Cour d'appel de Versailles, 17e chambre, 18 décembre 2019, n° 17/02003
CPH Nanterre 21 mars 2017
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CA Versailles
Infirmation partielle 18 décembre 2019
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CASS
Rejet 2 février 2022

Arguments

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  • Accepté
    Harcèlement moral

    La cour a jugé que les éléments présentés par la salariée permettent de présumer l'existence d'un harcèlement moral, en raison des avertissements injustifiés et des pressions exercées par l'employeur.

  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse au licenciement

    La cour a estimé que les griefs reprochés à la salariée n'étaient pas suffisamment établis pour justifier un licenciement pour faute grave.

  • Accepté
    Préjudice moral causé par le harcèlement

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par la salariée en raison des conditions de travail dégradées et des avertissements injustifiés.

  • Accepté
    Non-respect de l'obligation de sécurité de résultat

    La cour a constaté que l'employeur n'avait pas respecté son obligation de sécurité, ce qui a causé un préjudice à la salariée.

  • Accepté
    Absence de justification des avertissements

    La cour a jugé que les avertissements notifiés à la salariée étaient injustifiés et a ordonné leur annulation.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a partiellement infirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes de Nanterre qui avait débouté Madame K X de toutes ses demandes suite à son licenciement pour faute grave par la SELAS Clinique Mon Véto. Madame X contestait son licenciement, arguant l'absence de cause réelle et sérieuse, l'existence d'un harcèlement moral, et le non-respect de l'obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé et de la sécurité par son employeur. La Cour a reconnu le manquement de l'employeur à son obligation de sécurité de résultat, notamment en raison de l'absence de visites médicales d'embauche et de reprise, et a condamné la Clinique Mon Véto à verser 1 000 euros de dommages-intérêts à Madame X. La Cour a également établi l'existence d'un harcèlement moral, annulant les quatre avertissements injustifiés notifiés à Madame X et condamnant l'employeur à lui verser 3 000 euros de dommages-intérêts pour harcèlement moral. Toutefois, la Cour a confirmé la validité du licenciement pour faute grave, estimant que les manquements de Madame X à ses obligations contractuelles rendaient impossible son maintien dans l'entreprise. Enfin, la Cour a accordé à Madame X une indemnité de 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et a condamné la Clinique Mon Véto aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 17e ch., 18 déc. 2019, n° 17/02003
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 17/02003
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Nanterre, 21 mars 2017, N° F14/01094
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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