Cour d'appel de Paris, 15 septembre 2017, n° 17/00303
CA Paris
Infirmation partielle 15 septembre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité de E F pour préjudice économique

    La cour a reconnu la responsabilité de E F pour le préjudice économique subi par la SAS Weezevent, en tenant compte des dépenses engagées pour la conservation de la base de données.

  • Accepté
    Préjudice moral causé par les actions de E F

    La cour a estimé que les actions de E F ont effectivement nui à l'image de la SAS Weezevent, justifiant ainsi l'octroi de dommages intérêts pour préjudice moral.

  • Accepté
    Frais exposés par la partie civile

    La cour a reconnu la nécessité de rembourser les frais exposés par la partie civile en raison de la nature des procédures engagées.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a partiellement infirmé le jugement de première instance qui avait relaxé E F des accusations d'accès et de maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, ainsi que de collecte et d'extraction frauduleuse de données personnelles au préjudice de la société Weezevent. La question juridique centrale concernait la caractérisation des infractions informatiques commises par E F, notamment l'accès non autorisé et l'extraction de données du site Weezevent. La juridiction de première instance avait prononcé une relaxe, estimant notamment que l'accès au site était ouvert au public et qu'il n'y avait pas eu d'utilisation irrégulière pour pénétrer dans le système. En appel, la Cour a confirmé la relaxe pour l'accès et le maintien frauduleux dans le système pour la période avant le 13 novembre 2014, mais a déclaré E F coupable pour l'extraction frauduleuse de données à partir de cette date jusqu'au 20 mars 2015, ainsi que pour la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite. La Cour a condamné E F à une amende de 1000 euros avec sursis et a ordonné la confiscation des scellés non restitués. Sur l'action civile, la Cour a reconnu le préjudice subi par Weezevent, allouant 40.000 euros pour le préjudice économique et 6.000 euros pour le préjudice moral, ainsi que 3.000 euros au titre des frais de justice. La Cour a également informé E F de la possibilité pour la partie civile de saisir le SARVI en cas de non-paiement des dommages-intérêts, et a averti E F que le sursis pourrait être révoqué en cas de nouvelle infraction.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, 15 sept. 2017, n° 17/00303
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 17/00303

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Paris, 15 septembre 2017, n° 17/00303