Cour d'appel de Lyon, 1ère chambre civile b, 23 novembre 2021, n° 19/04905
TGI Bourg-en-Bresse 28 mai 2019
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CA Lyon
Infirmation 23 novembre 2021
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CASS
Rejet 30 mars 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Accomplissement des diligences pour obtenir le financement

    La cour a estimé que la condition suspensive d'obtention d'un prêt n'a pas été réalisée, car les époux X n'ont pas justifié de refus de prêt dans les délais impartis.

  • Rejeté
    Disproportion de l'exécution forcée

    La cour a jugé que la disproportion alléguée ne justifie pas l'infirmation de l'exécution forcée, car la condition suspensive n'a pas été remplie.

  • Rejeté
    Droit à l'indemnité d'immobilisation

    La cour a jugé que l'indemnité d'immobilisation n'est pas due, car la condition suspensive n'a pas été réalisée.

  • Accepté
    Condamnation aux dépens

    La cour a condamné les époux X aux dépens en raison de leur demande rejetée.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Lyon a infirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Bourg-en-Bresse qui avait ordonné l'exécution forcée d'une vente immobilière entre les époux Y, vendeurs, et les époux X, acquéreurs, et avait condamné ces derniers à régulariser la vente et à payer le solde du prix de vente. La question juridique centrale était de déterminer si la condition suspensive d'obtention d'un prêt immobilier, prévue dans la promesse unilatérale de vente, avait été réalisée, permettant ainsi l'exécution forcée de la vente. La juridiction de première instance avait estimé que la vente était parfaite et avait ordonné son exécution forcée. En appel, la Cour a jugé que les époux X n'avaient pas justifié du refus de leur demande de prêt avant la date limite et que l'attestation fournie par un courtier ne pouvait suffire à établir un refus de prêt par un organisme bancaire. En conséquence, la condition suspensive n'étant pas réalisée, la promesse de vente était caduque de plein droit, et les époux Y n'étaient pas fondés à poursuivre l'exécution forcée de la vente ni à réclamer le paiement de l'indemnité d'immobilisation de 48 000 euros. La Cour a donc débouté les époux Y de toutes leurs demandes et les a condamnés à payer aux époux X la somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Lyon, 1re ch. civ. b, 23 nov. 2021, n° 19/04905
Juridiction : Cour d'appel de Lyon
Numéro(s) : 19/04905
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse, 28 mai 2019, N° 17/03637
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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