Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 11, 8 juin 2021, n° 19/02954
CPH Paris 24 juillet 2018
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CA Paris
Infirmation 8 juin 2021

Arguments

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  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse du licenciement

    La cour a estimé qu'il existait un doute sur la responsabilité du salarié dans les faits reprochés, ce qui doit lui profiter, et a donc jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement étant dépourvu de cause réelle et sérieuse, le salarié a droit au paiement de la mise à pied conservatoire.

  • Accepté
    Exécution de fonctions supérieures sans rémunération adéquate

    La cour a reconnu que le salarié a effectué des heures en qualité de SSIAP 3 et a droit à un rappel de salaire pour ces heures.

  • Rejeté
    Caractère vexatoire et brutal du licenciement

    La cour a estimé que le salarié ne justifie pas du caractère vexatoire et brutal du licenciement ni d'un préjudice qui en découlerait.

  • Accepté
    Frais irrépétibles exposés en cause d'appel

    La cour a condamné l'employeur à verser une somme au titre des frais irrépétibles, considérant que le salarié a succombé en première instance.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Paris a infirmé le jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Paris dans l'affaire opposant M. E F N'D Y à la SAS L'Anneau. M. N'D Y contestait la légitimité de son licenciement et réclamait diverses indemnités. La cour a examiné les motifs de licenciement invoqués par l'employeur, à savoir un affolement dans la gestion de la situation, un défaut de mise en œuvre d'un permis feu, une incapacité à réarmer un système de sécurité incendie et une incapacité à gérer le poste de sécurité. Après avoir analysé les éléments fournis par les parties, la cour a conclu qu'il existait un doute sur la responsabilité de M. N'D Y dans les faits reprochés, et a donc jugé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse. La cour a accordé à M. N'D Y des dommages et intérêts pour rupture abusive, le paiement de la mise à pied conservatoire, un rappel de salaire pour les fonctions de SSIAP 3, ainsi que des frais irrépétibles. La SAS L'Anneau a été condamnée aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 11, 8 juin 2021, n° 19/02954
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/02954
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Paris, 24 juillet 2018, N° F17/03584
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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