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Sur la décision
| Référence : | TJ Clermont-Ferrand, ch. 2 cab. 3 jaf3, 26 mars 2026, n° 25/02649 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/02649 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 8 mai 2026 |
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Texte intégral
JMH/CP
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE CLERMONT-FERRAND
JUGEMENT
JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
LE VINGT SIX MARS DEUX MIL VINGT SIX,
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES, Monsieur Jean-Marc HOUEE,
assisté de Madame [V] BIANCIOTTO, Greffier,
JUGEMENT DU : 26/03/2026
N° RG 25/02649 – N° Portalis DBZ5-W-B7J-KEXK ; Ch2c3
JUGEMENT N° :
Mme [V] [A] [U] [S] épouse [X]
CONTRE
M. [M] [X]
Grosses : 2
Notifications : 2
Mme [V] [S] (LRAR)
M. [M] [X] (LRAR)
Copie : 1
Dossier
Extrait exécutoire délivré à L’ARIPA le :
PARTIES :
Madame [V] [A] [U] [S] épouse [X]
née le 07 juillet 1991 à THIERS (63)
12 boulevard Vercingétorix
63120 COURPIÈRE
DEMANDERESSE
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 63113-2025-1511 du 18/07/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de CLERMONT-FERRAND)
Comparant, concluant, plaidant par Me Camille SAVOYE, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND
CONTRE
Monsieur [M] [X]
né le 29 mars 1984 à CLERMONT-FERRAND (63)
9 rue de Vault – appt 17
58500 CLAMECY
DEFENDEUR
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 63113-2025-7873 du 13/11/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de CLERMONT-FERRAND)
Comparant, concluant, plaidant par Me Estelle MAYET, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND
FAITS ET PROCÉDURE
[M] [X] et [V] [S] se sont mariés le 28 septembre 2013 à LEZOUX (Puy-de-Dôme), sans contrat préalable de mariage.
Deux enfants sont issus de cette union :
— [T] [X], né le 21 décembre 2009 à THIERS (Puy-de-Dôme), reconnu par les père et mère le 27 novembre 2009,
— [J] [X], né le 15 juillet 2018 à THIERS (Puy-de-Dôme).
****
Vu l’assignation en divorce délivrée le 19 septembre 2025 placée le 24 septembre 2025 par Madame [V] [S] épouse [X], sans fondement sur la cause, et ce, pour l’audience d’orientation du 15 octobre 2025 et avec demande distincte de mesures provisoires.
Monsieur [M] [X] a constitué avocat.
Par ordonnance sur mesures provisoires du 15 octobre 2025 le juge aux affaires familiales/juge de la mise en état a :
— constaté que les époux déclaraient être en résidences séparées depuis le 15 décembre 2023 selon l’épouse et depuis le 30 janvier 2024 selon l’époux, et que le domicile conjugal n’existait plus,
— attribué à l’époux la jouissance du véhicule VOLKSWAGEN GOLF et à l’épouse la jouissance du véhicule OPEL CORSA, sous réserve des droits de chacun des époux dans la liquidation du régime matrimonial,
— autorisé chacun des époux à se faire remettre ses affaires personnelles et dit qu’il serait procédé à un inventaire des biens des époux à l’amiable,
— fixé la résidence habituelle des enfants mineurs chez la mère dans le cadre de l’exercice conjoint de l’autorité parentale, organisé le droit d’accueil du père (durant la moitié des vacances scolaires avec alternance, à savoir la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires, avec remise des enfants le vendredi soir à la sortie des classe pour la première période, puis le samedi à 10 heures et avec partage des trajets, le père assurant l’aller et la mère le retour) et fixé à 60 €uros la contribution paternelle globale à l’entretien et à l’éducation des deux enfants, avec application du dispositif de l’intermédiation financière de la pension alimentaire).
L’affaire a été renvoyée à la mise en état.
L’ordonnance de clôture a été rendue le 15 janvier 2026 et l’affaire retenue le même jour selon la procédure écrite sans audience.
Vérification faite du respect par le ou les titulaires de l’exercice de l’autorité parentale de l’obligation d’information de l’enfant mineur, capable de discernement, de son droit à être entendu dans les procédures le concernant, une attestation sur l’honneur étant produite à ce titre.
