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Sur la décision
| Référence : | TJ Bobigny, ch. 28 proxi référé, 28 nov. 2024, n° 24/02038 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/02038 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée en référé avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 25 septembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL DE PROXIMITE
DE SAINT DENIS
[Adresse 3]
[Adresse 3]
Téléphone : [XXXXXXXX01]
Télécopie : [XXXXXXXX02]
@ : [Courriel 5]
REFERENCES : N° RG 24/02038 – N° Portalis DB3S-W-B7I-Z4PD
Minute : 24/00375
S.C.I. MILLY
Représentant : Me Philippe MORRON, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E0007
C/
Monsieur [N], [Y] [V]
Madame [E] [I] [P]
Représentant : Me Rose nicole SIME, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : PB 247
Exécutoire, copie, dossier
délivrés à :
Copie délivrée à :
Monsieur [N] [Y] [V]
Le
ORDONNANCE DE REFERE
DU 28 Novembre 2024
Ordonnance rendue par décision réputée contradictoire et en premier ressort et mise à disposition au greffe du tribunal de proximité en date du 28 Novembre 2024;
par Madame Mylène POMIES, en qualité de juge des contentieux de la protection, assisté(e) de Madame Erica KISNORBO, greffier;
Après débats à l’audience publique du 17 Octobre 2024 tenue sous la présidence de Madame Mylène POMIESjuge des contentieux de la protection, assistée de Madame Erica KISNORBO, greffier ;
ENTRE DEMANDEUR :
S.C.I. MILLY
[Adresse 4]
[Adresse 4]
représentée par Me Philippe MORRON, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E0007
D’UNE PART
ET DÉFENDEURS :
Monsieur [N], [Y] [V]
[Adresse 6]
[Adresse 6]
[Adresse 6]
non comparant
Madame [E] [I] [P]
[Adresse 6]
[Adresse 6]
[Adresse 6]
représentée par Me Rose nicole SIME, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : PB 247
D’AUTRE PART
EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCÉDURE
Il n’est pas contesté que par acte du 5 novembre 2020, la SCI DES REGIONS, devenue la SCI MILLY a donné à bail à Monsieur [N] [V] et Madame [K] [D] un appartement à usage d’habitation situé [Adresse 6], moyennant un loyer mensuel initial de 731,90 euros, outre une provision sur charges. Madame [K] [D] a donné congé le 29 juin 2021.
Madame [E] [I] [P] est devenue co-contractante du bail suivant avenant du 19 septembre 2022. Monsieur [N] [V] a donné congé le 19 juin 2024 à effet du 19 juillet 2024.
Des loyers étant demeurés impayés, la SCI MILLY a fait signifier à Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] par acte de commissaire de justice du 2 avril 2024 un commandement de payer la somme de 2.199,76 euros, en principal, correspondant à l’arriéré locatif, terme du mois de mars 2024 inclus et visant la clause résolutoire contractuelle.
Par acte de commissaire de justice du 31 juillet 2024, la SCI MILLY a fait assigner Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bobigny siégeant au tribunal de proximité de Saint-Denis statuant en référé aux fins de :
— constater le jeu de la clause résolutoire insérée au contrat de bail liant les parties sur le fondement de l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989,
— ordonner l’expulsion de Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] et de tout occupant de leur chef avec le concours de la force publique et d’un serrurier si besoin est,
— dire et juger que le sort des meubles se trouvant dans les lieux sera soumis aux dispositions des articles L433-1 et L433-2, R433-1 à R433-7 du code des procédures civiles d’exécution,
— condamner solidairement Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] à lui payer une provision au titre des loyers et charges impayés au 30 juin 2024, soit la somme de 3.741,13 euros, sous réserve des loyers à échoir, ainsi qu’une indemnité d’occupation provisionnelle jusqu’à libération effective des lieux d’un montant mensuel égal au montant du loyer et des charges si le bail s’était poursuivi, majoré de 10%,
— condamner solidairement Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] à lui payer la somme de 700 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, outre aux entiers dépens en ce compris le coût du commandement de payer, de l’assignation et de sa notification à la préfecture.
A l’audience du 17 octobre 2024, la SCI MILLY, représentée par son conseil, a maintenu ses demandes, a actualisé celle relative à la provision au titre de l’arriéré de loyers à la somme de 3.925,45 euros et a donné son accord pour que des délais de paiement soient octroyés aux locataires et à ce que les effets de la clause résolutoire soient suspendus, le paiement intégral du loyer courant ayant été repris avant l’audience .
Représentée par son conseil, Madame [E] [I] [P] a reconnu la dette sous réserve du versement de la somme de 958 euros le 10 octobre 2024 et a sollicité des délais de paiement ainsi que la suspension des effets de la clause résolutoire, ayant repris le paiement intégral du loyer courant avant l’audience et estimant être en capacité de régler la dette locative. Elle a proposé de régler les sommes dues en 36 mois en sus du loyer courant pour apurer la dette.
