CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE BRUNET c. FRANCE, 18 septembre 2014, 21010/10
CEDH, Affaire communiquée 14 septembre 2011
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CEDH, Affaire communiquée 3 octobre 2011
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CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 18 septembre 2014
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CEDH, Résolution 10 avril 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du droit au respect de la vie privée

    La Cour a constaté que l'inscription au STIC constitue une ingérence dans le droit à la vie privée, mais a jugé que cette ingérence était justifiée par la loi et poursuivait des buts légitimes.

  • Accepté
    Absence de recours effectif contre la décision de refus d'effacement

    La Cour a estimé que le régime de conservation des données ne permettait pas un contrôle effectif et que le requérant n'avait pas de possibilité réelle de demander l'effacement de ses données.

  • Accepté
    Préjudice moral subi en raison de l'inscription au STIC

    La Cour a reconnu que le requérant avait subi un tort moral certain en raison de la violation de son droit au respect de sa vie privée.

Résumé par Doctrine IA

Dans l'affaire Brunet c. France, François Xavier Brunet conteste son inscription au fichier STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) après une altercation avec sa compagne ayant conduit à une médiation pénale et un classement sans suite. Il invoque une violation de son droit au respect de la vie privée selon l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'absence de recours effectif contre le refus d'effacement de ses données du fichier, en contradiction avec l'article 13 de la Convention. La Cour européenne des droits de l'homme reconnaît une violation de l'article 8, jugeant que la conservation des données pendant vingt ans est disproportionnée et ne respecte pas le droit à la vie privée, d'autant plus que le requérant n'a pas été reconnu coupable d'une infraction. La Cour ne se prononce pas sur l'article 13, ayant déjà constaté la violation de l'article 8. Elle octroie à Brunet 3 000 EUR pour dommage moral, mais rejette sa demande de satisfaction équitable pour le préjudice matériel, faute d'explication suffisante.

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Sur la décision

Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 18 sept. 2014, n° 21010/10
Numéro(s) : 21010/10
Type de document : Arrêt
Niveau d’importance : Importance faible
Opinion(s) séparée(s) : Non
Conclusion : Violation de l'article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale (Article 8-1 - Respect de la vie privée)
Identifiant HUDOC : 001-146389
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2014:0918JUD002101010
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Sur les parties

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