Cour d'appel de Lyon, 8ème chambre, 3 octobre 2017, n° 16/05558
TGI Lyon 4 juillet 2016
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CA Lyon
Infirmation 3 octobre 2017

Arguments

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  • Rejeté
    Urgence et nécessité de la modernisation du réseau électrique

    La cour a estimé que la nécessité de modernisation du réseau électrique ne justifiait pas un dommage imminent, et que les époux X ne démontraient pas un trouble manifestement illicite.

  • Rejeté
    Refus des consorts Y de signer la convention

    La cour a jugé que le refus de signer la convention n'était pas illégal, car la convention n'était pas imposée par les dispositions conventionnelles ou légales.

  • Rejeté
    Droits à des frais en application de l'article 700

    La cour a rejeté cette demande en raison de l'infirmation de l'ordonnance querellée et du rejet des demandes des époux X.

  • Rejeté
    Urgence pour la réalisation des travaux

    La cour a jugé que la société ENEDIS ne démontrait pas qu'elle était dans l'impossibilité de réaliser les travaux nécessaires, car aucun obstacle n'était opposé par les propriétaires du fonds servant.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Lyon a infirmé l'ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Lyon qui avait ordonné aux consorts Y de signer une convention de servitude avec la société ENEDIS pour la réalisation de travaux sur leur propriété et de donner l'autorisation de passage aux époux X ainsi qu'aux entreprises chargées des travaux, sous astreinte. La question juridique centrale était de savoir si les consorts Y pouvaient être contraints de signer une convention de servitude administrative avec ENEDIS en vertu d'une servitude de passage pour tous les réseaux stipulée dans l'acte de vente de leur terrain aux époux X. La juridiction de première instance avait jugé que les consorts Y devaient signer cette convention, mais la Cour d'Appel a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car l'acte de vente ne stipulait pas l'obligation de signer une telle convention et que les dispositions légales n'imposaient pas non plus cette signature. La Cour a également jugé qu'il n'y avait pas d'urgence, de dommage imminent ou de trouble manifestement illicite justifiant l'intervention en référé. En conséquence, la Cour a décidé qu'il n'y avait pas lieu à référé, a infirmé l'ordonnance et a condamné les époux X et ENEDIS aux dépens ainsi qu'au paiement de sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile en faveur des consorts Y.

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Sur la décision

Référence :
CA Lyon, 8e ch., 3 oct. 2017, n° 16/05558
Juridiction : Cour d'appel de Lyon
Numéro(s) : 16/05558
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Lyon, 4 juillet 2016, N° 16/00826
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code de l'énergie
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