Cour de cassation, Chambre civile 1, 30 juin 2021, 20-10.472, Inédit
TGI La Rochelle 11 juillet 2017
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CA Poitiers
Infirmation partielle 10 septembre 2019
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CASS
Cassation 30 juin 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Faute du notaire dans la vérification des autorisations de vente

    La cour a constaté que le notaire n'avait pas vérifié les autorisations nécessaires, mais a retenu que l'inertie de l'acquéreur a rompu le lien causal entre les fautes du notaire et le préjudice.

  • Accepté
    Inertie de l'acquéreur dans la demande de permis de construire

    La cour a jugé que l'inertie de l'acquéreur a rompu le lien causal entre les fautes du notaire et les préjudices allégués.

Résumé par Doctrine IA

La société civile immobilière Les Baobabs a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Poitiers qui a rejeté ses demandes d'indemnisation à l'encontre de la société notariale Cassou de Saint-Mathurin, Meynard, Drappeau-Passarini et Maitrehut, suite à l'achat d'un bâtiment dans un lotissement non viabilisé. La demanderesse reproche au notaire de ne pas avoir vérifié l'autorisation de vente par lots sans travaux d'aménagement et de ne pas l'avoir informée des risques, manquant ainsi à son devoir de conseil. Le premier moyen invoqué par la demanderesse, relatif à la violation des articles 455 et 954 du code de procédure civile pour ne pas avoir statué sur ses dernières conclusions, est écarté par la Cour de cassation comme n'étant pas de nature à entraîner la cassation. Cependant, sur le second moyen, pris en sa troisième branche, la Cour de cassation casse partiellement l'arrêt de la cour d'appel en se fondant sur l'article 1382 (devenu 1240) du code civil, jugeant que la faute de la victime n'exonère pas totalement la responsabilité du notaire si elle n'est pas la cause exclusive du dommage. La cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision en rejetant la demande d'indemnisation de l'acquéreur, malgré la faute du notaire ayant contraint l'acquéreur à agir contre le vendeur. L'affaire est renvoyée devant la cour d'appel de Limoges pour un nouvel examen.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 30 juin 2021, n° 20-10.472
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 20-10.472
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Poitiers, 10 septembre 2019, N° 17/02875
Textes appliqués :
Article 1382, devenu 1240 du code civil.
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 20 avril 2022
Identifiant Légifrance : JURITEXT000043759685
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2021:C100497
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Sur les parties

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