Cour de cassation, Chambre commerciale, 24 novembre 2015, 14-14.924, Publié au bulletin
TCOM Pontoise 2 février 2012
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CA Versailles
Infirmation partielle 29 octobre 2013
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CASS
Cassation 24 novembre 2015

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence des juridictions allemandes

    La cour a estimé que la clause attributive de juridiction n'était pas suffisamment apparente et n'avait pas été acceptée tacitement par la société Logic Instrument, rendant ainsi la juridiction française compétente.

  • Accepté
    Délai de préavis insuffisant

    La cour a jugé que le préavis devait être de deux ans, en tenant compte de la nature de la relation commerciale et des attentes légitimes de la société Logic Instrument.

  • Accepté
    Reprise du stock

    La cour a reconnu que la société Logic Instrument avait besoin de ce stock pour ses activités et a ordonné la reprise de celui-ci, considérant que le préjudice devait être réparé intégralement.

Résumé par Doctrine IA

La société Logic instrument a assigné la société Lauterbach devant une juridiction française pour rupture brutale de relation commerciale établie, invoquant l'article L. 442-6, I, 5° du code de commerce. Lauterbach a contesté la compétence des juridictions françaises, se prévalant d'une clause attributive de juridiction en faveur des tribunaux allemands, mentionnée sur les factures et correspondances pendant plus de 20 ans. La cour d'appel a rejeté cette exception d'incompétence, jugeant la clause non valable et non opposable, et a retenu la compétence française. Lauterbach a alors formé un pourvoi en cassation, arguant que la cour d'appel avait méconnu l'article 23 du règlement (CE) n° 44/2001 en ne reconnaissant pas la clause attributive de juridiction et en ne considérant pas une acceptation tacite de celle-ci par Logic instrument. La Cour de cassation a rejeté ces arguments, estimant que la cour d'appel avait pu légitimement retenir que la mention ne constituait pas une convention attributive de juridiction. Cependant, sur un autre aspect du premier moyen, la Cour de cassation a cassé l'arrêt de la cour d'appel pour violation de l'article 3 du code civil et des principes généraux du droit international privé, ainsi que des articles 3 et 5 du règlement (CE) n° 44/2001, car la cour d'appel avait retenu la compétence française en se fondant sur la loi de police (article L. 442-6 I 5° du code de commerce) sans appliquer les règles de conflit de juridictions. La Cour de cassation a donc annulé l'arrêt de la cour d'appel et renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Paris, condamnant Logic instrument aux dépens et à payer à Lauterbach 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 24 nov. 2015, n° 14-14.924, Bull. 2016, n° 840, Com., n° 502
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 14-14924
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2016, n° 840, Com., n° 502
Décision précédente : Cour d'appel de Versailles, 29 octobre 2013
Précédents jurisprudentiels : Dans le même sens :
1re Civ., 22 octobre 2008, pourvoi n° 07-15.823, Bull. 2008, I, n° 233 (cassation)
que :Ass. plén., 14 octobre 1977, pourvoi n° 75-40.119, Bull. 1977, Ass. plén., n° 6 (rejet)
que :Ass. plén., 14 octobre 1977, pourvoi n° 75-40.119, Bull. 1977, Ass. plén., n° 6 (rejet)
1re Civ., 22 octobre 2008, pourvoi n° 07-15.823, Bull. 2008, I, n° 233 (cassation)
Textes appliqués :
article 3 du code civil ; articles 3 et 5 du règlement (CE) n° 44/2001 du Conseil du 22 décembre 2000
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 4 novembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000031539551
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2015:CO01018
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Sur les parties

Texte intégral

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