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Sur la décision
| Référence : | TJ Meaux, réf. jcp, 7 avr. 2026, n° 26/00022 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00022 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "conditionnelle" ordonnée en référé avec suspension des effets de la clause résolutoire |
| Date de dernière mise à jour : | 21 avril 2026 |
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Texte intégral
RÉFÉRÉ
Min N° 26/00131
N° RG 26/00022 – N° Portalis DB2Y-W-B7K-CEH2L
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
Le 07 Avril 2026
Au tribunal judiciaire de Meaux, et devant Nous, Madame Jeanne DE TALHOUËT, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Paris, déléguée au tribunal judiciaire de Meaux par ordonnance en date du 2 décembre 2025 pour exercer les fonctions de juge chargée des contentieux et de la protection, assistée de Madame Véronique SABBEN, greffière,est venue en audience publique et en référé la cause suivante le 24 Février 2026 et rendue en délibéré ce jour.
ENTRE :
DEMANDERESSE :
Société TROIS MOULINS HABITAT
[Adresse 1]
[Localité 1]
représentée par le Cabinet PAUTONNIER & ASSOCIES, avocat au Barreau de Paris
D’UNE PART
ET :
DÉFENDERESSE :
Madame [N] [E]
[Adresse 2] N° de lot 0628022103
[Localité 2]
comparante en personne,
D’AUTRE PART
Le :
— expédition revêtue de la formule exécutoire et dossier remis à :
— copie certifiée conforme remise à :
EXPOSE DU LITIGE
Suivant acte sous seing privé en date du 31 janvier 2025, la société TROIS MOULINS HABITAT a donné à bail à Mme [N] [E] un logement situé au [Adresse 3], 1er étage à [Localité 3], moyennant le paiement d’un loyer mensuel initial de 358,63 euros, hors charges.
Par acte de commissaire de justice du 13 septembre 2025, la société TROIS MOULINS HABITAT a fait signifier à Mme [N] [E] un commandement de payer la somme principale de 1 445,03 euros au titre des loyers et charges impayés, en se prévalant de la clause résolutoire insérée au bail et des dispositions des articles 7 et 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
La caisse d’allocations familiales (CAF) a été saisie de la situation d’impayé de loyers par lettre recommandée réceptionnée le 18 août 2025.
Par acte de commissaire de justice signifié le 26 décembre 2025, la société TROIS MOULINS HABITAT a fait assigner Mme [N] [E] devant le Juge des contentieux de la protection du tribunal de judiciaire de Meaux statuant en référé aux fins de voir :
constater l’acquisition de la clause résolutoire prévue au bail ;ordonner son expulsion et celle de tout occupant de son chef, si besoin est, avec le concours de la force publique ;condamner Mme [N] [E] à lui payer la somme de 2 254,99 euros au titre de l’arriéré locatif arrêté au 19 novembre 2025, avec intérêts au taux légal à compter de la signification du commandement de payer les loyers sur la somme de 1 445,03 euros et à compter de l’assignation pour le surplus ; condamner Mme [N] [E] à lui payer une indemnité d’occupation d’un montant équivalent à celui du loyer et des charges, à compter de la résiliation du bail jusqu’à sa libération effective des lieux ;condamner Mme [N] [E] aux dépens de l’instance, en ce compris le coût du commandement de payer ;condamner Mme [N] [E] au paiement de la somme de 400 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile.
En application des dispositions de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, cette assignation a été notifiée à la préfecture de la Seine et Marne par voie électronique avec avis de réception du 30 décembre 2025.
A l’audience du 24 février 2026, la société TROIS MOULINS HABITAT, représentée par son conseil, a actualisé sa demande en paiement à la somme de 2 641,58 euros, arrêtée au 17 février 2026, loyer du mois de février inclus. Elle a sollicité le bénéfice de son acte introductif d’instance. Elle a précisé que le montant du loyer résiduel actuel était de 395,87 euros, charges comprises. Elle s’est opposée à l’octroi de délais de paiement au bénéfice de la défenderesse. Elle a indiqué que le versement du loyer était repris, ainsi qu’un versement au titre de la dette le 05 février 2026.
Au soutien de ses demandes, elle invoque l’application de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, expliquant que la défenderesse n’a pas réglé les sommes réclamées dans le délais requis après la délivrance du commandement de payer.