Bien que régulièrement assigné à l’étude du commissaire de justice, Monsieur [N] [V] n’a pas comparu et ne s’est pas fait représenter. Conformément à l’article 473 du code de procédure civile, il sera statué par ordonnance réputée contradictoire.
A l’issue de l’audience, la décision a été mise en délibéré au 28 novembre 2024 par mise à disposition au greffe.
MOTIVATION DE LA DÉCISION
Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
En application des dispositions des articles 834 et 835 du code de procédure civile, dans tous les cas d’urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peuvent ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend.
Le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.
Dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire.
Il convient de relever que les conclusions insérée dans le dossier de plaidoirie du conseil de madame [I] seront déclarées irrecevables faute d’avoir été visées par le greffe et n’ayant pas pu être mis dans les débats de manière contradictoire.
Sur la recevabilité de la demande de résiliation et d’expulsion
Conformément à l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989, l’assignation a été notifiée au représentant de l’État dans le département le 1er août 2024 soit au moins six semaines avant l’audience, et la situation a été signalée à la CCAPEX le 27 mars 2024, soit deux mois au moins avant la délivrance de l’assignation du 31 juillet 2024.
En conséquence, l’action introduite par la SCI MILLY est recevable.
Sur l’acquisition de la clause résolutoire
En matière de bail, l’article 24 I de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 dispose que tout contrat de bail d’habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie et que cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux.
En l’espèce, le bail conclu le 5 novembre 2020 contient une clause résolutoire et un commandement de payer visant cette clause a été signifié le 2 avril 2024, pour la somme en principal de 2.199,76 euros.
Ce commandement rappelle la mention que le locataire dispose d’un délai de deux mois pour payer sa dette, comporte le décompte de la dette et l’avertissement qu’à défaut de paiement ou d’avoir sollicité des délais de paiement, le locataire s’expose à une procédure judiciaire de résiliation de son bail et d’expulsion, outre la mention de la possibilité pour le locataire de saisir le fonds de solidarité pour le logement de son département aux fins de solliciter une aide financière et de saisir, à tout moment, la juridiction compétente aux fins de demander un délai de grâce sur le fondement de l’article 1343-5 du code civil. Il est ainsi régulier en sa forme.
Il correspond par ailleurs bien à une dette justifiée à hauteur du montant des loyers échus et impayés (voir ci-après au titre de la demande en paiement) et est ainsi valable.
Ce commandement est enfin demeuré infructueux pendant plus de deux mois, de sorte qu’il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 3 juin 2024 compte tenu des règles de computation des délais des articles 641 et 642 du code de procédure civile.
Sur le montant de la provision au titre de l’arriéré locatif et l’indemnité d’occupation
Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] sont redevables des loyers impayés jusqu’à la date de résiliation du bail en application des articles 1103 et 1217 du code civil. Par ailleurs, le maintien dans les lieux postérieurement à la date d’expiration du bail constitue une faute civile ouvrant droit à réparation en ce qu’elle cause un préjudice certain pour le propriétaire dont l’occupation indue de son bien l’a privé de sa jouissance. Au delà de cet aspect indemnitaire, l’indemnité d’occupation, qui est également de nature compensatoire, constitue une dette de jouissance correspondant à la valeur équitable des locaux.
En l’espèce la SCI MILLY produit un décompte faisant apparaître que Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] restaient devoir la somme de 3.925,45 euros (dont 361,31 euros de frais de poursuite) à la date du 10 octobre 2024, échéance du mois de septembre 2024 incluse.
Les frais de poursuite, dont il n’est pas démontré qu’ils sont dus contractuellement, sont sérieusement contestables et seront retirés conformément à l’article 24 V de la loi du 6 juillet 1989 précisant que le juge peut d’office vérifier tout élément constitutif de la dette locative, étant rappelé que les frais du commandement de payer et de l’assignation sont inclus dans les dépens.
Madame [E] [I] [P] justifie avoir effectué un versement de 958,83 euros effectif dans les comptes du bailleur suivant décompte actualisé produit par note en délibéré et avoir une dette actualisée de 2 966,62 euros. Monsieur [N] [V], non comparant, n’apporte par définition aucun élément de nature à contester le principe ni le montant de la dette.
Ils seront donc condamnés à titre de provision au paiement de la somme de 2.605,31 euros arrêtée au 10 octobre 2024. La solidarité n’étant pas demandée, il n’y a pas lieu de statuer sur ce point.
Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] seront également condamnés au paiement à compter du 11 octobre 2024, en lieu et place des loyers et charges, d’une indemnité mensuelle d’occupation qu’il convient de fixer à titre provisionnel au montant du loyer qui aurait été dû en l’absence de résiliation et des charges mensuelles dûment justifiées, et ce jusqu’à la libération effective des lieux.
En application de l’article 4 i) de la loi du 6 juillet 1989 et en l’absence de preuve d’un préjudice supérieur au montant du loyer et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation, la demande de majoration sera rejetée.
En revanche la demande de condamnation de Monsieur [V] au paiement d’une quelconque somme au délà du 19 janvier 2025 est sérieusement contestable compte tenu de son départ des lieux effectif au 19 juillet 2024. Cette demande sera rejetée.