PRÉTENTIONS DES PARTIES
Aux termes de ses dernières conclusions signifiées par RPVA le 13 janvier 2026, Madame [V] [S] épouse [X] indique que les époux ne cohabitent plus depuis le mois de décembre 2023 soit plus d’une année au jour du présent jugement et qu’en conséquence le divorce devra être prononcé pour altération définitive du lien conjugal, sur le fondement des articles 237 et 238 du code civil ;
En ce qui concerne les conséquences du divorce, elle demande au juge, outre de prononcer les mesures légales de transcription, de reporter les effets du divorce au 15 décembre 2023, de constater qu’elle n’entend pas conserver l’usage du nom marital, et s’agissant des relations parents/enfants de reconduire les mesures provisoires ;
Aux termes de ses dernières conclusions signifiées par RPVA le 17 décembre 2025, Monsieur [M] [X] conclut dans le même sens tant sur la cause du divorce que ses conséquences sauf à affirmer que la séparation des époux est intervenue le 30 janvier 2024 et que les effets du divorce devront être reportés à cette date.
MOTIFS DE LA DÉCISION
SUR LA RECEVABILITÉ
Attendu qu’aux termes de l’article 257-2 du code civil, à peine d’irrecevabilité, la demande introductive d’instance en divorce comporte une proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux ;
Attendu que l’article 1115 du code de procédure civile dispose que la proposition de règlement des intérêts pécuniaires des époux, prévue par l’article 257-2 du code civil, contient un descriptif sommaire de leur patrimoine et précise les intentions du demandeur quant à la liquidation de la communauté ou de l’indivision, et, le cas échéant, quant à la répartition des biens ; qu’elle ne constitue pas une prétention au sens de l’article 4 du code de procédure civile et que l’irrecevabilité prévue par l’article 257-2 du code civil doit être invoquée avant toute défense au fond ;
Attendu en l’espèce, que l’acte introductif d’instance comporte bien une proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux, de sorte que la demande principale est recevable ; qu’il convient de rappeler que les propositions en la matière ne sont pas des prétentions et que la présente juridiction n’a pas à statuer à ce titre dans le cadre du prononcé du divorce, ni à en donner acte ce qui ne constitue pas une prétention au sens de l’article 4 du code de procédure civile ;
SUR LA CAUSE DU DIVORCE
Attendu qu’aux termes de l’article 237 du code civil, le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque le lien conjugal est définitivement altéré ; que l’article 238 du même code précise que l’altération du lien conjugal résulte de la cessation de la communauté de vie entre les époux lorsqu’ils vivent séparés depuis un an lors de la demande en divorce ; que si le demandeur a introduit l’instance sans indiquer les motifs de sa demande, le délai caractérisant l’altération définitive du lien conjugal est apprécié au prononcé du divorce ;
Attendu qu’en l’espèce l’instance a été introduite sans que Madame [V] [S] épouse [X] n’indique les motifs de sa demande ; que si les époux vivent séparément, un désaccord existe entre eux sur la date de la séparation, à savoir depuis le 15 décembre 2023 selon l’épouse et depuis le 30 janvier 2024 selon l’époux ; qu’en tout état de cause au regard de la cause du divorce, il conviendra de considérer que les époux ne cohabitent plus depuis plus d’une année au jour du prononcé du divorce ;
Attendu qu’il convient donc de prononcer le divorce des époux [S]/[X] pour altération définitive du lien conjugal ;
SUR LES CONSÉQUENCES DU DIVORCE
Sur la date des effets du divorce
Attendu qu’en application de l’article 260 du code civil, la décision qui prononce le divorce dissout le mariage à la date à laquelle elle prend force de chose jugée ; que selon les dispositions de l’article 262 du même code, le jugement de divorce est opposable aux tiers, en ce qui concerne les biens des époux, à partir du jour où les formalités de mention en marge prescrites par les règles de l’état civil ont été accomplies ;
Attendu qu’aux termes des dispositions de l’article 262-1 du code civil, le jugement de divorce prend en principe effet dans les rapports entre les époux, en ce qui concerne leurs biens, lorsqu’il est prononcé autrement que par consentement mutuel, à la date de la demande en divorce ; qu’à la demande de l’un des époux, le juge peut cependant fixer les effets du jugement à la date à laquelle ils ont cessé de cohabiter et de collaborer, cette demande ne pouvant être formée qu’à l’occasion de l’action en divorce ;
Attendu qu’en l’espèce, les époux sollicitent un report des effets du divorce dans les rapports entre eux en ce qui concerne leurs biens, mais de manière non concordante quant à la date, à savoir 15 décembre 2023 ou 30 janvier 2024 ; qu’il convient de relever que la date à laquelle les époux ont pris acte de l’intention de se séparer, est non pertinente dès lors que la cohabitation au sein du même logement perdure, même de manière dégradée en termes de relations conjugales ; qu’en l’espèce il est justifié que c’est fin janvier 2024 que Monsieur [X] a quitté l’ancien logement familial et a sollicité le bénéfice de l’allocation logement qu’il a obtenue à partir du mois de février 2024 ; qu’en conséquence il sera dit que les effets du divorce seront reportés au 30 janvier 2024, date de la cessation effective de la cohabitation, laquelle fait présumer la fin de toute collaboration ;
