Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 9 février 2016, n° 15/00012
TGI Toulon 27 novembre 2014
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CA Aix-en-Provence
Confirmation 9 février 2016

Arguments

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  • Rejeté
    Obligation de délivrance d'un bien conforme

    La cour a estimé que l'obligation de délivrance ne naît qu'avec le transfert de propriété, qui n'interviendra qu'à la signature de l'acte authentique.

  • Rejeté
    Obligation d'information et de loyauté du vendeur

    La cour a jugé que l'acquéreur, en tant que professionnel, avait une connaissance suffisante des lieux et ne pouvait pas se prévaloir d'un manquement d'information.

  • Accepté
    Indemnité d'immobilisation

    La cour a confirmé que l'indemnité d'immobilisation était due en raison du non-respect des délais de régularisation de la vente.

  • Accepté
    Responsabilité du notaire

    La cour a jugé que le notaire n'avait pas commis de faute engageant sa responsabilité, le lien de causalité avec le préjudice n'étant pas établi.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel d'Aix-en-Provence était saisie d'un litige concernant une promesse de vente immobilière. Les appelantes, la SARL K L et la SARL SECIO, contestaient la validité de la vente en raison d'un problème d'accès à la propriété, arguant que le vendeur, la SCI Y IMMOBILIERE, n'avait pas rempli son obligation de délivrance d'un bien conforme. Elles demandaient également la condamnation du notaire, Maître X, pour manquement à ses obligations.

La juridiction de première instance avait jugé la vente parfaite, rejeté la demande de servitude de passage et mis le notaire hors de cause. La Cour d'appel a déclaré irrecevables les demandes de résolution de la vente et l'appel en intervention forcée du syndicat des copropriétaires. Elle a confirmé le jugement de première instance, estimant que l'obligation de délivrance du vendeur ne naît qu'au transfert de propriété, qui n'intervient qu'à la signature de l'acte authentique.

La Cour a également jugé que le vendeur, non professionnel, n'avait pas manqué à son obligation d'information, contrairement à l'acquéreur professionnel qui avait connaissance des lieux. Concernant le notaire, la Cour a considéré qu'il n'avait pas commis de faute engageant sa responsabilité, car les éléments en sa possession ne lui permettaient pas de soupçonner une difficulté d'accès. Enfin, la Cour a confirmé la condamnation des appelantes à payer l'indemnité d'immobilisation, conformément à la clause contractuelle.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, 9 févr. 2016, n° 15/00012
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 15/00012
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Toulon, 27 novembre 2014, N° 13/04788

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 9 février 2016, n° 15/00012