Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4 2, 11 septembre 2025, n° 23/02689
TGI Nanterre 18 août 2023
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CA Versailles
Infirmation 11 septembre 2025

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de consultation sur la réduction des effectifs

    La cour a constaté que la direction n'avait pas envisagé de licenciement collectif, et donc n'avait pas d'obligation de consultation.

  • Accepté
    Absence de consultation sur l'acquisition de la société Ineat

    La cour a jugé que l'acquisition de la société Ineat modifiait l'organisation économique de l'UES et devait être soumise à consultation.

  • Accepté
    Absence de consultation sur le déménagement du site

    La cour a constaté que la direction avait engagé des travaux avant la consultation, ce qui constitue une entrave.

  • Accepté
    Absence de consultation sur le changement de service de santé au travail

    La cour a jugé que la direction a résilié le contrat avec un service de santé sans consulter le CSE, ce qui constitue un délit d'entrave.

  • Accepté
    Entraves au fonctionnement du CSE

    La cour a constaté que la direction a porté atteinte au fonctionnement du CSE, ce qui justifie l'allocation de dommages et intérêts.

  • Accepté
    Droit au remboursement des frais de justice

    La cour a jugé que le CSE a droit au remboursement des frais de justice, les sociétés de l'UES étant condamnées à les payer.

Résumé par Doctrine IA

Le Comité Social et Économique (CSE) de l'UES Astek a saisi le tribunal judiciaire de Nanterre pour obtenir réparation de préjudices subis du fait d'entraves présumées au fonctionnement de l'instance par la direction. Le CSE demandait une indemnisation de 100 000 euros, tandis que les sociétés de l'UES Astek sollicitaient le rejet des demandes et une indemnisation au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

La juridiction de première instance a débouté le CSE de l'ensemble de ses demandes et l'a condamné à verser une somme de 2 000 euros aux sociétés de l'UES Astek au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux entiers dépens. Le CSE a interjeté appel de ce jugement.

La cour d'appel de Versailles, statuant sur le fond, a infirmé le jugement de première instance en toutes ses dispositions. Elle a condamné solidairement les sociétés composant l'UES Astek à verser 15 000 euros au CSE à titre de dommages et intérêts pour atteinte à ses attributions, ainsi qu'aux dépens et à une somme de 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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1Cour d'appel de Versailles, le 11 septembre 2025, n°23/02689
Me Mohamed-el Hassan Kohen · consultation.avocat.fr · 21 décembre 2025
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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, ch. soc. 4 2, 11 sept. 2025, n° 23/02689
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 23/02689
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Nanterre, 18 août 2023, N° 22/04695
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 5 novembre 2025
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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