Sur la révocation des avantages matrimoniaux
Attendu qu’aux termes de l’article 265 du code civil, le divorce est sans incidence sur les avantages matrimoniaux qui prennent effet au cours du mariage et sur les donations de biens présents quelle que soit leur forme mais qu’en revanche le divorce emporte de plein droit révocation des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union, sauf volonté contraire de l’époux qui les a consentis, cette volonté devant être constatée par le juge au moment du prononcé du divorce et rend irrévocables l’avantage ou la disposition maintenus ;
Attendu qu’il n’existe aucune demande de ce chef ;
Sur la liquidation des intérêts patrimoniaux des époux
Attendu que selon les dispositions de l’article 267 du code civil, à défaut d’un règlement conventionnel par les époux, le juge statue sur leurs demandes de maintien dans l’indivision, d’attribution préférentielle ou d’avance sur sa part de communauté ou de biens indivis. Il statue sur les demandes de liquidation et de partage des intérêts patrimoniaux, dans les conditions fixées aux articles 1361 et 1378 du code de procédure civile, s’il est justifié par tous moyens des désaccords subsistant entre les parties, notamment en produisant une déclaration commune d’acceptation d’un partage judiciaire, indiquant les points de désaccord entre les époux, ou le projet établi par le notaire désigné sur le fondement du 10° de l’article 255 ; que le juge peut même d’office statuer sur la détermination du régime matrimonial applicable aux époux ;
Attendu qu’il n’existe en l’espèce aucune déclaration commune d’acceptation d’un partage judiciaire indiquant les points de désaccords qui autoriserait le juge du divorce à les arbitrer d’ores et déjà ; qu’il appartiendra le cas échéant aux époux de contacter le(s) notaire(s) de leur choix qu’il n’appartient plus au juge du divorce de désigner, ou d’assigner en partage judiciaire ;
Sur l’usage du nom du conjoint
Attendu qu’aux termes de l’article 264 du code civil, à la suite du divorce, chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint ; que l’un des époux peut néanmoins conserver l’usage du nom de l’autre, soit avec l’accord de celui-ci, soit avec l’autorisation du juge, s’il justifie d’un intérêt particulier pour lui ou pour les enfants ;
Attendu qu’en l’espèce aucun des époux ne sollicite une telle autorisation ;
Sur les relations parents/enfants
Attendu que les parents demandent de manière concordante de reconduire les mesures provisoires, lesquelles sont réputées toujours conformes à l’intérêt des deux enfants mineurs ;
Attendu qu’il sera rappelé que l’exercice conjoint de l’autorité parentale impose notamment aux deux parents :
— de prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants,
— de s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive et culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances, etc…),
— de permettre la libre communication des enfants avec l’autre parent, dans le respect du cadre de vie de chacun ;
Attendu s’agissant de l’obligation alimentaire qu’il sera rappelé que les aliments, objet de la pension alimentaire, sont les sommes versées à une personne pour lui permettre d’assurerles besoins nécessaires à sa vie quotidienne, et lorsqu’il s’agit d’enfant en âge scolaire ou qui poursuit ses études, les aliments couvrent les frais nécessaires à son éducation, ce qui recouvre donc un domaine plus vaste que les besoins proprement alimentaires ; qu’il s’agit alors d’une contribution forfaitaire, et en l’espèce mensuelle, du parent non détenteur de la résidence habituelle aux besoins ordinaires, habituels et prévisibles des enfants ; qu’il convient communément de considérer comme exceptionnels
ou extraordinaires, les frais qui n’ont pu être pris en considération dans la détermination du montant de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, soit parce qu’ils sont la conséquence de circonstances inhabituelles ou imprévues, soit parce que leur montant dépasse manifestement le budget mensuel moyen affecté aux besoins de l’enfant (tels les frais de voyages scolaires, de gros ou onéreux matériels scolaires, les frais en matière d’optique, d’hospitalisation, de consultation de spécialistes, d’orthodontie) ; qu’il y a lieu enfin de préciser qu’habituellement, sauf autres accords parentaux, la prise en considération des frais exceptionnels est conditionnée à une discussion et un accord préalable sur la base de pièces justificatives sauf situation résultant de l’urgence ;
Attendu que l’article 100 de la loi du 23 décembre 2021 et le décret du 25 février 2022 ont rendu systématique la mise en place de l’intermédiation financière des pensions alimentaires pour les décisions judiciaires de divorce rendues à compter du 1er mars 2022 et toutes les décisions de justice à compter du 1er janvier 2023 ; que conformément aux nouvelles dispositions de l’article 373-2-2 du code civil, les parties peuvent toutefois refuser la mise en place de l’intermédiation financière ; que les parties n’ont pas fait savoir qu’elles renonçaient à ce dispositif ;
