Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 16, 13 avril 2021, n° 18/09809
CA Paris
Confirmation 13 avril 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Contrariété à l'ordre public international

    La cour a estimé que la méconnaissance d'une formalité administrative d'approbation ministérielle imposée par une loi de police étrangère ne constitue pas en soi une violation de l'ordre public international français.

  • Rejeté
    Violation des mesures d'embargo

    La cour a jugé que les matériels concernés n'étaient pas soumis aux mesures d'embargo et que la République de Guinée ne pouvait se prévaloir de ces mesures qui avaient été levées.

  • Rejeté
    Violation du principe de la contradiction

    La cour a considéré que le tribunal arbitral n'avait pas soulevé de moyen nouveau mais avait simplement tiré des conclusions des faits déjà débattus.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation des frais de justice

    La cour a jugé équitable de condamner la République de Guinée à verser une indemnité à AD Trade pour couvrir les frais irrépétibles engagés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a rejeté le recours en annulation formé par la République de Guinée contre une sentence arbitrale CCI rendue le 22 novembre 2017, qui condamnait la République de Guinée à payer à la société AD Trade Belgium S.IR.L. des sommes importantes pour des services et matériel fournis dans le cadre de contrats de défense et de sécurité. La République de Guinée invoquait la contrariété de la sentence à l'ordre public international français, arguant que les contrats étaient conclus en violation de la législation guinéenne sur les marchés publics et des mesures d'embargo européennes. La Cour a jugé que la seule méconnaissance d'une loi de police étrangère ne pouvait entraîner l'annulation de la sentence, et que les mesures d'embargo européennes, levées depuis 2014, ne faisaient plus partie de l'ordre public international français au moment de statuer. La Cour a également rejeté les griefs de violation du principe de contradiction et de dépassement de mission par le tribunal arbitral, estimant que les arbitres n'avaient pas agi en amiable compositeur et avaient exercé leur pouvoir modérateur de manière appropriée. En conséquence, la Cour a confirmé la sentence arbitrale ainsi que l'ordonnance d'exequatur, condamnant la République de Guinée aux dépens et à verser 200 000 euros à AD Trade au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires2

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 - ch. 16, 13 avr. 2021, n° 18/09809
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 18/09809
Dispositif : Déboute le ou les demandeurs de l'ensemble de leurs demandes

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Règlement (UE) 1284/2009 du 22 décembre 2009 instituant certaines mesures restrictives spécifiques à l'encontre de la République de Guinée
  2. Règlement (UE) 380/2014 du 14 avril 2014
  3. Règlement (CE) 428/2009 du 5 mai 2009 instituant un régime communautaire de contrôle des exportations, des transferts, du courtage et du transit de biens à double usage (refonte)
  4. Code des marchés publics
  5. Code de procédure civile
  6. Code civil
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