Sur les délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire
Conformément à l’article 24 V de la loi du 6 juillet 1989, le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu’il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de l’article 1343-5 du code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative.
L’article 24 VI de cette même loi dispose quant à lui que lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge dans les conditions prévues aux V et VI du présent article. Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge. Ces délais et les modalités de paiement accordés ne peuvent affecter l’exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges.
Si le locataire se libère de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
En l’espèce, compte tenu de l’accord intervenu à l’audience entre les parties tant en ce qui concerne l’octroi de délais de paiement que la suspension des effets de la clause résolutoire, Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] ayant au surplus repris le paiement intégral du loyer courant et démontrant être en capacité de régler leur dette locative, des délais de paiement leur seront octroyés conformément aux modalités décrites au dispositif de la présente décision et les effets de la clause résolutoire seront suspendus.
Faute pour Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] de respecter les modalités de paiement ainsi accordées ou de ne pas payer le montant intégral du loyer courant à compter de l’audience, le solde de l’arriéré de loyers et de charges deviendra immédiatement exigible et la clause résolutoire reprendra son plein effet, entraînant la résiliation du bail à la date de son acquisition et permettant leur expulsion avec si nécessaire l’assistance de la force publique.
Sur les demandes accessoires
Conformément aux dispositions de l’article 696 du code de procédure civile,Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] parties perdantes, supporteront in solidum la charge de l’intégralité des dépens de la présente procédure, qui comprendront notamment le coût de l’assignation, de sa notification au préfet et du commandement de payer.
Il serait inéquitable de laisser à la charge du bailleur les frais exposés par lui dans la présente instance et non compris dans les dépens. La somme de 400 euros lui sera donc allouée au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Nous, juge des contentieux de la protection statuant en référé, publiquement, par décision réputée contradictoire, susceptible d’appel et prononcée par mise à disposition au greffe,
Déclarons irrecevables les conclusions de Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] ;
Constatons que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail conclu le 5 novembre 2020 entre la SCI MILLY et Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] (anciennement Madame [K] [D]), concernant l’appartement à usage d’habitation situé [Adresse 6] sont réunies à la date du 3 juin 2024 ;
Condamnons Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] à payer à la SCI MILLY à titre de provision à valoir sur les loyers et charges impayés et indemnités d’occupation au 10 octobre 2024, échéance du mois d’octobre 2024 incluse la somme de 2.605,31 euros ;
Autorisons Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] à s’acquitter de cette somme, outre le loyer et les charges courants à compter de l’audience, en 35 mensualités d’un montant d’au moins 73 euros et une 36ème mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts, sauf meilleur accord des parties ;
Précisons que chaque mensualité devra être versée au terme prévu contractuellement pour le paiement du loyer et pour la première fois le mois suivant la signification de la présente décision ;
Suspendons l’effet de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés ;
Disons que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise et le bail sera réputé n’avoir jamais été résilié ;
Décidons en revanche qu’à défaut de paiement d’une seule mensualité, ou du loyer à son terme à compter de l’audience :
— la clause résolutoire retrouvera ses entiers effets et le bail sera résilié,
— le solde de la dette deviendra immédiatement exigible,
— Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] devra quitter les lieux en respectant les obligations de tout locataire sortant (état des lieux et remise des clés notamment),
— Monsieur [N] [V] sera tenu au paiement d’une indemnité d’occupation payable au plus tard le 30 de chaque mois et fixée par provision au montant des loyers qui auraient été dus en cas de non-résiliation du bail augmenté des charges dûment justifiées et ce jusqu’au 19 janvier 2025,
— Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] sera tenue au paiement d’une indemnité d’occupation payable au plus tard le 30 de chaque mois et fixée par provision au montant des loyers qui auraient été dus en cas de non-résiliation du bail augmenté des charges dûment justifiées et ce jusqu’à complète libération des lieux à compter du 11 octobre 2024,
— qu’à défaut pour Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] de libérer les lieux volontairement et deux mois après la signification d’un commandement d’avoir à quitter les lieux resté sans effet, il sera procédé à leur expulsion et à celle de tous occupants de leur chef, avec l’assistance d’un serrurier et de la force publique si besoin est,
— que le sort des meubles se trouvant dans les lieux sera alors régi conformément aux dispositions des articles L433-1 et suivants et R433-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution ;
Rejetons le surplus des demandes ;
Condamnons in solidum Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] à verser à la SCI MILLY une somme de 400 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
Condamnons in solidum Monsieur [N] [V] et Madame [E] (orthographié [E] sur des pièces administratives) [I] [P] aux entiers dépens de la présente procédure, qui comprendront notamment le coût de l’assignation, de sa notification au Préfet et du commandement de payer ;
Rappelons que la présente décision est assortie de l’exécution provisoire.
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition les jour, mois et an susdits par le Juge des contentieux de la protection et le Greffier susnommés.
Le greffier Le juge des contentieux de la protection
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