfin, la SAS DESCOURS & CABAUD ATLANTIQUE a été condamnée aux dépens d'appel et à payer à Monsieur [H] la somme de 2 000 euros au titre des frais irrépétibles.

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Sur la décision

Référence :
CA Rennes, 8e ch. prud'homale, 19 juin 2024, n° 21/03120
Juridiction : Cour d'appel de Rennes
Numéro(s) : 21/03120
Importance : Inédit
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 19 septembre 2024
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