Cour d'appel de Montpellier, 5e chambre civile, 21 février 2022, n° 19/05424
TI Béziers 5 juillet 2019
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CA Montpellier
Confirmation 21 février 2022

Arguments

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  • Accepté
    Non-respect du règlement de copropriété

    La cour a estimé que les locataires avaient effectivement manqué à leur obligation de jouissance paisible en installant un barbecue fixe, en violation des règles de copropriété, justifiant ainsi la résiliation du bail.

  • Accepté
    Indemnité d'occupation due en cas d'expulsion

    La cour a jugé que les bailleurs avaient droit à une indemnité d'occupation équivalente au montant du loyer jusqu'à ce que les locataires libèrent les lieux.

  • Accepté
    Frais irrépétibles en raison de la procédure

    La cour a condamné la locataire à payer une somme au titre des frais irrépétibles, considérant que les bailleurs avaient engagé des frais pour défendre leurs droits.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Montpellier a confirmé le jugement du Tribunal d'Instance de Béziers qui avait ordonné à Madame C E F Y et son époux D Y de retirer leur barbecue fixe sous peine de résiliation de leur bail et de leur expulsion, suite à une plainte des bailleurs, Monsieur Z X et Madame B X, pour troubles de voisinage causés par l'utilisation dudit barbecue en violation du règlement de copropriété. La question juridique centrale était de déterminer si les locataires avaient manqué à leur obligation de jouissance paisible des lieux loués en installant et en utilisant un barbecue fixe contrairement aux dispositions du règlement de copropriété. La juridiction de première instance avait jugé que les locataires n'avaient pas respecté cette obligation et avait prononcé la résiliation du bail en l'absence de retrait du barbecue dans un délai de quatre mois. En appel, Madame C E F Y, désormais seule appelante suite à sa séparation d'avec D Y, a contesté la décision en arguant qu'elle n'avait pas été notifiée du règlement de copropriété et que l'utilisation du barbecue fixe était justifiée par les besoins alimentaires spécifiques de sa fille atteinte d'autisme et d'allergies. La Cour d'Appel a rejeté ces arguments, confirmant que la locataire avait été dûment mise en demeure de retirer le barbecue et que les besoins de sa fille ne pouvaient justifier la violation des règles de copropriété. La Cour a donc confirmé la résiliation du bail et a condamné Madame C E F Y à payer une indemnité de 1 000€ au titre de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux dépens de la procédure d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Montpellier, 5e ch. civ., 21 févr. 2022, n° 19/05424
Juridiction : Cour d'appel de Montpellier
Numéro(s) : 19/05424
Décision précédente : Tribunal d'instance de Béziers, 5 juillet 2019, N° 11-18-1026
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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