Sur les autres demandes
Attendu que l’article 1127 du code de procédure civile dispose que les dépens de l’instance sont à la charge de l’époux qui en a pris l’initiative, à moins que le juge n’en dispose autrement ; qu’en l’espèce si Madame [S] épouse [X] est à l’initiative de l’instance en divorce force est de relever que Monsieur [X] propose lui-même de déroger à ce principe ;
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, par décision rendue publiquement, en premier ressort, par jugement contradictoire et par mise à disposition au greffe, les parties en ayant été préalablement avisées conformément aux dispositions de l’article 450 du code de procédure civile,
Vu la demande en divorce en date du 24 septembre 2025 ;
PRONONCE le divorce des époux [M] [X] et [V], [A], [U] [S] pour altération définitive du lien conjugal au sens des articles 237 et 238 du code civil ;
DIT qu’en application des dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile la mention du divorce sera portée en marge de :
— l’acte de mariage célébré le 28 septembre 2013 à LEZOUX (Puy-de-Dôme),
— l’acte de naissance du mari, né le 29 mars 1984 à CLERMONT-FERRAND (Puy-de-Dôme),
— l’acte de naissance de la femme, née le 7 juillet 1991 à THIERS (Puy-de-Dôme) ;
DIT que le jugement de divorce prendra effet dans les rapports entre les époux, en ce qui concerne leurs biens, au 30 janvier 2024 ;
RAPPELLE qu’en application de l’article 265 du code civil, le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RENVOIE les époux à procéder amiablement à la liquidation de leur régime matrimonial, à contacter le(s) notaire(s) de leur choix ou en cas de désaccords persistants à assigner en partage judiciaire ;
RAPPELLE qu’aucun des époux ne sera plus autorisé à conserver l’usage du nom du conjoint postérieurement au prononcé du divorce ;
***
CONSTATE que les parents exercent conjointement l’autorité parentale sur leurs enfants mineurs :
— [T] [X], né le 21 décembre 2009 à THIERS (Puy-de-Dôme),
— [J] [X], né le 15 juillet 2018 à THIERS (Puy-de-Dôme) ;
FIXE la résidence habituelle des deux enfants au domicile de la mère ;
DIT que le père rencontrera et accueillera ses enfants selon modalités librement convenues entre les parents et à défaut de meilleur accord :
➣ pendant la moitié des vacances scolaires avec alternance, à savoir la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires, avec remise des enfants le vendredi soir à la sortie des classe pour la première période, puis le samedi à 10 heures ;
DIT que les trajets seront partagés entre les parents, le père assurant l’aller et la mère le retour ;
RAPPELLE que la période de référence pour les vacances est celle de l’Académie dans laquelle les enfants sont scolarisés ou ont leur résidence habituelle ;
FIXE à SOIXANTE EUROS (60 €) soit TRENTE EUROS (30 €) par enfant le montant de la pension alimentaire mensuelle que Monsieur [M] [X] devra verser d’avance à Madame [V] [S] au titre de la contribution à l’entretien et à l’éducation de ses enfants mineurs, et l’y condamne en tant que de besoin, cette contribution étant maintenue au delà de la majorité tant que [T] et [J] ne seront pas en mesure de subvenir seuls à leurs besoins, notamment parce que poursuivant des études, sous réserve pour la mère d’en justifier au père au moins à chaque début d’année scolaire ;
DIT que le père assumera en sus la moitié des frais exceptionnels, sous réserve de discussions et d’accords préalables à l’engagement de la dépense et dit que dans cette hypothèse le remboursement devra intervenir dans le mois suivant la demande qui en sera faite avec présentation des pièces justificatives et l’y condamne en tant que de besoin ;
DIT que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sera revalorisée chaque année comme prévu par l’article R. 582-7 du code de la sécurité sociale ;
CONSTATE l’application en l’espèce du dispositif de l’intermédiation financière de la pension alimentaire ;
DIT en conséquence que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sera versée à Madame [V] [S], parent créancier de la pension alimentaire, par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation financière par l’organisme débiteur des prestations familiales ou s’il devait être mis fin à cette intermédiation, le parent débiteur doit verser la pension alimentaire directement au parent créancier chaque mois d’avance ; l’y condamne en tant que de besoin ;
***
RAPPELLE que les dispositions relatives aux enfants sont d’application immédiate nonobstant appel ;
DIT que la présente décision sera notifiée par le greffe conformément aux articles
1074-3 et le cas échéant 678 du code de procédure civile ;
DIT que chacune des parties conservera la charge de ses dépens ;
En foi de quoi, le présent jugement a été signé par le juge aux affaires familiales et le greffier.
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