Mme [N] [E] a comparu en personne, et n’a pas contesté le montant de la dette. Elle a sollicité des délais de paiement assortis de la possibilité de se maintenir dans les lieux. Elle indique pouvoir régler mensuellement le loyer ainsi que la somme de 80 euros au titre de la dette.
Elle a déclaré percevoir la somme de 1 900 euros mensuels grâce à un nouvel emploi et vivre avec son petit frère dont elle à la charge. Elle a expliqué ses difficultés financières par la perte de son contrat d’apprentissage au mois d’août 2025 ainsi que l’existence d’une dette d’impôt. Elle a affirmé avoir toujours tenté néanmoins de faire des versements, mêmes partiels, lorsqu’elle le pouvait. Sa situation s’est arrangée depuis son nouvel emploi. Elle a versé aux débats une attestation d’employeur confirmant son embauche le 05 février 2026, une attestation CAF datée du mois de février 2026 ainsi qu’une attestation des versements de l’allocation de retour à l’emploi perçue auparavant (montant mensuel inférieur à 900 euros).
Le juge a invité les parties présentes à produire tous les éléments relatifs à l’existence d’une procédure de surendettement conformément à l’article 24 V de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
1/5
Le juge a donné lecture du diagnostic social et financier établi et reçu au greffe avant l’audience. Il en ressort que Mme [N] [E] travaille en qualité d’agent administratif dans le secteur public en tant que contractuelle depuis le 5 janvier 2026. Elle perçoit 1 700 euros au titre de ses revenus et 106 euros d’aides personnalisées au logement. Elle a contacté le bailleur afin de mettre un place un plan d’apurement mais n’a pas obtenu de réponse. Il est indiqué qu’elle s’engage à verser 80 à 100 euros par mois au titre de la dette. S’agissant de sa situation financière, il est précisé qu’elle a a sa charge son petit frère arrivé récemment en France métropolitaine et qu’elle doit faire face à une dette d’impôts de 3 000 euros.
L’affaire a été mise en délibéré au 7 avril 2026.
MOTIVATION
L’article 835 du code de procédure civile dispose que le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.
Dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire.
Sur la demande en paiement des loyers et charges
Il résulte de l’article 7 a) de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ainsi que des termes du contrat de bail auquel la loi donne force obligatoire suivant les dispositions de l’article 1103 du code civil que le locataire est obligé de payer le loyer et les charges aux termes convenus.
Selon l’article 24 V de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, le juge peut d’office vérifier tout élément constitutif de la dette locative.
Aux termes de l’article 4, p, de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, est réputée non écrite toute clause qui fait supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition de la quittance ainsi que les frais de procédure en plus des sommes versées au titre des dépens et de l’article 700 du code de procédure civile. Il résulte de ces dispositions que le bailleur ne peut mettre à la charge du locataire les frais relatifs au recouvrement amiable ou contentieux de sa créance au titre de l’arriéré locatif.
En application de l’article 1353 du code civil, il appartient à celui qui demande l’exécution d’une obligation d’en rapporter la preuve.
En l’espèce, la société TROIS MOULINS HABITAT verse aux débats les pièces suivantes :
le contrat de bail souscrit entre les parties le 31 janvier 2025 ;le commandement de payer visant la clause résolutoire du bail, en date du 13 septembre 2025 ;le décompte de la créance arrêté au mois de février inclus.
Selon ce dernier décompte, Mme [N] [E] reste devoir à la société TROIS MOULINS HABITAT la somme de 2 641,58 euros au titre des loyers et charges impayés arrêtés au 17 février 2026, échéance du mois de février incluse, après déduction des « frais » injustifiés imputés au locataire (258,42 euros).
Mme [N] [E] n’apporte aucun élément de nature à contester le montant de la créance ainsi établie, qu’il reconnaît d’ailleurs à l’audience.
Il convient par conséquent de condamner Mme [N] [E] à payer à la société TROIS MOULINS HABITAT, à titre provisionnel, la somme de 2 641,58 euros au titre des loyers, charges et indemnités d’occupation impayés arrêtés au 17 février 2026 échéance du mois de février incluse.
Comme demandé, cette somme sera assortie des intérêts au taux légal, en application des articles 1231-6 et 1231-7 du code civil, à compter du 13 septembre 2025, date du commandement de payer, sur la somme de 1 445,03 euros, et à compter de la date de la signification de la présente décision pour le surplus.
