Conseil constitutionnel, décision n° 2019-794 DC du 20 décembre 2019, Loi d'orientation des mobilités
CONSTIT
Non conformité 20 décembre 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Insuffisance de l'étude d'impact

    Le Conseil constitutionnel a estimé que le caractère éventuellement incomplet de l'étude d'impact n'affectait pas la conformité de la procédure d'adoption de la loi.

  • Rejeté
    Délégation du pouvoir d'initiative des lois

    Le Conseil constitutionnel a jugé que cette participation ne méconnaissait pas les règles constitutionnelles.

  • Rejeté
    Inconstitutionnalité des dispositions relatives aux plateformes

    Le Conseil constitutionnel a jugé que ces dispositions n'étaient pas dépourvues de portée normative et étaient conformes à la Constitution.

  • Rejeté
    Atteinte au principe d'égalité devant la loi

    Le Conseil constitutionnel a estimé que la loi ne créait pas de différence de traitement injustifiée.

  • Rejeté
    Incompétence négative du législateur

    Le Conseil constitutionnel a jugé que le législateur avait suffisamment défini les engagements devant être pris par la plateforme.

Résumé par Doctrine IA

La loi d'orientation des mobilités a été déférée au Conseil constitutionnel par des députés et sénateurs, soulevant des questions sur la procédure d'adoption, la constitutionnalité de certaines dispositions (notamment l'article 44), et d'autres aspects de la loi. Le Conseil a jugé que la loi a été adoptée conformément à la Constitution, rejetant les arguments sur l'insuffisance de l'étude d'impact et la délégation de rédaction à un prestataire privé.

Sur l'article 44, le Conseil a invalidé les mots permettant aux plateformes de définir unilatéralement des éléments de la relation avec les travailleurs indépendants qui ne pourraient être retenus pour caractériser un lien de subordination juridique, jugeant que cela outrepassait la compétence législative. D'autres dispositions de l'article 44 ont été jugées conformes.

Le Conseil a également déclaré inconstitutionnelles certaines habilitations à expérimenter faute de précision suffisante, ainsi que des articles introduits sans lien direct avec le texte initial. En conséquence, certaines dispositions ont été censurées, tandis que d'autres ont été validées. La décision a été publiée au Journal officiel.

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Sur la décision

Référence :
Cons. const., 20 déc. 2019, n° 2019-794 DC
Décision n° 2019-794 DC
Loi déférée : Loi d'orientation des mobilités
Publication : JORF n°0299 du 26 décembre 2019, texte n° 2
Dispositif : Non conformité partielle
Identifiant Légifrance : CONSTEXT000039795179
Identifiant européen : ECLI:FR:CC:2019:2019.794.DC
Lire la décision sur le site de la juridiction

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Constitution du 4 octobre 1958
  2. LOI organique n°2009-403 du 15 avril 2009
  3. LOI n°2016-339 du 22 mars 2016
  4. Code général de la propriété des personnes publiques.
  5. Code du travail
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