Cour d'appel de Paris, Pôle 6 chambre 3, 11 mars 2026, n° 23/01553
CPH Bobigny 15 novembre 2022
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CA Paris
Infirmation 11 mars 2026

Arguments

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  • Accepté
    Obligation de déclaration d'accident du travail

    La cour a retenu que l'employeur avait connaissance de l'altercation et de ses conséquences, et qu'il avait l'obligation de déclarer l'accident à la CPAM.

  • Accepté
    Licenciement durant la période de suspension pour accident du travail

    La cour a jugé que le licenciement était nul car prononcé durant la période de suspension, sans preuve de faute grave.

  • Accepté
    Indemnisation du licenciement nul

    La cour a évalué le préjudice et a accordé des dommages-intérêts pour licenciement nul.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a confirmé le droit à l'indemnité compensatrice de préavis en raison de la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de congés payés

    La cour a jugé que l'indemnité compensatrice de congés payés était due en raison de la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité de licenciement

    La cour a jugé que l'indemnité de licenciement était due en raison de l'ancienneté de la salariée.

  • Accepté
    Remise de documents conformes

    La cour a ordonné la remise de documents conformes, sans astreinte.

Résumé par Doctrine IA

La salariée, Mme [K] [P], a été licenciée pour faute grave suite à une altercation physique survenue sur son lieu de travail. Elle a saisi le Conseil de Prud'hommes afin de faire déclarer son licenciement nul et d'obtenir diverses indemnités.

La juridiction de première instance a débouté Mme [P] de l'ensemble de ses demandes, considérant le licenciement comme justifié. La cour d'appel, saisie par Mme [P], a examiné la question de la non-déclaration de l'accident du travail et la nullité du licenciement.

La cour d'appel a infirmé le jugement de première instance. Elle a jugé que l'employeur avait manqué à son obligation de déclarer l'accident du travail, et a prononcé la nullité du licenciement car il a eu lieu pendant une période de suspension du contrat consécutive à un accident du travail, sans que la faute grave de la salariée ne soit établie. La cour a condamné l'employeur à verser diverses indemnités à Mme [P].

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 ch. 3, 11 mars 2026, n° 23/01553
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 23/01553
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Bobigny, 15 novembre 2022, N° 19/04436
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 20 mars 2026
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Sur les parties

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