2/5
Sur la résiliation du bail et l’expulsion
Sur la recevabilité de l’action
Conformément aux dispositions de l’article 24, III, de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, une copie de l’assignation aux fins de constat de la résiliation du bail a été notifiée au représentant de l’Etat dans le département le 30 décembre 2025, soit au moins six semaines avant l’audience.
Par ailleurs, il est justifié que la situation d’impayés perdure malgré son signalement à la Caisse d’allocations familiales par lettre recommandée le 18 août 2025, soit deux mois au moins avant la délivrance de l’assignation du 26 décembre 2025, conformément aux dispositions de l’article 24, II, de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989.
L’action est donc recevable.
Sur la demande de constat de l’acquisition de la clause résolutoire pour défaut de paiement des loyers
En application de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, dans sa version en vigueur à la date de la conclusion du contrat de bail litigieux, toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non DTJ
Très bien ce projet
Simplement :
Bien supprimer le paragraphe sur la capitalisation des intérêts lorsqu’elle n’est pas demandée Voir la phrase qu’on met (à coté) si on a un bail récent (6 semaines) mais que la clause dit 2 mois versement du dépôt de garantie ne produit effet que six semaines après un commandement demeuré infructueux.
Il est constant que ce délai constitue un minimum d’ordre public institué en protection du locataire, et peut ainsi valablement faire l’objet d’un aménagement conventionnel entre les parties.
En l’espèce, le bail signé par les parties contient une clause résolutoire (article 12) qui prévoit qu’en cas de non-paiement des loyers ou charges échus, le bail pourra être résilié de plein droit, à l’initiative du bailleur, deux mois après un commandement de payer resté infructueux.
Or, la société TROIS MOULINS HABITAT justifie avoir régulièrement signifié le 13 septembre 2025 un commandement de payer visant la clause résolutoire ainsi que les dispositions de l’article 24 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, pour un montant de 1 445,03 euros.
Le relevé de compte indique que ce commandement est demeuré infructueux pendant plus de six semaines, les versements effectués n’ayant pas permis de régler les sommes dues.
Par conséquent, il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 14 novembre 2025.
Sur les délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire
En application de l’article 24, V, de la loi du 6 juillet 1989 le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d’office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu’il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, au locataire en situation de régler sa dette locative.
Selon l’article 24, VII, lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que le locataire ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l’audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais ainsi accordés. Le texte prévoit que la suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans les délais et selon les modalités fixées par le juge et que ces délais ne peuvent affecter l’exécution du contrat de location, notamment suspendre le paiement des loyers et charges.
Si le locataire se libère de sa dette dans le délai et selon les modalités fixées par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué et dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
En l’espèce, Mme [N] [E] propose de s’acquitter des sommes dues de façon échelonnée à hauteur de 80 euros par mois en remboursement de la dette locative.
S’il résulte du diagnostic social et financier et des débats que la situation financière de Mme [N] [E] a été fragile, celle-ci justifie à l’audience de son nouvel emploi, par la production d’une attestation de son employeur, là où elle ne percevait auparavant que 900 euros d’allocations chômage, au moment de la constitution de la dette.
3/5
Ainsi, elle démontre, avec les revenus tirés de son emploi complétés par les aides versées par la CAF, être en mesure de faire face à la dette locative et au versement du loyer dans les délais légaux.
De fait, il ressort du décompte actualisé produit aux débats que le versement du loyer courant a été repris.
Dans ces conditions, il y a lieu, malgré l’opposition du bailleur, de faire droit à la demande de délais en autorisant la défenderesse à s’acquitter de la dette de façon échelonnée moyennant le versement de la somme de 80 euros en plus du loyer.
Les conditions légales étant réunies, il convient de suspendre la résiliation du bail au respect du plan d’apurement précisé au dispositif de la présente décision.
Les effets de la clause résolutoire étant suspendus, cela signifie que si les échéances sont réglées régulièrement, et la dette réglée dans sa totalité, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais joué.
En revanche, il convient d’attirer l’attention de la locataire sur le fait qu’à défaut de règlement d’une seule des échéances dans les délais du loyer courant ou des mensualités supplémentaires, la suspension prendra fin et la clause de résiliation de plein droit reprendra son effet. Le bail sera résilié, l’intégralité de la dette restée impayée sera immédiatement exigible et le bailleur pourra faire procéder à l’expulsion du locataire et à celle de tous occupants de son chef.
