Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 18 janvier 2024, n° 22/00446
CPH Évreux 6 janvier 2022
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CA Rouen
Infirmation partielle 18 janvier 2024

Arguments

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  • Accepté
    Vice du consentement

    La cour a estimé que les faits de harcèlement moral et de discrimination ont eu un impact sur l'état de santé de M. [S] et ont été déterminants dans sa décision de signer la rupture conventionnelle.

  • Accepté
    Agissements répétés de harcèlement

    La cour a reconnu l'existence de harcèlement moral et a condamné l'employeur à verser des dommages et intérêts en raison des agissements répétés et dégradants subis par M. [S].

  • Accepté
    Discrimination fondée sur l'orientation sexuelle

    La cour a jugé que les faits constituaient une discrimination au sens du Code du travail, entraînant des dommages et intérêts pour M. [S].

  • Accepté
    Manquement à l'obligation de sécurité

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas respecté son obligation de sécurité, ce qui a contribué au mal-être de M. [S].

  • Accepté
    Rupture du contrat de travail

    La cour a jugé que M. [S] avait droit à l'indemnité compensatrice de préavis en raison de l'annulation de la rupture conventionnelle.

  • Accepté
    Obligation de remise de documents

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre les documents sociaux à M. [S] conformément à ses droits.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Rouen a infirmé le jugement du Conseil de prud'hommes d'Evreux du 6 janvier 2022. Monsieur [S] a été reconnu victime de harcèlement moral et de discrimination liée à son orientation sexuelle de la part de la société Valev. La cour a condamné la société à lui verser des dommages et intérêts pour harcèlement moral (3 000 euros), discrimination (5 000 euros) et manquement à l'obligation de sécurité (1 000 euros). La rupture conventionnelle signée entre les parties a été annulée et la rupture du contrat de travail a été requalifiée en licenciement nul. La société Valev a également été condamnée à payer à M. [S] une indemnité compensatrice de préavis, des congés payés afférents, une indemnité de licenciement et des dommages et intérêts pour licenciement nul. La société devra rembourser à Pôle emploi les indemnités chômage versées à M. [S] et remettre à ce dernier un certificat de travail, une attestation Pôle emploi et un bulletin de salaire rectifiés. La société Valev a été condamnée aux dépens de première instance et d'appel, et à verser à M. [S] une somme de 1 200 euros au titre des frais irrépétibles.

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Sur la décision

Référence :
CA Rouen, ch. soc., 18 janv. 2024, n° 22/00446
Juridiction : Cour d'appel de Rouen
Numéro(s) : 22/00446
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes d'Évreux, 6 janvier 2022
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

Texte intégral

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