Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4 4, 8 juin 2023, n° 19/19433
CPH Arles 5 décembre 2019
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CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 8 juin 2023
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CASS
Désistement 18 janvier 2024

Arguments

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  • Accepté
    Harcèlement moral

    La cour a constaté que les faits établis laissaient présumer l'existence d'un harcèlement moral, ayant pour effet une dégradation de ses conditions de travail.

  • Accepté
    Manquements de l'employeur

    La cour a jugé que les manquements de l'employeur étaient suffisamment graves pour justifier la résiliation judiciaire du contrat de travail.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a confirmé que la salariée avait droit à l'indemnité compensatrice de préavis en raison de la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Dommages et intérêts pour licenciement nul

    La cour a jugé que la salariée avait droit à des dommages et intérêts pour licenciement nul, en tenant compte de son ancienneté et de son préjudice.

  • Accepté
    Remboursement des indemnités chômage

    La cour a ordonné le remboursement des indemnités de chômage versées à la salariée en raison de la nullité de son licenciement.

  • Accepté
    Remise des documents de fin de contrat

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents de fin de contrat à la salariée.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'appel d'Aix-en-Provence a statué sur l'appel formé par Mme [S] contre la Mutuelle Assurance des Commerçants et Industriels de France (MACIF) suite au jugement du Conseil de Prud'hommes d'Arles qui l'avait déboutée de ses demandes. Mme [S] avait saisi le Conseil de Prud'hommes pour résiliation judiciaire de son contrat de travail et pour des faits de harcèlement moral. Après avoir été déclarée inapte à son poste, elle a été licenciée pour inaptitude et impossibilité de reclassement.

La Cour a reconnu l'existence d'un harcèlement moral, caractérisé par une gestion suspicieuse des absences, une surveillance excessive, des pressions sur les performances et le rejet des demandes d'évolution professionnelle de Mme [S]. La Cour a jugé que ces faits étaient suffisamment graves pour justifier la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts exclusifs de l'employeur, produisant les effets d'un licenciement nul à la date du 12 octobre 2018.

La Cour a condamné la MACIF à verser à Mme [S] des dommages et intérêts pour harcèlement moral, une indemnité compensatrice de préavis avec les congés payés afférents, et des dommages et intérêts pour licenciement nul. La Cour a également ordonné le remboursement des indemnités chômage versées à Mme [S] dans la limite de trois mois d'indemnisation et a condamné la MACIF aux dépens de première instance et d'appel, ainsi qu'au paiement de sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 4 4, 8 juin 2023, n° 19/19433
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 19/19433
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes d'Arles, 5 décembre 2019, N° F19/00118
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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