Le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1, L. 433-2, R.433-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution.
En outre, Mme [N] [E] sera redevable d’une indemnité mensuelle d’occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation du bail, jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux caractérisée par la remise des clés au bailleur ou un procès-verbal d’expulsion, en application des articles 1730 et 1240 du code civil.
Cette indemnité se substitue au loyer à compter du 14 novembre 2025 et jusqu’à la libération effective des lieux. Elle est incluse dans la condamnation principale jusqu’au terme du mois de février inclus. L’indemnité d’occupation est payable et révisable dans les mêmes conditions que l’étaient le loyer et les charges.
Sur les mesures accessoires
En application de l’article 696 du code de procédure civile, Mme [N] [E], partie perdante, supportera la charge des dépens.
Compte tenu de la situation respective des parties et pour des raisons d’équité, il n’y a pas lieu à condamnation sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile. La demande de la société TROIS MOULINS HABITAT formée à ce titre sera donc rejetée.
La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément aux articles 514 et 514-1 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Nous, juge des contentieux de la protection statuant en référé, par ordonnance contradictoire et en premier ressort, rendue par mise à disposition au greffe, après débats en audience publique,
DECLARONS recevable la demande de la société TROIS MOULINS HABITAT aux fins de constat de l’acquisition de la clause résolutoire ;
CONSTATONS que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail conclu le 31 janvier 2025 entre la société TROIS MOULINS HABITAT d’une part, et Mme [N] [E] d’autre part, concernant les locaux situés [Adresse 4] à [Localité 3], sont réunies à la date du 14 novembre 2025 ;
CONDAMNONS Mme [N] [E] à payer, à titre provisionnel, à la société TROIS MOULINS HABITAT la somme de 2 641,58 euros au titre des loyers, charges et indemnités d’occupation arrêtés au 17 février 2026 échéance de février incluse, avec intérêts au taux légal à compter à compter du 13 septembre 2025 sur la somme de 1 445,03 euros, et de la présente décision sur le surplus ;
4/5
ACCORDONS un délai à Mme [N] [E] pour le paiement de ces sommes ;
AUTORISONS Mme [N] [E] à s’acquitter de la dette en 32 fois, en procédant à 32 versements de 80 euros, et un dernier versement égal au solde de la dette, sauf meilleur accord entre les parties et ce en plus du loyer courant et des charges ;
DISONS que chaque versement devra intervenir avant le 10 de chaque mois et pour la première fois le 10 du mois suivant la signification de la présente ordonnance ;
SUSPENDONS les effets de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés ;
RAPPELONS que, conformément à l’article 1343-5 du code civil, la décision du juge suspend les procédures d’exécution qui auraient été engagées par le créancier, les majorations d’intérêts ou les pénalités encourues à raison du retard cessent d’être dues pendant le délai fixé par le juge ;
DISONS que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise ;
DISONS qu’en revanche, à défaut de paiement du loyer courant et des charges ou d’une seule mensualité à sa date d’échéance, l’échelonnement sera caduc, la totalité de la somme restant due deviendra immédiatement exigible, et la clause résolutoire reprendra ses effets, et ce, 15 jours après l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception restée sans effet ;
En ce cas,
ORDONNONS, à défaut de départ volontaire des lieux, l’expulsion de Mme [N] [E] ainsi que de tout occupant de son chef, dans un délai de deux mois à compter de la signification d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, avec l’assistance de la force publique si besoin est;
RAPPELONS que l’expulsion ne peut avoir lieu qu’en dehors de la période de la trêve hivernale;
DISONS que le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L.433-1 et L.433-2 du code des procédures civiles d’exécution ;
CONDAMNONS Mme [N] [E] à payer à la société TROIS MOULINS HABITAT une indemnité provisionnelle d’occupation égale au montant du loyer révisé, augmenté des charges qui auraient été dus, si le bail s’était poursuivi à compter du 14 novembre 2025 jusqu’à la libération effective des lieux, déduction faite des paiements déjà intervenus ;
CONDAMNONS Mme [N] [E] aux dépens de l’instance ;
DISONS N’Y AVOIR LIEU à condamnation au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
DEBOUTONS la société TROIS MOULINS HABITAT de sa demande formée sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;
RAPPELONS que la présente ordonnance est assortie de l’exécution provisoire de droit.
La greffière La juge
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